bd·Mercredi BD

Didier, la 5ème roue du tracteur

Didier, la 5ème roue du tracteur de Pascal Rabaté et François Ravard, Futuropolis

Pour résumer:

Didier vit avec sa soeur Soazig dans une petite ferme bretonne. Il est très malheureux : à 45 ans, ce passionné du tour de France, n’a toujours pas connu le grand amour. Alors qu’il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères du matériel agricole de Régis, copain de beuverie et fermier en faillite, il revient sans matériel mais avec son copain. Soazig est furieuse, mais pourtant le courant passe entre Régis et elle, soufflant un vent de liberté sexuelle. Consciente des malheurs de son frère, elle l’inscrit à son insu sur un site de rencontres. Rapidement, le profil de Didier fait une touche : la très entreprenante « Coquinette »…

Ce que j’en pense:

Didier est un agriculteur, célibataire endurci qui se voit contraint par sa sœur de trouver l’amour.

Le scénario est vraiment tip top. J’ai adoré, j’ai trouvé l’ensemble très drôle. C’est un morceau de vie. L’auteur nous dévoile un petit pan de l’histoire de ces personnages. Je me suis sentie privilégiée de pouvoir y assister.

J’ai aimé Didier, le gros pataud un peu poivrot mais attachant. Soazig sa sœur, quant à elle, n’en peut plus de materner son frère. Et Régis qui se retrouve à vivre chez Soazig et Didier, est également très attachant. Le trio de personnages fonctionne vraiment bien. Les situations cocasses s’enchaînent pour mon plus grand plaisir. J’ai adoré voir les relations qui se nouent entre eux.

Les illustrations sont tendres et très colorées. Il y a beaucoup de rondeurs dans les traits mais aussi beaucoup de poésie et de délicatesse. Le style graphique a donc su me séduire.

Bref:

Une lecture plaisante.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez

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Il était une fois dans l’est

Il était une fois dans l’est de Julie Birmant et Clément Oubrerie, Dargaud

Pour résumer:

Voyou aimant à se fracasser les poings dans les fenêtres, poète adulé telle une rock star, Serge Essenine est un cowboy blond de Moscou. Avec son ami Mariengof, à la chevelure lustrée comme un piano de concert, ils sont les chefs de la bande des imaginistes.

Dans les cendres fumantes de la guerre civile, alors que la Tchéka ne s’en prend pas encore aux artistes, ils se battent tranquillement à coup de poèmes et de bouteilles de vodka.

Mais un beau jour de 1921, surgit du fin fond de l’Ouest, pétrie de luxe, de Grèce et de scandales, une danseuse plus si jeune,une Américaine au moins aussi célèbre que Lénine, Isadora Duncan…

Ce que j’en pense:

Cette BD nous narre l’histoire de Isadora une danseuse qui décide de partir à la conquête de la Russie juste après la Révolution.

Je suis tombée complètement par hasard sur cette BD dans ma médiathèque et j’ai très vite compris que celle- ci faisait écho à une autre BD lue il y a quelques temps, Isadora des mêmes auteurs. J’avais gardé un souvenir plutôt positif de ma première lecture donc je suis allée assez confiante me plonger dans celle- ci. Pourtant, j’ai trouvé très vite que l’ensemble manquait un peu de rythme. Cela m’a semblé quelque peu brouillon. La fin traîne en longueur et je me suis ennuyée…

Pourtant, avec un personnage principal comme Isadora, comment peut-on  s’ennuyer? Cette femme est pétillante et a un sacré caractère. Néanmoins, elle devient très vite un peu trop hautaine, ce qui la rend désagréable.

En revanche, gros point positif sur l’esthétique de cet opus. Les traits sont doux, les personnages ont de grands yeux très expressifs. Les couleurs sont plutôt sombres et reflètent bien l’ambiance austère de la Russie post Révolution.

Bref:

Pas vraiment conquise.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Stephie.

bd·Mercredi BD

Charlotte Impératrice, Tome 1: La Princesse et l’Archiduc

Charlotte Impératrice, Tome 1: La princesse et l’Archiduc de Nury et Bonhomme, Dargaud

Pour résumer:

Élevée par son père Léopold 1erer, Charlotte de Belgique est destinée à faire un glorieux mariage. Pour la jeune femme, le choix s’arrête sur l’archiduc Maximilien d’Autriche, frère cadet de l’empereur François Joseph. Un mariage somptueux vient sceller leur union, qui, disons-le tout de suite, ne sera pas heureuse. Le jeune couple est dépassé par les rivalités dont ils sont le jeu, entre les terribles Habsbourg et le calculateur empereur Napoléon III. Et Maximilien se révèle un homme décevant, à tous points de vue. C’est en faisant face à l’adversité que Charlotte aura finalement l’occasion de quitter les voies d’un chemin tout tracé…

Ce que j’en pense:

La série commence avec le mariage de Charlotte avec Maximilien. La jeune femme naïve va devoir mûrir vite face aux coups durs que va lui infliger la vie et aussi face à son mari.

