bd·Mercredi BD

Mon voisin Raymond

Mon voisin Raymond de Troubs, Futuropolis

Pour résumer:

Troubs habite une petite ferme au coeur de la Dordogne. Il faut traverser un petit bois pour retrouver son voisin le plus proche, Raymond. Raymond est octogénaire. Il a longtemps vécu dans le village à côté. Sa vie s’est déroulée ici. Aujourd’hui, au fil des jours et des saisons, il cultive son petit bout de jardin, discute avec quelques amis de son âge ou le facteur, prépare la soupe du soir, en attendant la fin. Avec Troubs, il entretient des rapports particuliers. Le dessinateur l’aide dans les travaux les plus pénibles : couper du bois et le ranger, retourner la terre… En contrepartie, Raymond apprend à son ami artiste des rudiments de jardinage, la taille des arbres fruitiers, les cycles des saisons, de la nature… Raymond est un homme simple, comme il y en a des milliers. Son mode de vie ressemble à celui de ses parents, de ses grands-parents, qui lui ont transmis ses savoirs, qu’aujourd’hui il partage avec Troubs et les lecteurs.

Ce que j’en pense:

Cette BD raconte tout simplement une année de la relation entre deux voisins. Au fil des saisons, Raymond initie son jeune voisin au jardinage, aux champignons et à la contemplation des paysages.

Au fil du temps, on s’attache à Raymond. Ce petit vieux cultive l’art de vivre. Le personnage à un côté très apaisant et je trouve qu’il est en décalage avec notre façon de vivre actuelle. En harmonie avec la nature, il nous rappelle qu’il faut prendre notre temps, regarder autour de nous, se poser, simplement.

J’ai vraiment aimé ces moments de tendresses, d’émotions et de contemplations. La relation qui se noue entre les deux personnages est pleine de respect. Franchement, cela fait du bien!

L’esthétique est remplie de belles couleurs et de détails dans les paysages mais les personnages sont un peu trop grossiers à mon goût.

Bref:

Un one-shot qui remet certaines choses en perspective.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez

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bd·Mercredi BD

Les échos invisibles

Les échos invisibles de Tony Sandoval et Grazia La Padula, Calamar

Pour résumer:

Abattu par la mort de celle qu’il aime, Baltus sombre dans une dépression qui frôle les excès des dérives interdites. Ne trouvant pas de réponse à son mal de vivre, il décide de quitter la Hollande.

C’est sur une île en Sicile qu’il trouve une paix intérieure. Un jour, pourtant, une journaliste vient perturber son repos.

Quel est ce don qu’on lui attribue et par lequel il se serait illustré quelques temps plus tôt ? La paix intérieure commence déjà à bouillir !

Quand certaines peines de la vie vous obligent à enfouir vos plus beaux souvenirs, certains voyages peuvent en réveiller les démons…

Ce que j’en pense:

Le résumé donne terriblement envie et pourtant, ce n’est pas du tout ce qui m’a donné envie de lire cette BD. En ce qui concerne le genre, je fonctionne très souvent au coup de cœur visuel. Je suis donc tombée complètement par hasard sur cette BD dans ma médiathèque. Subjuguée par la couverture, c’est sans lire le pitch que je l’ai ramenée chez moi.

Dès les premières pages, j’ai compris que j’allais aimé. Le scénario est terriblement prenant. C’est bien construit, un véritable petit bijou. 

Le personnage de Baltus est fascinant au plus haut point. Il est entouré de mystère et attise la curiosité. Il est également profondément attachant et à fleur de peau. Comment ne pas s’attacher à lui dans ces cas là?

