bd·Mercredi BD

Monsieur Noir

Monsieur Noir de Griffo et Dufaux, Dupuis

Pour résumer:

Mourir pour une plume
L’Angleterre, au siècle dernier. Un château : Blacktales. Tous les sept ans, son propriétaire, l’inquiétant Monsieur Noir, vient y signer un nouveau bail avec son locataire. 
À Blacktales, deux clans, irréductiblement opposés, se livrent une lutte féroce et sournoise pour la possession d’une plume : elle seule permet d’apposer sur le contrat de location la signature qui donne le pouvoir absolu. 
C’est dans un climat d’effervescence que débarque Fanny, récemment orpheline : la plume, égarée depuis deux ans, a été localisée. Elle se retrouve entre les mains de deux êtres dont l’impitoyable sadisme terrorise tous les habitants du lieu…

Ce que j’en pense:

Fanny est une jeune fille qui arrive dans un château où de nombreuses luttes de pouvoir ont lieu. Tous les habitants se battent pour posséder LA plume qui donne le pouvoir ABSOLU.

Je vais arrêter ici l’usage des majuscules…

Je renoue un peu avec Dufaux après une longue séparation et je découvre Monsieur Noir. Cette BD a un pitch plutôt alléchant avec des complots et cette noirceur que j’adore tant. Hélas, le scénario m’a moyennement emballé. Je me suis un peu ennuyée. Manque de rebondissements, de suspens et de structure selon moi. J’ai trouvé l’ensemble un peu brouillon et cela m’a dérangé dans ma lecture.

Les personnages m’ont semblé antipathiques et peu travaillés. Je ne leur ai trouvé aucune profondeur et tout le monde était foncièrement méchant, ce qui rend les personnages peu attachants… Le manque de nuance m’a clairement manqué.

Quant l’esthétique… Même combat que pour le reste du roman graphique, elle m’a déplu. Les couleurs sont ternes et ne mettent pas en valeur le dessin qui est déjà très chargé en détails. J’ai trouvé l’ensemble un peu vieillot visuellement.

Bref:

Je ne suis pas DU TOUT conquise (zut j’avais dit que j’arrêtais avec les majuscules!).

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez

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bd·Littérature de Jeunesse·Mercredi BD

Sorceline

Sorceline, Tome 1: Un jour, je serai fantasticologue de Sylvia Douyé et Paola Antista, Vents d’Ouest

Pour résumer:

Sorceline vient d’entrer à l’école de cryptozoologie pour développer sa passion : l’étude des animaux légendaires ! Analyses de comportements, soins magiques ou dressage sont au menu. Mais les places sont chères et la compétition rude pour obtenir le précieux diplôme. En plus des gorgones, vampires et autres griffons, Sorceline va devoir apprendre à mieux connaître ses nouveaux camarades. Certains deviendront ses amis ; d’autres, ses rivaux.

Ce que j’en pense:

J’ai croisé Sorceline de nombreuses fois sur les blogs et j’avoue qu’elle me faisait de l’œil. Je l’avais noté dans un coin de carnet et c’est lorsque je suis allée à la Médiathèque pour mes élèves, qu’elle s’est rappelée à moi. Comme par magie, je suis tombée sur elle. Coup du sort ou sortilège? Mystère… Je l’ai jalousement gardée pour moi durant un week-end pour enfin la livrer à mes loulous (21 CE2/ CM1 en ébullition).

Sorceline porte bien son nom, ce petit bout de fille au caractère bien trempé va vivre d’incroyables aventures magiques durant ce premier tome très prometteur pour la suite. Les rebondissements tiennent le lecteur en haleine. Des personnages disparaissent, se transforment en verre et… se brisent. Sorceline mène l’enquête et en cherchant le coupable, elle se trouvera elle- même. Le scénario est rondement mené et la fin laisse une jolie ouverture pour un tome 2 dans lequel je m’engouffrerai volontiers.

