Feel Good·Roman·Service Presse

Arrête, Margaret!

Arrête, Margaret! d’Adeline Russier, Editions L ‘Alchimiste

Pour résumer:

Margaret est une jeune femme comme beaucoup d’autres. Et, comme tout le monde, elle râle. La météo, ses deux enfants, son travail, son mari, les malheurs du monde, sa vie. Tout y passe.

Mais à force de jérémiades, elle a attiré sur elle une terrible malédiction : elle est vouée à un avenir plein d’aigreur et de solitude.
Sa seule chance de se libérer du mauvais sort : cesser complètement de se plaindre pendant vingt-huit jours consécutifs. Et elle n’a que trois mois pour réussir !
Margaret arrivera-t-elle à remplacer ses paroles noires par des mots arc-en-ciel ? Quand elle accepte de relever le défi, la jeune femme ne se doute pas à quel point cette expérience va changer sa vie, et peut-être même changer le monde.

Ce que j’en pense:

C’est en lisant le résumé de ce roman feel good que je me suis laissée tenter par cette lecture. En effet, je suis une grosse râleuse et comme de nombreuses femmes de ma génération, je jongle entre la maison, les repas, les enfants, le boulot et tant d’autres choses… Alors forcément, dès fois, je pète les plombs et surtout, je râle, je râle, je râle!

Alors, j’avoue que jusqu’à ce que je lise ce roman, pour moi râler me permettait d’évacuer. Mais en suivant les aventures de Margaret, je me suis posée de nombreuses questions.

Margaret est au pied du mur, elle n’a pas d’autre choix que d’arrêter de pester contre tout le monde. Le défi est de taille, elle ne doit pas râler pendant 28 jours consécutifs. La jeune femme emporte le lecteur dans son sillage. Au fil des pages, on suit sa réflexion. Qu’est-ce que râler? Pourquoi est- ce qu’on râle? Est- ce que râler m’apporte quelque chose ou a une influence sur ma vie? Bref, le cerveau de Margaret tourne à plein régime et le mien aussi. Et soudain, elle s’y met, elle tâtonne, cherche des techniques et au fur et à mesure des jours, elle transforme les mots noirs en mots arc-en ciel.

C’est donc une véritable leçon de vie qui nous est donnée et cela donne envie de nous aussi passer le cap.

Je me suis énormément identifiée au personnage principal qu’est Margaret. J’ai vécu son challenge à 100% et sa détermination m’a épatée. Ce roman met donc du baume au cœur et donne envie de changer les choses.

Le tout est bien écrit et est très agréable à lire.

Bref:

J’arrête de râler!

Si je devais le noter:

Merci qui?

Un grand merci aux Éditions l’Alchimiste pour leur confiance!

Publicités
bd

Elle s’appelait Sarah

Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay, Pascal Bresson et Horne, Marabulles

Pour résumer:

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.
Elle s’appelait Sarah, est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Ce que j’en pense:

Cette BD est une adaptation du formidable roman de Tatiana de Rosnay Elle s’appelait Sarah. Elle s’inscrit dans deux temporalités. Dans un premier temps, le lecteur suit une famille juive qui va connaître le drame du vélodrome. Dans un second temps, on suit une journaliste qui enquête sur cette famille. Les deux temporalités s’enrichissent l’une l’autre. Le récit est prenant et terriblement poignant. Beaucoup de sentiments se mêlent. C’est rempli d’émotions fortes.

Les personnages sont terriblement touchants. Tatiana de Rosnay a l’art de construire des vies et des histoires qui me prennent aux tripes. Sarah est une petite fille qui n’a rien demandé à personne et qui va vivre comme de nombreux gens ce terrible génocide.

L’esthétique est en noir et blanc, seule Sarah irradie de couleurs. C’est pensé intelligemment et criant de vérité.

Bref:

Une vraie claque.

Si je devais le noter:

Un petit aperçu:

Ce diaporama nécessite JavaScript.

bd

Journal d’un enfant de lune

Journal d’un enfant de lune de Chamblain et Nalim, Kennes Editions

Pour résumer:

Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune… Elle va le lire et vibrer à ses mots et n’aura alors plus qu’une seule idée en tête: retrouver la trace de Maxime pour lui rendre son journal oublié. Ses pas la conduiront bien plus loin qu’elle n’aurait pu l’imaginer…

Ce que j’en pense:

Morgane vient de déménager et pour l’ado, c’est un moment compliqué. Derrière son radiateur, elle trouve le journal intime de  Maxime, un enfant de lune. Morgane va être fascinée par le jeune homme mais aussi très émue par les épreuves qu’il traverse au quotidien. Elle décide alors de se lancer à sa recherche troublée par les derniers mots de Maxime.

