Policier/ Thriller·Service Presse

Les enfants du secret

Les enfants du secret de Marina Carrère d’Encausse, Editions Héloïse d’Ormesson

Pour résumer:

Paris, porte de la Chapelle. À quelques heures d’intervalle, deux hommes sont retrouvés défigurés, scarifiés, empreintes effacées. L’affaire s’annonce compliquée pour le commandant de la Crim’, Marie Tebert. Et elle vire au cauchemar lorsque la légiste succombe à une fièvre hémorragique après l’autopsie.
Que cache le rituel autour de ces crimes ? Quel lien unissait les victimes aux profils si différents ? Au fil de l’enquête, Marie et son équipe remontent la piste d’un scandale entre la Creuse et la Réunion. Un drame qui dépasse de loin tout ce qu’elle pouvait imaginer.

Ce que j’en pense:

Je connaissais Marina Carrère d’Encausse grâce à ses émissions télévisées et j’ai eu la chance de pouvoir découvrir son dernier roman grâce aux éditions Héloïse d’Ormesson que je remercie. 

Me voilà donc plongée dans un polar mettant en scène Marie Tebert une enquêtrice qui va investiguer sur un double crime odieux. Le moins que l’on puisse dire c’est que dans le sillage de cette enquête , les cadavres vont s’amonceler. L’histoire est maîtrisée. Il y a des rebondissements mais j’ai trouvé le rythme un peu lent. J’avoue préférer les polars bien musclés et du coup, je n’ai pas totalement été conquise. Néanmoins, le dénouement a su me surprendre ce qui reste toujours agréable.

Le personnage de Marie est un petit peu cliché dans le genre policier mais je m’y suis quand même attachée. Intelligente et vive, elle incarne à merveille l’héroïne de ce roman.

Le style de Marina Carrère d’Encausse est agréable. Les descriptions sonnent juste. Les dialogues sont ciselés. Les enfants du secret est donc une lecture agréable mais qui selon moi manque un peu de punch pour un policier.

3-plumes

Un grand merci aux éditions d’Héloïse d’Ormesson.

Héloïse d'ormesson

Ma chronique en vidéo:

bd·Mercredi BD

Peau de Mille Bêtes

Peau de Mille Bêtes de Stéphane Fert, Delcourt

Pour résumer:

Après avoir abordé la légende arthurienne du point de vue de Morgane, l’auteur nous propose un récit acide et fascinant sur la construction d’une identité féminine complexe s’inspirant du conte à l’origine de Peau d’âne…Belle est vraiment très belle et tous les garçons du village la désirent. Rebutée par la perspective d’un mariage qu’elle n’aurait pas choisi, elle s’enfuit pour se réfugier au plus profond de la forêt. Là , le roi Lucane va la recueillir… puis l’aimer à la folie. Une petite fille va naître de cette union, Ronce, dont la destinée va être profondément bouleversée par la disparition de sa mère…

Ce que j’en pense:

Peau de Mille Bêtes est un roman graphique fascinant qui est une réécriture du conte de Peau d’Ane. On y retrouve Ronce, cette pauvre jeune fille qui va devoir se confronter à son père suite à la mort de sa mère. Le scénario est tout simplement génial. J’ai tôt fait de me prendre au jeu et j’ai tourné les pages à une allure folle. Il y a des rebondissements, du suspens, de la magie et une belle histoire d’amour. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman graphique une belle BD.

Le personnage de Ronce est fascinant. Il emplit la totalité de la BD. Voluptueuse et mystérieuse, la jeune femme porte toute l’histoire sur ses épaules. J’ai apprécié sa détermination, sa force mais aussi sa sensibilité. Elle incarne un personnage féérique qui est à la fois dangereux et généreux.

