Manabé Shima de Florent Chavouet

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Manabé Shima de Florent Chavouet, Éditions Philippe Picquier

Pour résumer:

Le Japon est tellement une île qu’il est un archipel.
Dans le catalogue japonais, on trouve des îles industrielles, des îles artificielles, des îles sacrées, des îles musées, des îles formol, des îles atoll, des îles balnéaires, des îles bleu-vert, des îles sauvages, des îles sans âge, des îles connues, Shikoku, et mêmes des îles où l’on pêche et l’on boit.
Parmi ces miettes de terre, il y a Manabé Shima, une île dont on parle peu, mais où poussent très bien les poissons.

Ça tombe bien, je n’ai rien prévu cet été.

Ce que j’en pense:

C’est officiel, je suis amoureuse de Florent Chavouet! Ce carnet de voyage qui fait suite à Tokyo Sanpo ne dément pas le talent de cet auteur.

Florent (ouais je l’appelle par son petit nom) nous fait découvrir une nouvelle île du Japon et c’est délectable. À travers son regard, ses impressions, ses aventures, j’ai découvert une nouvelle facette du Japon. Les portraits de personnes sont très touchants. Les endroits décrits sont pittoresques. Nous avons vraiment droit à un beau journal intime. Tokyo Sanpo m’avait donné envie de découvrir ce pays mais avec Manabé Shima, Florent enfonce le clou.

Les dessins sont toujours aussi beau. Le trait est précis, il y a pleins de couleurs. Je trouve que le geste a pris en assurance. Bref, je suis une grande fana de l’esthétique de cette BD. J’apprécie également le choix d’agencement des illustrations qui donnent vraiment cette impression de carnet de voyage et d’intimité avec l’auteur.

Bref:

Florent, veux tu m’épouser? Et on dirait qu’on irait au Japon en voyage de noces.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Mo

Jérôme

Strip by Strip

Le grenier à livres

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Noir Sanctuaire de Preston et Child

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Noir Sanctuaire de Preston et Child, l’Archipel

Pour résumer:

Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse.
Sur place, il lui fait visiter son sanctuaire, un petit temple à colonnades aux hautes fenêtres munies de vitres anthracite, où il collectionne les souvenirs de tous ses crimes et forfaits.
Croyant à un enlèvement, Proctor, l’indéfectible majordome de Pendergast, s’est lancé à leur poursuite, mais il semble toujours avoir un coup de retard sur Diogène.
Quels sont les noirs desseins de ce dernier ? Pourra-t-il enfin se venger de son aîné à qui il voue une haine farouche ? À moins que Constance ait elle aussi échafaudé un plan machiavélique…

Ce que j’en pense:

Après la disparition de Pendergast, la vie de Constance bascule dans la solitude. Celle- ci, séduite par Diogène le frère d’Aloysius décide de le suivre.

L’intrigue est très prenante et pleine de rebondissements. Le suspens est présent de bout en bout et c’est un vrai délice de lecture. J’émettrai un simple bémol sur la construction du récit. En effet, au début du roman, le lecteur suit Proctor qui est parti à la recherche de Constance. Je me suis retrouvée happée par cette partie du texte qui nous fait entrer dans le roman. Malheureusement, sans crier gare, le récit de Proctor s’arrête. Je n’ai retrouvé le personnage qu’à la fin du texte sans vraiment comprendre comment il en était arrivé là et c’est vraiment dommage. J’ai trouvé que de ce point de vue cela manquait de cohérence.

Heureusement, la fin vient clôturer de façon magistrale la fin du livre.

J’ai été ravie de retrouver les personnages de Pendergast et de Constance. Aloysius est toujours aussi mystérieux et énigmatique. Je l’ai trouvé beaucoup plus bourru que dans les autres tomes. Ce n’est néanmoins pas mon personnage préféré car je le trouve embourbé dans sa droiture.

Constance est un personnage beaucoup plus sublime à mes yeux. Elle est construite toute en subtilité. Dans ce tome, elle perce enfin sa carapace et nous montre plusieurs facettes d’elle même. C’est l’élément central du roman, tout tourne autour d’elle.

Enfin, il y a Diogène, le frère d’Aloysius. Ce personnage revient sur le devant de la scène alors qu’on le pensait mort. Je trouve également ce protagoniste intéressant car il se dévoile et montre qu’il a changé. Je crois profondément en la rédemption de ce personnage et franchement ça fait du bien de voir que les choses peuvent changer (même si ce n’est qu’un roman).

L’écriture est toujours aussi agréable. La narration est bien construite (même si Proctor disparaît brutalement). La mécanique est bien huilée et l’écriture à quatre mains fonctionne toujours aussi bien.

Bref:

Un super opus.

Si je devais le noter:

4-plumes

Y a pas que moi:

Les voyages de ma Plume

Psych3 des livres

Livresque78

Sophie Songe

Je tiens à remercier les éditions l’Archipel pour leur confiance.

Éditions l'Archipel

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Monsieur Loup a mal aux dents d’Alain Boyer

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Monsieur Loup a mal aux dents d’Alain Boyer, Larousse

Ce que j’en pense:

Mais que fait Monsieur Loup? Il a disparu de la forêt! Il se cache car il a mal aux dents. Qui va le guérir?

L’histoire est vraiment très drôle. Le personnage du loup est fidèle à lui même et cet album enfonce le clou. Les rebondissements sont drôles et sympas.

L’esthétique est très sympa aussi. Il y a pleins de couleurs.

Si je devais le noter:

5-plumes

Ce que Lily en pense:

Lily a totalement adhéré à cette histoire! Elle a aimé les illustrations et elle a aimé avoir peur du loup. Elle a parlé de l’album même quelques jours après qu’on les lu. Elle a donc véritablement adoré.

Si Lily devait le noter:

5-plumes

 

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Emmett Till, Derniers jours d’une courte vie d’Arnaud Floc’h

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Emmett Till, Derniers jours d’une courte vie d’Arnaud Floc’h, Éditions Sarbacane

Pour résumer:

De nos jours, un homme blanc, jeune journaliste, questionne un vieux musicien noir. En fait il s’intéresse assez peu au blues : il voudrait savoir quels ont été – 60 ans plus tôt – les liens du musicien (alors âgé de treize ans), avec Emmett Till. Et le bluesman, non sans émotion, accepte de parler, et de remonter le temps…

Ce que j’en pense:

Cette BD raconte les derniers jours d’Emmett Till à travers des allers- retours entre passé et présent. Le scénario est au top. J’ai découvert cette histoire avec stupéfaction. La BD nous dépeind un racisme et une injustice sans nom. Malgré la fin connue, on voit défiler devant nous les divers événements qui ont aboutit à cette aberration. C’est une BD qui est profondément humaine et poignante. La BD décrit une période bien triste des États- Unis. C’est une véritable plongée dans le racisme et la réalité des victimes et de la vie des noirs. Malheureusement, le sujet est encore d’actualité.

Les personnages sont vraiment travaillés. Chacun a son propre caractère et influence l’histoire. Emmett Till est un jeune garçon de 14 ans qui ne réalise pas combien son attitude désinvolte peut le desservir. Il apparaît comme innocent et naïf. Cette BD nous dévoile un éventail de personnages avec des convictions contraires et qui refusent de s’entendre. C’est cruellement réaliste.

J’ai beaucoup aimé l’esthétique de cet ouvrage. Le dessin m’a fait penser aux traits de certains comics. J’ai également apprécié le travail de colorisation qui transmet bien l’ambiance du Sud des États- Unis.

Bref:

Une bonne claque!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Moka

Jérôme

Noukette

Stephie

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Cette semaine chez Mo.

 

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La minute intellectuelle: C’est quoi un essai?

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La dernière fois en discutant bouquins, quelqu’un m’a demandé si je lisais des essais. Et là, j’ai eu une légère hésitation. Chez moi, la notion d’essai est plutôt flou alors aujourd’hui, je vais répondre à la question suivante:

C’EST QUOI UN ESSAI?

Donc d’après mon cher ami Wikipédia, un essai est une « oeuvre de réflexion sur des sujets divers et écrit de manière subjective ». Grosso modo, c’est un livre où l’auteur exprime clairement son opinion sur un sujet précis. Cette oeuvre peut être soit partisane, soit polémique. L’auteur d’un essai s’appelle un essayiste.

Le pionnier du genre c’est Montaigne avec c’est Essais.

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Sur la peinture, c’est Montaigne. Son premier essai tentait de prouver que le port de la fraise et la calvitie rendaient un homme sexy. Étant donné que la fraise a disparu, on peut dire qu’il a échoué. Pour la calvitie, on peut rien contre la nature les gars!

Si je devais résumer, un essai c’est une prise de parole assumée.

Quelques titres d’œuvres:

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C’est fini pour cette semaine, si vous voulez que je réponde à une de vos questions, vous pouvez utiliser le formulaire ou bien les commentaires.