Vous l’aurez compris, je suis ressortie de ma lecture complètement séduite. Sorceline est un personnage très attachant qui grandit tout au long du tome. L’esthétique est au combien sublime avec pleins de couleurs et de détails. C’est un vrai délice pour les yeux, c’est tendre et savoureux comme un gros loukoum.

Et mes élèves dans tout ça? Et bien, ils ont adoré! Plus de la moitié de ma classe l’a lu et ils m’ont tous réclamé le tome 2 à corps et à cris en disant que je les torturais… Vous m’en direz tant…

Bref:

Un coup de cœur unanime.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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La rentrée se fait chez Noukette!

BONNE ANNÉE 2019 À TOUS!

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bd·Mercredi BD

Le Premier Homme

Le Premier Homme de Jacques Fernandez, Gallimard

Pour résumer:

« En somme, je vais parler de ceux que j’aimais », écrit Albert Camus dans une note pour l’œuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. Il y avait jeté les bases de ce que serait son récit de l’enfance : une odyssée temporelle et émotionnelle à travers ses souvenirs, un récit qui, sous couvert de fiction, revêt un caractère autobiographique exceptionnel. À la recherche de ses origines, il y évoque avec une singulière tendresse son univers familial, le rôle des femmes, celui de l’école, la découverte du monde extérieur… En filigrane, on découvre les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement.

Ce que j’en pense:

Cette BD est tiré d’un roman autobiographique éponyme d’Albert Camus que j’avoue n’avoir jamais lu. Globalement, je n’ai pas lu grand chose de Camus (shame on me) donc je ne suis pas vraiment étonnée d’être passée à côté de cette oeuvre. Néanmoins, je suis restée curieuse suite à la lecture d’une chronique sur l’adaptation en BD.

Avec ce roman graphique, le lecteur découvre les racines d’Albert Camus. Ce dernier est en pleine quête d’identité. On y découvre des pans entiers de son enfance. Le récit est poignant. Si vous passez régulièrement sur le blog, vous connaissez mon amour pour les secrets de famille. Alors forcément, avec cette recherche éperdue de réponses qui ne viennent pas, j’aurai pu être comblée. Les récits se mêlent tout au long de la lecture. Le passé et le présent se mélangent et j’avoue avoir un peu perdu le fil par moment.

Malgré le sujet, je n’ai pas vraiment accroché et je suis restée hermétique face à cette quête. J’ai trouvé le personnage principal peu attachant, dur et insensible. Je comprends la dureté des personnages face aux difficultés qu’ils traversent mis cela ne suffit pas (que voulez vous, je suis difficile).

De plus, l’esthétique me rebute. Je n’ai pas aimé les traits du visage que j’ai là aussi trouvé durs et incisifs. Les couleurs sont trop tranchés à mon goût…

Bref:

Je ne suis pas du tout conquise.

Si je devais le noter:

Un petit aperçu:

 

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Y a pas que moi qui en parle:

Saxaoul

Cette semaine chez Stephie.

Avis à la population de la BD de la semaine! Très souvent, je note les titres des BD qui me plaisent lorsque je passe sur vos blogs lors de ce rendez- vous hebdomadaire. Malheureusement, j’oublie très souvent sur quel blog j’ai trouvé cette BD. Du coup, si vous avez déjà rédigé une chronique sur le livre que je vous présente, n’hésitez pas à partager votre lien que je ferai remonter dans mon article. Merci d’avance!

bd·Mercredi BD

Mal de mère de Roderic Valambois

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Mal de mère de Roderic Valambois, Éditions Soleil

Pour résumer:

L’alcoolisme d’une mère.

« L’histoire relate 20 ans de notre vie.
J’en suis le témoin et je raconte comment une famille heureuse devra renoncer à tout ce qui la construisait, perdre pied, devenir peu-à-peu une famille de cas sociaux. Je rends compte de l’évolution de chacun des membres de notre famille,

 pas seulement de celui de ma mère. Mon père qui s’est rapproché de nous par nécessité. Moi qui me suis endurcis pour me protéger. Mon frère qui, plus tard, deviendra un homme assumant ses responsabilités. Ma sœur qui n’aura connu notre mère qu’en état de dépendance, contrairement à mon frère et moi-même. Ma mère qui, je ne sais pourquoi, a lâché prise, le cerveau bouffé et le corps bouffi. Et puis les autres : les tantes, grand-mères, amis, commerçants, médecins, psychiatres, policiers, ceux qui faisaient souvent mine de ne rien voir, nous tournant le dos, nous jugeant, et ceux qui, parfois, nous comprenaient et nous aidaient.
J’ai écrit cela en n’épargnant personne, mais sans acharnement. S’il y a des jugements, il n’y a pas de morale. Chacun a sa part d’ombre et d’humanité. R.V.»

Ce que j’en pense:

Avec ce roman graphique, l’auteur nous entraîne dans la longue descente aux enfers de sa mère dans l’alcoolisme. Le lecteur suit notamment le regard du 2ème fils sur ce qui arrive à sa mère. C’est donc l’alcoolisme vu par l’enfant.

Roderic Valambois signe un scénario qui prend aux tripes. Ce récit autobiographique est terriblement criant de vérité. À la fois émouvant et dérangeant, l’auteur- illustrateur signe un livre qui interroge. Il y a des moments de très fortes émotions dans ce roman graphique et le climax est tout simplement superbe.

Le personnage de la mère éveille des sentiments très ambivalents, on la comprend sans  vraiment la comprendre et on la voit peu à peu se dégrader sous nos yeux. En effet, Roderic Valambois détériore au fur et à mesure l’image de se mère. Plus elle s’enfonce dans son acoolisme, plus elle devient bouffie.

L’esthétique est en noir et blanc et même si le dessin n’est pas vraiment mon style de prédilection, j’ai aimé l’accumulation de petits détails dans les cases.

Bref:

Un roman graphique touchant.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Noukette.

 

 

bd·Mercredi BD

Jamais de Duhamel

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Jamais de Duhamel, Grand Angle

Pour résumer:

Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie. La falaise, grignotée par la mer et le vent, recule inexorablement de plus d’un mètre chaque année, emportant avec elle les habitations côtières. Le maire du village parvient pourtant, tant bien que mal, à en protéger les habitants les plus menacés. Tous sauf une, qui résiste encore et toujours à l’autorité municipale. Madeleine, 95 ans, refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.

Ce que j’en pense:

Normandie, la falaise s’effrite menaçant une maison. Mais, la propriétaire, une vieille femme aveugle, refuse de quitter son domicile malgré les supplications du maire du village.

Le scénario est vraiment sympa et met en scène des personnages attachants. Même si l’idée de base m’a séduite, j’ai trouvé la fin très étrange. Bref, cela ne m’a pas convaincu…

Les protagonistes sont remplis d’humanité et chacun a son petit caractère avec lequel il faut composer. Ils font clairement la force de cette BD. Je pense que tout repose sur eux plus que sur le scénario.

L’esthétique ne m’a pas non plus séduite. J’ai été déçue par le style un peu enfantin. Les paysages en revanche sont sublimes. Il y a un tel écart entre les magnifiques décors et les traits des personnages que je me suis sentie désarçonnée. Il y a de belles couleurs et une jolie ambiance générale mais le trait m’a gêné sur certains aspects.

Bref:

Une lecture en demie teinte.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Moka

Mes échappées livresques

Aifelle

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Cette semaine chez

bd·Mercredi BD

Secrets, L’Angélus de Homs et Giroud

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Secrets, L’Angélus, Intégrale de Homs et Giroud, Dupuis

Pour résumer:

Rien ne prédestinait Clovis à ressentir l’intense bouleversement qu’a suscité en lui la découverte de L’Angélus de Millet, au musée d’Orsay. Père de famille sans histoire, au quotidien enlisé dans la routine, il se sent d’un coup submergé par une émotion inconnue qui le pousse à découvrir ce qui se cache derrière l’image. Troublé par les versions qu’en a faites Dali, il se convainc que là réside la clé du mystère. Parallèlement, il explore les souvenirs personnels que cette toile a fait ressurgir inopinément, au risque de mettre en cause l’équilibre, même bancal, sur lequel reposaient toutes ses relations familiales. Confronté à l’incompréhension de son entourage, il décide de poursuivre sa quête, quel qu’en soit le prix. C’est l’autre moitié de ce chemin semé d’embûches et de révélations que parcourt Clovis dans le second volet de cette histoire fondée sur un authentique secret de famille, celui du peintre Dali.

Ce que j’en pense:

Avec ce diptyque, j’ai directement plongé dans le monde de la peinture. Amoureux des arts, bienvenus!

Lorsque Clovis Chaumel va dans un musée alors que ce n’est pas du tout son habitude, il tombe sous le charme de L’Angélus de Millet. Dès lors qu’il a vu cette peinture, une véritable obsession s’empare de lui. Pourquoi cette toile éveille t’elle tant de sentiment en lui? C’est en cherchant à comprendre son ressenti que Clovis va se découvrir lui même.

Cette BD m’a offert un véritable récit initiatique. Le scénario est drôlement bien mené. Il y a du mystère et l’auteur est arrivé à me surprendre. Franchement, j’ai été conquise par cette histoire si émouvante. Vous connaissez désormais mon goût pour les secrets de famille, et bien avec cette BD, j’ai été largement servie.

Le personnage de Clovis qui vit cette obsession fulgurante est terriblement attachant. Il est profondément humain et moi, j’adore ça. Alors, oui, c’est vrai, son obsession va trèèèès loin mais son sentiment est tellement fort, qu’il a le mérite d’aller jusqu’au bout de sa recherche quitte à y perdre quelques plumes. Sa quête de la vérité devient une véritable bouffée d’oxygène pour lui.

Toute cette magnifique histoire est accompagnée d’une esthétique que j’ai beaucoup apprécié. Les personnages sont pleins de détails et les expressions faciales sont très réalistes. L’ambiance générale est visuellement très agréable.

Bref:

J’ai adoré!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Mais encore?

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L’Angélus de Jean-François Millet, 1859

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L’Angélus de Salvador Dali, 1935

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Cette semaine chez Moka.

bd·Mercredi BD

Dolor de Catel et Philippe Paringaux

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Dolor de Catel et Philippe Paringaux, Casterman

Pour résumer:

Libre et farouchement indépendante, Dolor, 38 ans, journaliste, virevolte entre les amants, menant sa vie à la hussarde. Pourtant, cette jeune femme au caractère bien trempé dissimule une blessure : la disparition soudaine de son père, Paco, qui les a abandonnées, elle et sa mère, alors qu’elle était encore enfant.
Or voilà que le souvenir de Paco se ravive brusquement. Dolor vient d’être avisée de son décès et, lors de l’enterrement, se voit remettre une mystérieuse enveloppe contenant de nombreux documents : des photos, des souvenirs et, surtout, un journal intime. Dolor part alors sur les traces de ce père qu’elle a si peu connu.

Ce que j’en pense:

Dolor vient de perdre son père qui l’avait abandonné il y a des années. Le jour de l’enterrement, elle récupère une enveloppe qui va l’amener sur le chemin de son père. Cette BD nous livre donc une quête autour d’un secret de famille.

Le scénario est bien ficelé et rythmé. Cela a été un vrai plaisir de découvrir l’histoire de Dolor. Cette dernière est un personnage complexe qui va découvrir un grand secret qui va complètement la bouleverser. Il est difficile de ne pas en dire trop, donc je ne vais pas trop m’étaler.

En revanche, j’ai eu un peu de mal avec l’esthétique. Ce n’est pas forcément le dessin qui m’a dérangé mais plutôt le traitement des couleurs.

Bref:

Une BD agréable mais au visuel qui ne m’a pas entièrement séduit.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Stephie.