Stéphane Fert a donc eu le génie de nous livrer une réécriture habile dont on devine l’inspiration mais qui parvient tout de même à nous surprendre. D’un point de vue esthétique, j’ai trouvé l’ensemble fabuleux. Les dessins sont tout en rondeur. Les personnages ont des visages tantôt effrayants, tantôt remplis de poésie et de mélancolie. Si vous me suivez depuis un moment, vous devez savoir que je suis particulièrement sensible aux couleurs. ici, j’ai vraiment été gâtée. C’est juste splendide! Les couleurs sont savamment choisies. La balance entre couleurs froides et chaudes crée une ambiance onirique qui m’a permis de me plonger littéralement dans cet univers envoûtant.

Bref, un vrai coup de cœur!

5-plumes

bd_de_la_semaine_big_red

Un petit aperçu:

Peau De Mille Betes Calameo+lien+correction Def

Publish at Calameo

Ma chronique en vidéo:

Album Jeunesse·Littérature de Jeunesse·Service Presse

Rouge Tomate

Rouge Tomate d’Annick Masson, Mijade

Pour résumer:

Depuis qu’il est petit‚ Oscar rougit… il rougit quand il lit un poème devant la classe‚ quand il plonge dans la piscine‚ quand il est assis à côté de Suzanne‚ et même quand on lui dit qu’il rougit! Et lorsqu’il décide qu’il va arrêter de rougir… c’est encore pire : sa tête se transforme en tomate. Voilà qu’arrive le spectacle de fin d’année‚ un beau défi pour Rouge Tomate.
Un bel album sur la timidité‚ les émotions‚ la solidarité et l’acceptation de soi.

Ce que j’en pense:

Avec Rouge Tomate, Annick Masson nous livre l’histoire touchante d’ Oscar. Ce petit garçon timide, rougit sans cesse ce qui lui vaut les moqueries de ses camarades. Mais lorsque le spectacle de fin d’année se prépare, Oscar prend peu à peu confiance en lui.

J’ai beaucoup aimé ce petit album qui donne une vraie leçon de vie aux plus jeunes lecteurs. Avec ce récit, l’autrice montre que les moqueries ne sont pas une fatalité et qu’il ne faut pas hésiter à relever la tête et passer outre les réflexions des gens. Les personnages sont attachants et cela respire l’enfance.

L’esthétique est vraiment belle. Le dessin est tendre avec des couleurs pastels. Le trait est fin et poétique et j’ai véritablement aimé feuilleter cet album.

Bref, une lecture bien sympathique à mettre entre toutes les mains.

5-plumes

Merci aux éditions Mijade pour cette jolie lecture.

Mijade

 

Roman·Service Presse

Pour quand tu seras grande

Pour quand tu seras grande de Véronique Gallo, Editions Héloïse d’Ormesson

Pour résumer:

Sur le point de rentrer chez elle, Marie sent ce poids qui lui pèse sur la poitrine depuis quelques temps. Derrière la porte, sa mère, régente dépassée, ignore Léna, la petite dernière, qui s’époumone à l’étage tandis que les deux aînés, Jean et Tom, ont transformé le salon en cabane et son père en Davy Crockett résigné. Et son mari qui est encore aux abonnés absents… Marie rêverait de tout envoyer valser, là, d’un coup.
Mais le lendemain, le père de Marie se suicide. Sans un mot. La brutalité de la mort pulvérise la dernière digue. Si elle ne veut pas sombrer et tout perdre, Marie doit plonger aux racines de l’inexplicable.

Ce que j’en pense:

Avec Pour quand tu seras grande, Véronique Gallo nous livre un récit émouvant autour d’une mère de famille, Marie, qui perd peu à peu pied. Dès le début du roman, j’ai perçu le mal être de cette femme qui cherche désespérément à faire bonne figure. Entre son boulot, sa famille, sa maison et ses rêves avortés, Marie essaie de garder la tête hors de l’eau. Sa vie va basculer définitivement à la mort de son père qui va se suicider. Marie sombre alors dans une profonde dépression. Je l’ai vu s’enfoncer peu à peu et couler inexorablement au fond d’elle même.