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Atelier d’écriture

CCO Public Domain

Je tentais de percer la nuit de mon regard. J’avais patiemment attendu qu’il se couche. Prudente, j’avais laissé une heure passer afin qu’il soit bien endormi. Je décidai de me lever le plus silencieusement possible. Je jetai un regard furtif par l’entrebâillement de la porte. J’enfilai mon gilet et ma paire de basket. Je descendis le vaste escalier d’un pas léger et balayai du regard le luxueux salon. Tout me donnait envie de vomir dans cette maison: Le canapé en cuir qui trônait devant la cheminée, la cuisine en marbre, ouverte sur le jardin. Autant de souvenirs dont je voulais m’éloigner au plus vite. Arrivée au pied des marches, mon pouls s’accéléra. J’avais fait plusieurs tentatives d’évasions durant l’année et chacune avait échoué. La première fois, j’avais tenté de fuir par le nord, mais les chiens avaient donné l’alerte. La deuxième fois, j’avais jeté mon dévolu vers le sud mais j’avais bêtement trébuché sur une pierre et m’étais cassée la cheville. La troisième fois, il m’avait rattrapé dans la cuisine et m’avais arrêté en me fracassant le crâne contre le marbre du plan de travail. Cet homme que je ne connaissais pas semblait avoir des yeux partout. Je tendis la main vers la fenêtre lorsque je crus entendre un mouvement dans mon dos. Instantanément je me cachai derrière les rideaux. Il était là et il savait que j’étais là aussi… Il marchait lentement, tranquillement. J’imaginai son sourire en coin. Ce sourire qui m’avait fait accepter ce verre dans mon bar préféré. Ce verre qui m’avait conduit à ma perte. Une boule se forma dans ma gorge et je refrénai mes larmes. Après quelques minutes d’attente, il ouvrit le frigo, bu une gorgée d’eau et remonta. Plus de peur que de mal. J’attendis encore un peu, sortis de ma cachette, ouvris la fenêtre, et fis un pas dehors lorsque sa main s’abattit sur mon épaule. La maison me happa à nouveau.

Les autres textes sont à découvrir sur le blog Bricabook.

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La guerre d’Alan, Tome 1 d’Emmanuel Guibert

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La guerre d’Alan, Tome 1 d’Emmanuel Guibert, L’Association

Pour résumer:

« Quand j’ai eu dix-huit ans, Uncle Sam m’a dit qu’il aimerait bien mettre un uniforme sur mon dos pour aller combattre un gars qui s’appelait Adolf. Ce que j’ai fait. » Les souvenirs d’Alan Ingram Cope retranscrits en BD nous montrent une guerre à mille lieux des images hollywoodiennes : entre réalisme scrupuleux et abstraction graphique, Emmanuel Guibert dépeint dans toute sa matérialité et sa véracité cette guerre qu’il n’a pas vécu. Dans le second des trois volets qui composeront « La Guerre d’Alan », Alan débarque en Normandie le 19 février 1945, le jour de ses vingt ans. Avec son unité de chars, il va traverser l’Allemagne dévastée et ira jusqu’en Tchécoslovaquie en mission semi-secrète d’éclaireur.

Ce que j’en pense:

Cette BD nous relate donc les mémoires d’Alan Cope durant la Seconde Guerre Mondiale.

Tout commence avec une préface magnifique. Emmanuel Guibert explique pourquoi et comment il a travaillé sur cette BD. D’emblée, j’ai compris tout la portée de ce livre qui n’invente rien mais relate des faits.

Le tome 1  se consacre à l’entraînement d’Alan avant qu’il soit envoyé au front. Autant vous dire qu’Alan ne s’est pas ennuyé dans sa vie. Sa vie est tout simplement fascinante et pleines de rebondissements. C’est incroyable car j’ai eu l’impression que cet homme avait eu plusieurs vies en une. Le récit est particulièrement touchant. Il y a très peu de dialogues et beaucoup de descriptions de situations qui sont tout simplement illustrées. C’est un véritable journal intime, très bien construit et qui semble plutôt fidèle au dialogue qui s’est tissé entre l’écrivain et le vrai Alan.

Alan… J’ai éprouvé beaucoup de tendresse pour ce personnage. Tout au long de ma lecture. Je me le suis imaginée sous les traits de mon grand- père entrain de me narrer sa vie. Alan est attachant et profondément humain. C’est un amoureux de musique et un vrai positiviste. Je ne suis pas prête d’oublier ce personnage.

Au niveau esthétique, j’avoue avoir eu plus de mal. Au départ, j’ai même été carrément rebutée. Et puis, petit à petit, au fil de ma lecture, la magie a opéré. Le dessin colle parfaitement au récit. Le côté un peu flou renforce l’ambiance brumeuse. Le noir et blanc souligne le côté dramatique. Le trait est simple et sûr. Alan était un homme simple et bon et le dessin colle parfaitement à l’image que je me fais de lui.

Bref:

Un premier tome qui m’a conquis. Vivement que je lise la suite.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Véronique D

A propos de livres

Mo

 

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