Le scénario est impeccable et m’a totalement fasciné et emporté. Cette lecture m’a profondément marqué. C’est rempli d’humanité.

Les personnages sont attachants, sensibles et très humains. J’ai aimé tout le panel des émotions dépeintes. Ce One-Shot m’a véritablement ému.

L’esthétique est sublime, les traits sont fins et délicats. Il y a plein de petits détails, l’ambiance des couleurs est très travaillée. Les tons bleutés de la nuit contrebalancent des planches d’un jaune éclatant.

Bref:

Un coup de cœur.

Si je devais le noter:

Un petit aperçu:

Ce diaporama nécessite JavaScript.

bd

Le reste du monde et Le monde d’après

Le reste du monde de Jean-Christophe Chauzy, Casterman
Le monde d’après de Jean-Christophe Chauzy, Casterman

Pour résumer:

Comment garder sa part d’humanité en s’efforçant de survivre ?
 
Dernière soirée de vacances pour une jeune femme récemment plaquée,qui a du mal à faire face à sa nouvelle situation de mère d’ados célibataire. Et c’est un crève cœur de fermer le chalet d’alpage où elle avait pour un temps trouvé refuge. Quand un orage de montagne d’une violence inouïe éclate, suivi de secousses sismiques, celle qui se croyait dévastée, va comprendre ce qu’est la vraie dévastation…

Destruction en chaîne, fin des communications, des blessés et des morts partout et surtout des secours qui survolent la zone et ne s’arrêtent pas.

S’engage alors une lutte pour la vie, où pour protéger les siens et continuer à avancer coûte que coûte il faut réapprendre l’instinct, les gestes de survie, tout en évitant de sombrer dans la sauvagerie.

Ce que j’en pense:

Marie profite du dernier jour de vacances avant la rentrée pour faire du rangement mais un événement va bouleverser sa vie et celle de ses deux fils. La famille va devoir survivre suite à ce désastre apocalyptique.

Le scénario a des allures de fin du monde et est rempli de mystère. Où s’arrête le désastre? Qu’est-ce qui s’est réellement passé? On peut dire que l’auteur ne ménage pas le lecteur!

Le tome 1 met en avant le point de vue de Marie qui doit garder la tête froide et essayer de survivre et de protéger ses fils.

Le tome 2 quant à lui se consacre au point de vue des deux fils.

J’ai beaucoup d’admiration pour le personnage de Marie qui a une sacrée force de caractère. Elle se bat pour sa famille avec fougue. Les enfants quant à eux sont quelques peu agaçants…

Chauzy nous livre donc un récit de survie avec des personnages forts.

L’esthétique est sombre avec de nombreux paysages. C’est angoissant à souhait. Je ne suis pas forcément conquise par le graphisme mais l’ensemble fonctionne plutôt bien. 

J’attends de voir avec impatience ce que va nous révéler le tome 3.

Bref:

Une lecture angoissante.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Roman

Rose

Rose de Tatiana de Rosnay, Editions Héloïse d’Ormesson

Pour résumer:

Paris, sous le Second Empire.
Les ambitieux travaux d’Haussmann réduisent des quartiers entiers en poussière et génèrent des milliers d’expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu’au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l’empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé.

Ce que j’en pense:

Rose Bazelet est chassée de chez elle par les travaux du Baron Haussman à Paris. J’ai donc suivi l’histoire de Rose à travers les lettres qu’elle écrit à son défunt mari.

L’intrigue est très prenante sur fond historique. Tout le long du roman, on se demande si Rose va arriver à ses fins et si elle va vaincre le mastodonte qu’est le Baron. La période décrite est également terriblement passionnante. J’ai appris de nombreuses choses, ce qui ne gâche rien. À travers, cette fresque historique, Tatiana de Rosnay nous livre des personnages fascinants.

Ce roman a éveillé de multiples émotions et les rebondissements qui jalonnent le récit engendrent un sacré ascenseur émotionnel. Jusqu’au bout, Tatiana de Rosnay nous surprend.

L’écriture est agréable et fluide. C’est un véritable plaisir.

Bref:

J’adore!

Si je devais le noter:

bd·Mercredi BD

Mon voisin Raymond

Mon voisin Raymond de Troubs, Futuropolis

Pour résumer:

Troubs habite une petite ferme au coeur de la Dordogne. Il faut traverser un petit bois pour retrouver son voisin le plus proche, Raymond. Raymond est octogénaire. Il a longtemps vécu dans le village à côté. Sa vie s’est déroulée ici. Aujourd’hui, au fil des jours et des saisons, il cultive son petit bout de jardin, discute avec quelques amis de son âge ou le facteur, prépare la soupe du soir, en attendant la fin. Avec Troubs, il entretient des rapports particuliers. Le dessinateur l’aide dans les travaux les plus pénibles : couper du bois et le ranger, retourner la terre… En contrepartie, Raymond apprend à son ami artiste des rudiments de jardinage, la taille des arbres fruitiers, les cycles des saisons, de la nature… Raymond est un homme simple, comme il y en a des milliers. Son mode de vie ressemble à celui de ses parents, de ses grands-parents, qui lui ont transmis ses savoirs, qu’aujourd’hui il partage avec Troubs et les lecteurs.

Ce que j’en pense:

Cette BD raconte tout simplement une année de la relation entre deux voisins. Au fil des saisons, Raymond initie son jeune voisin au jardinage, aux champignons et à la contemplation des paysages.

Au fil du temps, on s’attache à Raymond. Ce petit vieux cultive l’art de vivre. Le personnage à un côté très apaisant et je trouve qu’il est en décalage avec notre façon de vivre actuelle. En harmonie avec la nature, il nous rappelle qu’il faut prendre notre temps, regarder autour de nous, se poser, simplement.

J’ai vraiment aimé ces moments de tendresses, d’émotions et de contemplations. La relation qui se noue entre les deux personnages est pleine de respect. Franchement, cela fait du bien!

L’esthétique est remplie de belles couleurs et de détails dans les paysages mais les personnages sont un peu trop grossiers à mon goût.

Bref:

Un one-shot qui remet certaines choses en perspective.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

Ce diaporama nécessite JavaScript.

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez

Roman·Service Presse

Le Hussard Noir

Le Hussard Noir de Marie Pellan et William Lafleur, Flammarion

Pour résumer:

Thomas Debord est un professeur de lettres en ZEP passionné par son métier. Lassé par un gouvernement qui détricote l’éducation, frustré par l’absence de prise en compte des manifestations et grèves successives, il décide de s’engager dans une voie plus violente.
Un matin, il prend une de ses classes en otage, afin de mettre en lumière des dysfonctionnements qui n’intéressent habituellement que de très loin les médias. Pris au piège de l’emballement médiatique et de la cacophonie des réseaux sociaux, enfermé avec ses élèves, Thomas Debord va tenter de faire entendre sa voix.

Ce que j’en pense:

Thomas Debord est un professeur de français qui pète un plomb et prend en otage sa classe. Grâce à cette prise d’otage, il espère attirer l’attention des hautes sphères mais aussi de la population. Thomas n’en peut plus de cette façon de vivre, de cette société, de la façon dont les enseignants et les élèves sont traités, bref… Il en a marre!

Ce roman propose une alternance des points de vue. Ainsi le lecteur se met tour à tour dans la peau de Thomas, du proviseur, d’un de ses élèves, d’un journaliste ou encore du négociateur. Chacun nous livre sa vision sur la situation et son ressenti. J’y ai découvert des personnalités multiples et un peu caricaturales mais qui mettent en avant de vrais travers de notre société.

Tout au long de la lecture, la tension est palpable. Sous couvert de l’humour, les deux auteurs veulent mettre en avant les problèmes de notre société. L’objectif est noble et il touche au but sans pour autant l’approfondir totalement. Néanmoins, le mal être de cet enseignant me touche. J’ai particulièrement apprécié les chapitres qui mettent en avant les différents tweets qui réagissent à cette situation. Ils sont criants de vérité et franchement, ils paraissent tellement vraisemblables.

L’écriture est agréable. On sent la recherche dans les mots et dans la formule. Ce roman est à la fois sérieux et complètement barré.

Bref:

Un roman qui questionne.

Si je devais le noter:

Merci qui?

Merci à Monsieur le Prof (alias William Lafleur) et aux éditions Flammarion pour leur confiance.

Résultat de recherche d'images pour "flammarion"