What a wonderful world de Zep

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What a wonderful world de Zep, Delcourt

Pour résumer:

Après Happy Sex et Happy Parents, Zep nous livre une nouvelle salve d’humour décapant ! Au fil d’un journal de bord quotidien (publié initialement sur le site lemonde.fr), il traite de sujets intimes ou universels comme « Pourquoi je me suis rasé la barbe », « Le djihadisme amateur » ou « La sexualité compliquée des super-héros »… Sous l’acuité du regard zeppien, le monde est une scène… de comédie !

Ce que j’en dis:

Ce livre est un recueil de petites anecdotes sur des thèmes différents comme la vie quotidienne ou la vie politique, l’actualité. Zep traite avec beaucoup d’humour des thèmes pas forcément facile à aborder en temps normal. L’actualité a une forte place de cette BD et j’ai apprécié le regard critique de l’auteur. Plusieurs émotions m’ont traversé lors de ma lecture. J’ai été émue, j’ai ri, j’ai été poussée à la réflexion. Finalement, c’est un recueil vraiment complet que nous offre Zep.

Le dessin est très fidèle à l’auteur. L’esthétique est simple mais humoristique. J’ai aimé le choix de fond de feuilles de couleurs qui donne du peps à la BD.

Ce livre est une vraie réussite. Cela change de Titeuf mais reste fidèle avec son regard particulier sur le monde.

Un petit aperçu:

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Si je devais le noter:

4-plumes

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Cette semaine chez Steph FT

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Atelier d’écriture

C’est lundiiiiiiii! C’est donc le jour de l’atelier d’écriture.

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© Julien Ribot

 Elle était là au bout du quai, toute pimpante. Elle avait mis sa petite robe noire, avait lissé ses longs cheveux roux et maquillé ses yeux verts. Pour l’occasion, elle avait même mis ses jolis talons. Le train arriva en gare et déversa son flot de voyageurs. Des valises, des hommes, des femmes et des enfants descendirent. Des amoureux se retrouvaient, des familles se recomposaient, des gens pestaient contre le retard du train, d’autres prenaient le temps d’admirer la grande gare. Mais où était celui qu’elle attendait? Soudain, au loin, elle cru l’apercevoir. Un grand blond, au visage fin et à l’allure élancé se dessinait au-dessus de la foule. Elle hésita un instant, puis son regard s’éclaira et elle s’élança. D’abord d’un pas lent, puis de plus en plus vite. Elle se sentait pousser des ailes. Plus elle s’approchait, plus elle le discernait. Soudain, il la vit aussi. Il s’arrêta brusquement, fouilla dans ses poches et en sortit son portable la main tremblante. Elle accéléra la cadence, glissa la main dans la poche de son trench coat et en un rien de temps sorti un revolver et lui tira en pleine poitrine quasiment à bout portant. Des cris résonnèrent autour d’eux, des gens couraient en tout sens. Au milieu de la panique la plus totale, elle s’agenouilla à côté de lui en remettant une mèche de cheveux derrière son oreille. Et, alors qu’il tentait en vain de retenir en lui le sang qui s’écoulait, elle lui murmura « On ne me quitte pas! »

Vous pouvez découvrir les textes des autres participants sur le blog Bricabook.

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Golem d’Elvire, Lorris et Marie- Aude Murail

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Golem d’Elvire, Lorris et Marie- Aude Murail, Pocket Jeunesse

Pour résumer:

Incroyable! Majid Badach, un des cancres de la redoutable 5e 6, a gagné un superbe ordinateur. Jean-Hugues, son proF de Français, l’aide à se connecter. Devenu « Magic Berber » sur le Net, Majid joue en réseau avec son professeur jusqu’au jour où leurs écrans sont envahis par Golem, un jeu inconnu. Le joueur y est invité à se Fabriquer sa créature : son golem. Mais plus Jean-Hugues et Majid progressent dans le jeu, plus il se passe des choses inquiétantes dans la cité des Quatre-Cents. Des Fumées électriques sortent de nulle part, un monstre hante les caves et beaucoup trop de gens s’intéressent à l’ordinateur de Majid…

Ce que j’en dis:

Golem est l’histoire d’un bug informatique monumental et dont on ne peut même pas imaginer la portée. L’intrigue est prenante mais un peu longue à démarrer. Par contre, une fois qu’on a le doigt dans l’engrenage, difficile de se défaire de ce roman. Si vous aimez les rebondissements et l’action, vous ne serez pas déçu. On ne s’ennuie pas et la narration suit son cours sur un bon rythme.

Il y a beaucoup de personnages dans ce livre. Moi qui ai tendance à vite m’y perdre, pour une fois j’ai tout suivi. Les auteurs prennent le temps d’installer chaque personnage et de nous donner quelques indications sur son physique et sur son caractère. Néanmoins, ils ne tombent pas dans l’écueil des lourdeurs et cela reste vraiment agréable. C’est véritablement un travail colossal d’autant plus qu’il y a trois auteurs.

L’écriture est très agréable et facile à lire. Je déplorerai juste les nombreux clichés autour des cités et des enseignants mais sinon, je n’ai franchement pas grand chose à reprocher à ce livre. On trouve également une pointe d’humour ce qui ne gâche rien.

Je suis toujours admirative face au travail des écrivains mais là, il faut avouer que c’est franchement fort d’écrire un si gros roman à trois. C’est un travail formidable que nous livre les auteurs et j’avoue être assez curieuse de savoir comment ils s’y sont pris pour écrire et penser ce roman.

Bref:

Une lecture agréable et une collaboration réussie.

Y a pas que moi qui en parle:

Bloglecture

Blabla Bibli

D’un livre à l’autre

Si je devais le noter:

4-plumes

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L’Orme du Caucase de Taniguchi et Utsumi

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L’Orme du Caucase de Taniguchi et Utsumi, Casterman

Pour résumer:

Chacune des nouvelles de ce recueil retrace une tranche de vie. Avec délicatesse, et par petites touches, Jirô Taniguchi campe des portraits de jeunes, de vieux, d’enfants à un moment difficile de leur existence. Comme la petite Hiromi, confiée provisoirement par sa maman à ses grands-parents, qui est terrorisée à l’idée d’être abandonnée. Ou comme M. Harada qui ne se résout pas à faire couper cet orme si beau et aux couleurs si subtiles, au simple prétexte qu’en automne, ses feuilles tombent dans la cour des voisins. Ou encore M. Iwasaki qui, par le plus pur des hasards, retrouve sa fille de 25 ans qu’il avait quittée alors qu’elle était encore bébé. Il finit par l’aborder, mais n’ose pas lui révéler son identité…

Ce que j’en dis:

Je découvre Taniguchi avec ce recueil et quelle claque! Malheureusement,ce dessinateur nous a quitté ce samedi 11 février et en rédigeant cet article je ressens un pincement au coeur. Cet artiste qu’est Taniguchi a su me bouleverser par son oeuvre.

Cette BD est un recueil de plusieurs histoires sur le Japon. Les histoires sont toutes pleines d’émotions et très attachantes. Beaucoup de poésies se dégage de cet ouvrage.

Chaque histoire est un petit bout de poésie et de bonheur et un pur plaisir de lecture. Je me suis franchement régalée en lisant cette oeuvre.

Les illustrations sont très fines et pleines de détails. Bien qu’en noir et blanc, les dessins sont tout simplement une pure merveille. C’est une véritable oeuvre d’art  à l’esthétique délicate.

Bref, c’est magnifique, c’est beau, c’est sublime.

Adieu Jiro Taniguchi et merci pour toutes les émotions que tu as apporté à des millions de lecteurs.

Un petit aperçu:

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Si je devais le noter:

5-plumes

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Cette semaine chez Noukette.

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Orgueil et préjugés de Jane Austen

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Orgueil et préjugés de Jane Austen, Editions 10/18

Pour résumer:

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ?
Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Ce que j’en pense:

Parfois il suffit que quelqu’un nous parle d’un livre pour qu’il nous tombe tout simplement entre les mains. J’adore lire des grands classiques. Il y a quelque chose dans ces lectures qui me délecte, qui me transporte.

L’année dernière une collègue à moi m’a parlée d’Orgueil et Préjugés. Elle en a parlé avec tellement de passion que forcément je me suis lancée dans la lecture de ce roman culte. Je crois que je ne remercierai jamais assez Lucie pour m’avoir ainsi pousser à lire ce livre.

Orgueil et préjugés, on en a tous entendu parler mais sait- on vraiment de quoi ça parle? Alors ça parle clairement d’amour. On y découvre Elizabeth Bennett une jeune femme qui est vive, drôle et cultivée. Elle ne s’intéresse pas à tout ce qui est amour, mariage et séduction et pourtant, toutes ces préoccupations vont lui tomber sur le nez sans qu’elle s’en rende vraiment compte. Une intrigue cousue de fil blanc en somme! Le lecteur sait d’emblée que Elizabeth et Darcy vont finir ensemble mais qu’importe! Je n’ai pas lu ce livre pour son intrigue trépidante (et j’aurai d’ailleurs été très déçue de ce point de vue) mais pour tout le reste!

Jane Austen donne vie ici à deux personnages emblématiques. Elizabeth Bennet dont je vous ai parlé ci dessus et qui campe l’héroïne parfaite. Bon, elle m’a parfois agacée et je n’attendais qu’une chose c’est qu’elle tombe dans les bras de l’autre personnage du roman: Mr Darcy. Comment vous parler de Mr Darcy? Il est riche, il est beau, il est gentil (mais il cache bien son jeu), il est bourru, cultivé et héroïque bref, le protagoniste masculin parfait pour l’époque (et accessoirement pour moi aussi). Je suis tombée en amour avec ce personnage aux multiples strates.

Orgueil et préjugés c’est aussi un style délectable, une écriture délicate et travaillée. Je me suis complètement trouvée immergée dans le roman. J’avais l’impression de voir les personnages évoluer sous mes yeux. J’ai adoré l’esthétique et l’atmosphère qui se dégagent de ce roman. J’ai tour à tour sourit puis pleuré. J’ai été frustré aussi… Mais je vous dirai pas pourquoi.

Bref, un véritable coup de cœur. Il ne faut pas passer à côté de cette lecture.

Si je devais le noter:

5-plumes

Cet article s’inscrit dans le Challenge un classique par mois. Vous pouvez suivre les challenges des autres blogueurs sur le blog du Pr Platypus.

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Un bon petit ogre de Claude Boujon

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Un bon petit ogre de Claude Boujon, L’école des loisirs

Pour résumer:

Il était une fois un petit garçon qui n’arrêtait pas de manger. Son appétit formidable, qui l’avait fait surnommer  » Petit ogre « , le poussait à faire beaucoup de bêtises. Aussi, la  » grosse bête noire  » n’allait-elle pas venir le manger?

Ce que j’en pense:

Claude Boujon nous offre ici encore un album de qualité. Un bon petit ogre est un récit très court autour de la faim et de la nourriture. L’histoire ne m’a pas forcément accrochée mais en revanche ma fille a adoré (sûrement à cause de la grosse bête noire). Les illustrations ont fait l’unanimité. J’aime beaucoup le coup de crayon de Claude Boujon et j’apprécie l’ambiance visuelle qui se dégage de ses albums.

Bref, un coup de cœur pour ma fille mais un avis en demi teinte pour moi.

Si je devais le noter:

3-plumes

 

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Les Mauvaises Gens d’Etienne Davodeau

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Les Mauvaises Gens d’Etienne Davodeau, Delcourt

Pour résumer:

Les Mauges. Une région rurale, catholique et ouvrière de l’ouest français. Les années 50. Quittant l’école au seuil de l’adolescence, des centaines de jeunes gens découvrent l’usine et ses pénibles conditions de travail. Avec l’église, elle semble être l’horizon indépassable de leur quotidien. Sur ces terres longtemps considérées comme rétives aux changements, certains d’entre eux se lancent pourtant dans l’action militante. Pourquoi ? Comment ? De l’immédiat après-guerre à l’accession de la gauche au pouvoir en 1981, Les Mauvaises Gens raconte ce désir d’émancipation collective, ses difficultés, ses limites et ses espoirs.

Ce que j’en pense:

Avec Les Mauvaises Gens, c’est une véritable étude sociologique qui nous est livrée. Le scénario s’organise autour de la vie ouvrière des parents de l’auteur. L’histoire de l’évolution du syndicalisme nous est dépeinte. le scénario est bien mené et bien ficelé. Le choix d’une narration qui alterne moments du passé et moments du présent est judicieux et rajoute du rythme à la BD. J’ai aimé voir le livre entrain de s’écrire car c’est ce documentaire en temps réel que l’on voit naître sous nos yeux.

J’ai apprécié l’esthétique et le fait que tout le dessin soit en noir et blanc. Le dessin est fidèle au style de Davodeau, simple mais efficace.

Tout le long du livre, un fort sentiment de nostalgie et d’émotion se dégage. C’est vraiment une BD qui prend au bide de part toute la vérité qui s’en dégage.

Bref, Etienne Davodeau nous livre une belle BD.

Un petit aperçu:

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Si je devais le noter:

4-plumes

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Cette semaine chez Stephie.

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