Pour se reconstruire, il lui faudra un électrochoc violent. Parce que, ce roman, n’est pas seulement le récit du désespoir d’une femme de notre époque, c’est aussi l’histoire d’une renaissance, d’une lente reconstruction.

Avec ce livre, l’auteure s’inscrit dans l’air du temps. Elle montre que certaines femmes sous leur vernis brillant cache de profondes craquelures. Elle montre comment les secrets de famille peuvent être malsains, comment le deuil d’un proche peut être dévastateur. Mais, elle fait le pendant en nous redonnant de l’espoir. Il y a toujours de la lumière au fond de nous.

Le personnage principal est très attachant. La souffrance de Marie m’a profondément émue. Je n’ai pas pu rester insensible à son désarroi. Le style quant à lui est fort agréable. A aucun moment on ne tombe dans le pathos. Véronique Gallo aborde un sujet douloureux avec des mots simples et, avec des mots simples, elle panse les plaies de ses personnages nous redonnant à tous, un peu d’espoir.

5-plumes

Un grand merci aux Editions Héloïse d’Ormesson qui m’ont gâté avec cette lecture.

Héloïse d'ormesson

Ma chronique en vidéo:

bd·Comics·Mercredi BD

Batman, Tome 1: La cour des hiboux

Batman, Tome 1: La cour des hiboux de Scott Snyder et Greg Capullo, Urban Comics

Pour résumer:

Après une longue période d’absence, Bruce Wayne est de retour sous le masque de Batman, à la poursuite d’un mystérieux tueur en série aux allures de hibou, et dont la prochaine cible n’est autre que… Bruce Wayne. Plus il progresse dans son enquête, plus le Chevalier Noir rassemble d’éléments sur les motivations de son ennemi. Il découvre alors une sombre vérité mêlant la famille Wayne aux fondations troubles de Gotham City.

Ce que j’en pense:

J’avoue que au départ, j’ai acheté ce comics pour mon mari qui jouait à Batman sur sa PS4. Je persiste à essayer de le faire passer du côté obscur, celui de la lecture. Alors avec Batman, j’ai fait un grooooos coup parce que Monsieur Au Fil des Plumes (si il lit ça il va râler) veut lire toute la série. Forcément, moi, je vois un livre, qu’est-ce que je fais? Je le lis!

A priori, ce n’est pas forcément ma tasse de thé. L’univers de Batman…Bof bof. Je me suis donc plongée perplexe dans ce comics. Et…au bout d’une bonne vingtaine de pages…Je me suis retrouvée complètement à fond dans l’histoire. Il faut dire que Scott Snyder nous a concocté un scénario bien musclé. Il y a du suspens, des rebondissements et cette part d’ombre que j’aime tant. Alors oui, c’est violent… Mais franchement, le suspens est tellement haletant que je suis presque restée en apnée tout le long de ma lecture. Je crois que à ce stade, je peux presque dire que je l’ai lu en un souffle!

J’ai particulièrement apprécié le travail autour du personnage de Batman. J’ai découvert tout un pan de la vie de ce superhéros pourtant si connu. J’ai aimé apercevoir la noirceur du personnage, la couche de boue sous le costume héroïque. Rentrer dans les méandres de l’esprit de ce protagoniste m’a tout simplement fascinée. Au-delà de cela, il y a toute l’atmosphère que peut dégager la ville de Gotham City. L’ambiance générale est lourde et sombre. On se sent prisonnier de cette ville qui semble vouloir nous dévorer à tout prix.

Et puis, il y a cette esthétique… Qui dit comics, dit traits marqués, couleurs tranchées et illustrations fortes. Ici j’ai retrouvé toutes les caractéristiques du genre. J’avoue que esthétiquement parlant ce n’est pas ce que je préfère mais j’ai tellement été happée par l’histoire que j’ai presque fait abstraction du reste.

Pour résumer, un comics qui a su m’accrocher et dont je languis lire la suite!

5-plumes

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez

Un petit aperçu: