Roman

On la trouvait plutôt jolie

On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi, Pocket

Pour résumer:

« — Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
— Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
— Qui l’a lancé, ce sortilège ?
— Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire. »
Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, une enquête bouleversante en quatre jours et trois nuits…

Ce que j’en pense:

Dans ce roman, Michel Bussi nous livre l’histoire de Leily, une immigrante de Marseille. On découvre des pans de son passé au fil de l’intrigue. On suit également ses enfants Alpha, Bambi et Tidiane. Le récit alterne les aller-retour entre différentes temporalités. Bien évidemment, au centre de ce roman, il y a tout ces personnages et leurs histoires personnelles. Néanmoins, en parallèle, nous suivons une enquête autour d’une série de meurtres.

Encore une fois, Michel Bussi nous montre qu’il sait écrire des intrigues bien menées. Et comme à chaque fois, Michel Bussi a su me surprendre avec un de ces ultimes rebondissements qui me laisse sur les fesses. L’histoire est terriblement prenante.

Les personnages quant à eux sont très mystérieux et j’ai vraiment eu du mal à les cerner au départ. Ils sont bien construits et il est indéniable qu’il y a un gros travail en amont de l’écriture afin que tout ne semble pas bancale. L’auteur semble avoir pensé à tout.

L’écriture est très agréable. J’aime beaucoup le style de Bussi même si au final, c’est un peu la même mécanique à chaque fois. Il a l’art de manier la narration et de rendre fou ses lecteurs.

Bref:

Une lecture agréable.

Si je devais le noter:

4-plumes

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bd·Littérature de Jeunesse

Le Prince et la Couturière

Le Prince et la Couturière de Jen Wang, Akileos

Pour résumer:

Le prince Sébastien cherche sa future femme, ou plutôt, ses parents lui cherchent une épouse… De son côté, Sébastien est trop occupé à garder son identité secrète à l’abri des regards indiscrets. La nuit, il revêt les tenues les plus folles et part conquérir Paris sous les atours de l’époustouflante Lady Crystallia, l’icône de mode la plus courue de toute la capitale !

Sébastien a une arme secrète : sa couturière, Francès, une des deux seules personnes à connaître son secret, et sa meilleure amie. Mais Francès rêve de s’accomplir par elle-même, et rester au service du prince lui promet une vie dans l’ombre… pour toujours. Combien de temps Francès supportera‑t-elle de vivre dans le boudoir de Sébastien en mettant ses rêves de côté ?

Ce que j’en pense:

Le prince Sébastien adore se balader en robe. Pour nourrir ses envies, il embauche secrètement Francès, une couturière talentueuse.

Le scénario est superbe, j’ai accroché direct. Ce roman graphique remet en questions les « on dit » et les préjugés. J’ai été tenue en haleine et très émue par le parcours de ce prince qui veut juste être lui- même.

Les personnages sont très attachants. Sébastien est profondément humain et sensible. Il a le mérite d’essayer de vivre son rêve. Francès quant à elle est très attachante. Elle est également terriblement sensible. Elle soutient le prince et lui permet d’être lui même. La relation qui se tisse entre ces deux personnages est spéciale. Il y a du respect et de la confiance entre eux.

L’esthétique est superbe avec de magnifiques illustrations. Les dessins sont tout en rondeurs, les couleurs sont sublimes et il y a pleins de jolis détails notamment dans les tenues vestimentaires. L’atmosphère qui se dégage de cette BD est particulière mais m’a vraiment envoûtée.

Bref:

Un vrai gros coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd

Speak

Speak d’Emily Carroll, Rue de Sèvres

Pour résumer:

Melinda a 15 ans. Ce soir d’été, au beau milieu d’une fête, la jeune fille est victime d’un drame. Elle appelle la police. Personne ne saura jamais pourquoi elle a lancé cet appel, ni ce qu’il lui est arrivé cette nuit-là. Tout simplement parce que Melinda, murée dans son silence, ne parvient pas à l’exprimer…

Ce que j’en pense:

Melinda a subi un viol durant l’été pendant une fête. Paniquée, elle appelle la police mais devient soudainement mutique. Ce roman graphique nous décrit son année de lycée suite à cet événement tragique.

Le scénario est poignant et dissémine des indices tout le long sur le pourquoi de cet harcèlement au lycée. L’histoire est pleine d’émotions et tout en sensibilité. J’ai été complètement retournée et à fleur de peau durant toute ma lecture. La situation que vit Melinda est révoltante. Cela pousse terriblement à se remettre en question.

Melinda est un personnage très attachant. Elle essaie de s’exprimer mais elle n’y arrive pas. Il y a pleins de petits signes mais les gens qui l’entourent semblent ne rien voir. Comment ne pas s’interroger face à cette situation? Le sujet est lourd et malheureusement trop fréquent.

L’esthétique en noir et blanc reste très pudique mais néanmoins elle marque les esprits. Les traits sont ronds et les dessins sont subtils. J’ai apprécié la façon dont Emily Carroll a traité l’ensemble du sujet. Ce n’est pas vulgaire, ce n’est pas du mélodrame, c’est tout simplement un témoignage poignant en toute pudeur.

Bref:

C’est une grosse claque et également un gros coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd

Nos Embellies

Nos Embellies de Gwenola Morizur et Marie Duvoisin, Grand Angle

Pour résumer:

Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents.

Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie.

Ce que j’en pense:

Lily apprend qu’elle est enceinte et doit par la même occasion s’occuper du neveu de son fiancé. Ce scénario nous dévoile le cheminement de Lily qui vit un vrai questionnement. C’est une véritable épopée montagnarde où l’on renoue avec la nature, les sentiments forts et vrais. Cette BD est emplit d’une profonde humanité. En lisant ce one-shot, j’ai renoué avec des sentiments purs et forts.

Tous les personnages sont attachants, on les quitte avec la boule au ventre.  J’ai été très émue par leur vécu et leur histoire. Lorsque l’on ferme la BD, on a envie de savoir ce que vont devenir tous ces personnages.

L’histoire est superbe tout comme les personnages. L’esthétique est sympa avec beaucoup de détails sur les paysages et les expressions faciales. Seul petit bémol, je n’aime pas vraiment le traitement de la couleur qui ne rend pas justice aux magnifiques décors.

Bref:

Une belle BD.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

Service Presse·Young Adult

Je voulais juste être libre

Je voulais juste être libre de Claire Gratias, Le Muscadier

Pour résumer:

Pourquoi Manon, 16 ans, réputée pour être une fille très sage, s’est-elle enfuie de chez elle un soir de juin ? Pourquoi sa mère a-t-elle attendu si longtemps avant de signaler sa disparition ? Pourquoi Salomé, qui était pourtant sa meilleure amie, n’a-t-elle plus aucune nouvelle d’elle ? Et pourquoi Valentin ne veut-il pas révéler jusqu’où il a accepté d’aller par amour pour Manon ?

Si chacun confie ce qu’il sait, peut-être percera-t-on, au final, l’énigme de cette étrange disparition – celle d’une jeune fille qui rêvait juste d’être elle-même, en toute liberté.

Ce que j’en pense:

Manon a tout pour être parfaite, du moins en apparence… En effet, dans l’ombre, Manon vit une relation toxique avec sa mère qui la torture psychologiquement.

Le roman alterne les points de vue et à travers le regard de chacun, on découvre l’histoire de Manon. Peu à peu, on comprend pourquoi elle a voulu disparaître. Comme dans sa vie, Manon qui est pourtant le centre du roman n’a pas la parole.  Tout au long de ma lecture, je n’ai eu de cesse  de comprendre où était Manon et comment elle en était arrivée là.

J’ai été très émue par cette jeune fille en souffrance et qui se fit dévorer petit à petit par sa mère. Son désir de liberté est bouleversant, on a envie de la soutenir et de la pousser à se rebeller.

Le style de l’auteure est juste et est parfaitement adapté à l’histoire. On ne tombe pas dans le mélodrame et le récit nous est livré avec une certaine pudeur. C’est très agréable à lire.

Bref:

Une superbe lecture.

Si je devais le noter:

5-plumes

Merci qui?

Merci aux Éditions Le Muscadier pour leur confiance.Le Muscadier

bd

Les Vieux Fourneaux, Tome 5: Bons pour l’asile

Les Vieux Fourneaux, Tome 5 : Bons pour l’asile de Lupano et Cauuet, Dargaud

Pour résumer:

Retour à Paris pour Antoine, Mimile et Juliette. Le plan est simple : ramener Juliette auprès de sa mère, puis filer au Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. C’est du moins ce qui est prévu… Mais, désireuse de voir son père et son grand-père se rabibocher, Sophie les oblige à s’occuper ensemble de Juliette jusqu’au lendemain. Mimile ne peut donc compter que sur Pierrot pour l’accompagner au match. Or, Pierrot l’anarchiste mène un nouveau combat : il s’est engagé en faveur des migrants. Alors vous pensez bien qu’assister à un match opposant la France, qui refuse d’accueillir les migrants, à l’Australie, qui ne pense qu’à les entasser dans des camps, bafouant ainsi les droits de l’homme, c’est hors de question ! Mimile n’a plus pour seule compagnie que ses désillusions… Et si lui aussi était bon pour l’asile ?

Ce que j’en pense:

Suite des aventures de ma bande de petits vieux préférés. Tout commence dans un total élan d’anarchie, en effet un vent de révolte souffle sur la joyeuse bande. Dans cet opus, les liens du sang vont être mis à rude épreuve. Sophie va tenter de réconcilier son père et son grand-père par le biais de Juliette.

Le scénario est tip top! J’ai beaucoup ri ou souri mais j’ai également été très émue par l’histoire de cette galerie de personnages qui me devient de plus en plus familière. J’ai toujours autant de plaisir à découvrir les aventures de ces personnages. Les caractères sont affirmés ce qui donne lieu à de sacrés dialogues et à de drôles de situations.

L’esthétique est fidèle aux précédents tomes et j’apprécie toujours autant les dessins et l’ambiance qui s’en dégage.

Bref:

J’adore toujours autant!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

Service Presse·Young Adult

Mon Eden

Mon Eden d’Hélène Duvar, Le Muscadier

Pour résumer:

Erwan a 16 ans et vient de perdre une moitié de lui. Sa sœur jumelle, Éden, s’est suicidée. Il souffre terriblement et s’éloigne de ses parents, du psychologue, de ses copains, de son lycée. Terrassé par la culpabilité qui s’ajoute à sa crise d’adolescence, Erwan ne peut s’empêcher de ressasser les souvenirs. Il découvre le journal intime d’Éden, dont il ne soupçonnait même pas l’existence…

Ce que j’en pense:

Erwan a perdu sa jumelle Eden qui s’est suicidée. On suit le travail de deuil d’Erwan, l’expression de sa tristesse et de sa rage mais aussi sa lente acceptation de la mort.

Le roman mélange les styles de textes. On trouve donc des extraits d’articles sur les jumeaux ou sur le suicide mais aussi des morceaux du journal intime de Eden. Au gré des extraits, on suit également Erwan et son travail de deuil, sa culpabilité…

L’intrigue est très prenante et émouvante. Cela prend vraiment aux tripes, c’est bien construit. J’ai vraiment accroché, j’ai été très émue.

Eden est très présente, elle emplit totalement le roman alors qu’elle n’est physiquement plus là. J’ai été très sensible à son désarroi et à son mal être.

Erwan est en rébellion totale et souffre énormément du manque de sa sœur. Il est très attachant aussi car on sent sa culpabilité et sa profonde blessure.

Les personnages sont très émouvants. Ce sont la force du roman. C’est ce qui rend le roman si spécial.

L’écriture est simple et colle avec le personnage d’Erwan qui est le narrateur. Le style est très efficace, c’est un vrai plaisir.

Bref:

Une super lecture.

Si je devais le noter:

5-plumes

Merci qui?

Merci aux Éditions Le Muscadier pour leur confiance.Le Muscadier