Le scénario dévoile très rapidement des enjeux politiques. Le récit est jalonné de personnages historiques. Ce premier tome installe les personnages et ne présente que peu de rebondissements. L’ambiance s’installe, le décor est posé pour les prochains tomes. Le tout éveille assez la curiosité pour que j’ai envie d’aller voir un peu plus loin.

Du côté des personnages, Charlotte tire clairement son épingle du jeu. Elle se construit un caractère fort et connaît une évolution fulgurante, laissant deviner que ses aventures vont être palpitantes mais également la mettre à rude épreuve.

Maximilien quant à lui, se montre très charmant au début pour finalement appeler de la pitié de la part du lecteur.

L’évolution des deux époux est donc diamétralement opposée.

L’esthétique quant à elle est très détaillée. Les tenues et les décors sont pleins de minutie et c’est vraiment très beau à regarder. L’ambiance générale est très colorée.

Bref:

Une mise en bouche, il faut voir ce que donnera la suite.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez

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Le Vendangeur de Paname

Le Vendangeur de Paname deFrédéric Bagères et David François, Delcourt

Pour résumer:

Paris 1912, un mystérieux tueur en série défie la police française. Le quai des Orfèvres

 mobilise toutes ses forces pour l’arrêter. Toutes ses forces ? Non. L’Écluse, un inspecteur porté sur la boutanche, et Pierre Caillaux, fils de ministre pistonné, sont priés de ne surtout pas se mêler de l’enquête. C’est pourtant ce qu’ils vont s’empresser de faire.

Ce que j’en pense:

Cette BD nous retrace l’enquête de l’Ecluse et Bloseille sur le meurtre d’un caviste. Le scénario se déroule comme un vieux polar. L’ambiance qui se dégage de ce livre est particulière, presque étrange. L’intrigue est particulièrement bien construite.

Les personnages sont plutôt stéréotypés mais c’est un duo qui fonctionne. Ecluse  est un vieil enquêteur alcoolique et Bloseille un stagiaire. Les protagonistes sont également typiques des vieux polars.

L’esthétique est particulière. Le trait est nerveux et un peu épais. Le décor semble comme dans un sfumato et l’ambiance est un eu vieillie rappelant les polars des années 50.

Bref:

Une lecture sympa mais sans plus.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

bd·Mercredi BD

Où sont passés les grands jours?

Où sont passés es grands jours? de Jim et Alex Tefenkgi, Grand Angle

Pour résumer:

Je pense à cette saloperie de mort… Du coup je pense à toi, Fred, mon meilleur ami, qui a eu la sale idée de nous quitter d’un commun accord avec toi-même.

C’est l’histoire de Fred, qui s’est donné la mort. C’était le meilleur ami d’Hugo, d’Étienne, ou de Jean-Marc. Mais tout ça n’a plus vraiment d’importance. C’est encore l’histoire d’un numéro de téléphone, celui de Fred, que Hugo ne se résout pas à supprimer de son répertoire. En tout cas, pas sans avoir passé un dernier coup de fil.

C’est aussi l’histoire de trois cadeaux, laissés à titre posthume par Fred et qui, progressivement, changeront leur vie à tous. C’est enfin l’histoire du temps qui passe, des petits ressentis, de ces

impressions que l’on garde au fond de soi, celles que l’on tait. Jusqu’à ce que tout explose, un jour…

C’est une histoire d’amitié. Une histoire sur les rêves que l’on porte en soi. Ceux que l’on réalise et ceux que l’on ne réalise pas, en somme. Après le tourbillonnant Une nuit à Rome, Jim signe un nouveau récit touchant et profondément humain.

Ce que j’en pense:

Cette BD est une belle histoire d’amitié mais aussi une histoire de mort…

Tout commence par le décès de Fred et la tristesse qu’il laisse derrière lui. J’ai donc suivi Hugo l’un de ses meilleurs amis. Hugo est dévasté, il ne comprend pas le geste de Fred et part complètement en sucette. Il se questionne et remet tout en question.

Le scénario est sympa malgré le thème du deuil qui est central. C’est plutôt bien mené mais j’ai trouvé que c’était un peu prise de tête par moment.

Hugo est le personnage principal et je l’ai malheureusement trouvé antipathique. Je n’ai pas accroché à son caractère malgré le moment difficile qu’il traverse. Peut être se questionne t’il trop à mon goût?

Malgré ce bémol, la fin de ce tome donne vraiment envie de découvrir la suite.

L’esthétique est vraiment sympa et en adéquation avec le scénario. J’ai aimé les couleurs et l’ambiance graphique générale. Les traits sont fins et précis, c’est appréciable.

Bref:

Malgré quelques bémols, je lirai la suite de cette BD.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Stephie.

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Brigade Verhoeven, Tome 1: Rosie

Brigade Verhoeven, Tome 1: Rosie de Bertho et Corboz, Rue de Sèvres

Pour résumer:

Une série policière tirée des romans à succès de Pierre Lemaître : « La bombe a convenablement fonctionné ; sur ce plan, il a tout lieu d’être satisfait. Les rescapés tentent déjà de secourir les victimes restées au sol. Jean s’engouffre dans le métro. Lui ne va secourir personne. Il est le poseur de bombes. » Jean Garnier – pour l’état civil, il est John Garnier, n’a plus rien à perdre dans la vie : sa mère est en prison, sa petite amie a été tuée et il n’a plus de travail. Ce qu’il veut est bien simple : un passeport et des billets d’avion pour sa mère et lui pour l’Australie et cinq millions d’euros. Il ne parlera en outre qu’au commissaire Camille Verhoeven, sinon il fait sauter les six autres obus qu’il a disséminés un peu partout… Camille Verhoeven né hypotrophique, ne mesure que 1,45 m. C’est un homme solitaire, discret, et appliqué. L’expérience lui a permis de réunir une équipe hétéroclite et efficace, composée de Louis, le riche élégant, d’Armand, le radin méticuleux et de Jean-Claude, le joueur, coureur de jupons.

Cette singulière brigade parviendra-t-elle à déjouer le piège tendu ?

Ce que j’en pense:

Ceux qui aiment Pierre Lemaitre ne peuvent que trouver leur compte avec cette super BD!

J’ai donc suivi avec attention la Brigade Verhoeven sur la piste d’un poseur de bombes, Jean, qui demande désespérément que sa mère Rosie sorte de prison.

Le scénario est top top top et m’a tenu en haleine jusqu’au bout. L’enquête est rondement menée, bref, j’ai pris un véritable plaisir à suivre cette histoire. Le tout a un bon rythme et laisse les situations s’installer sans pour autant tirer en longueur.

J’ai adoré les personnages de cette BD. Verhoeven est très charismatique et emplit toute la BD de sa présence. Il a une réelle aura. 

Il faut dire que avec des personnages tirés d’un polar de Pierre Lemaitre, il ne pouvait en être autrement. En effet, l’auteur aime peaufiner les personnalités de ses personnages et cela se ressent dans cette BD.

Comble du bonheur, l’esthétique a su me séduire. C’est très coloré, pleins de détails, dans un style graphique que j’affectionne particulièrement.

Bref:

J’ai adoré!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

Y a pas que moi qui en parle:

Stephie

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Cette semaine chez Noukette.

 

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Loup

Loup de Renaud Dillies, Dargaud

Pour résumer:

Il a tout oublié. D’où il vient, qui il est, pourquoi il erre, seul. Tout… jusqu’à son nom. Sur le chemin de l’institut qui est censé le recueillir, il passe devant un cabaret et y entre instinctivement, comme guidé par la musique. Le voilà participant malgré lui à une audition. Il s’invente un prénom, « Loup ». Et là, comme par miracle, ses mains se souviennent, et la guitare entre ses doigts révèle un musicien magique. Embauché pour rejoindre le groupe de la jolie miss Ti, il connaîtra les concerts, l’amitié, l’amour, la célébrité, mais retrouvera-t-il la mémoire ?

Ce que j’en pense:

Loup se réveille mais ne sait plus qui il est. Alors qu’il ne sait rien de lui, il se découvre des talents de musicien.

Le scénario est simple. Néanmoins, je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire. À mon sens, l’intrigue de base est vraiment riche mais selon moi, la quête de l’identité n’a pas été assez exploitée. Cela manque cruellement de ce point de vue, surtout que passé les premières planches, je m’attendais vraiment à ce que le sujet soit un peu plus fouillé.

Le personnage principal, Loup, est très énigmatique. Forcément, il ignore son identité, tout comme le lecteur. Rien ne laisse deviner sa personnalité, rien ne transparaît et c’est très frustrant. Pour le coup, je trouve que le personnage manque de consistance.

La fin relève néanmoins le niveau général de ce one- shot. Renaud Dillies dissémine un peu de poésie et cela fait franchement du bien.

En revanche, j’ai adoré l’esthétique tout en douceur avec des couleurs aux multiples nuances.

Bref:

Pas totalement conquise.

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

Mo’

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Cette semaine chez Moka.