Ce diptyque pourrait être un film. Johnny Deep remplirait à merveille le rôle de Baltus. Ses grands yeux, son air mystérieux… Bref, je crois que je me perds un peu…

Et l’esthétique me direz- vous? Étant tombée amoureuse de la couverture, j’ai espéré être autant conquise par le contenu. De ce point de vue là, je ne fus pas déçue. L’ensemble est rempli de poésie. Même si les proportions des personnages sont au départ surprenantes (j’ai trouvé qu’ils avaient des grosses têtes…), je suis finalement tombée sous le charme. Les couleurs sont douces et il se dégage une atmosphère particulière de ces pages.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Moka.

bd·Mercredi BD

Malaterre

Malaterre de Pierre- Henry Gomont, Dargaud

Pour résumer:

Coureur, menteur, buveur, noceur… Gabriel Lesaffre a toutes les qualités. Depuis l’enfance, il est en rupture avec son milieu familial. Épris de liberté, il ne supporte pas l’autorité. Un jour, il tombe amoureux d’une lointaine cousine, Claudia. Elle a dix ans de moins que lui. Coup de foudre, mariage, trois enfants : Gabriel se laisser séduire par les charmes de la vie de couple et les délices du confort bourgeois.

Mais ses vieux démons se rappellent à son bon souvenir. Gabriel s’ennuie. Il plaque tout, s’envole pour l’Afrique, reste cinq ans sans donner de nouvelles. Puis il réapparaît, fidèle à lui-même. Mêlant manipulation, persuasion et belles promesses, il obtient la garde de Mathilde et Simon, les deux aînés, et les emmène avec lui en Afrique équatoriale. Pour ces deux jeunes ados, une nouvelle existence commence : ils découvrent l’Afrique et une vie « festive, bigarrée, frivole et un peu vaine ». Mais ils doivent aussi supporter les incessants problèmes d’argent de leur père, héritier d’un domaine qu’il est incapable de gérer, et son penchant insurmontable pour la boisson. Et si le rêve africain finissait par se dissiper dans les vapeurs d’alcool ?

Ce que j’en pense:

Gabriel a une obsession (mis à part l’alcool), le domaine de Malaterre. Ivrogne, il entraîne ses deux aînés loin de leur mère pour les « convertir » à sa passion. Pierre-Henry Gomont m’a littéralement embarqué dans son scénario. Je me suis sentie complètement transportée, tout au long de ma lecture.

Il faut dire que le scénario est merveilleusement bien construit, avec des personnages complexes et fascinants. Tout au long du récit, c’est un véritable ascenseur émotionnel qui m’a envahi. Tour à tour offusquée, émue, en colère, la palette des émotions que ce one-shot a éveillé en moi est large.

Outre le scénario, c’est le personnage de Gabriel qui m’a totalement fasciné. A la fois attirant et repoussant, il est au centre de ce roman graphique. Je n’ai eu de cesse de le comprendre. Son obsession pour ce domaine, n’aura de cesse de le hanter, une course éperdue durant laquelle il brûlera ses ailes.

L’esthétique est sublime. Les traits sont nerveux et chaque case foisonne de détails et de couleurs. L’atmosphère est chaude, l’ambiance moite. L’alcool est partout et semble troubler certaines vignettes. Un véritable petit bijou visuel.

Bref:

Un vrai coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Moka

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Cette semaine chez Stephie.

bd·Mercredi BD

Monsieur Désire?

Monsieur Désire? d’Hubert et de Virginie Augustin, Glénat

Pour résumer:

La vertu servant le vice…

Dans l’Angleterre victorienne, Lisbeth, une domestique plutôt discrète, vient d’entrer au service d’Édouard, un noble irritant de suffisance, provocateur et blasé. Habitué à choquer son entourage par le récit de ses frasques, ce jeune dandy découvre en sa nouvelle servante quelqu’un de moins docile et impressionnable qu’il ne le croyait. Face à ses piques, celle-ci reste imperturbable, ne répondant que par un regard empreint de compassion sincère. Entre les deux, malgré leurs disparités sociales, une étrange complicité va naître au gré de joutes verbales plus ou moins intenses. De servante, Lisbeth va devenir confidente, en dépit des règles régissant la maisonnée, provoquant quelques jalousies chez les autres domestiques…

Ce que j’en pense:

Monsieur est un bourgeois qui profite des femmes. Un jour, il se prend « d’affection » pour Lisbeth, une petite femme de chambre prude.

Mon Dieu… Le scénario de ce roman graphique est superbe! C’est prenant et cela monte en puissance au fur et à mesure des pages. J’ai adoré l’histoire.

Et les personnages! Le scénariste les a construit de façon sublime. L’intrigue va les mal mener. Monsieur va voir ses convictions vaciller et Lisbeth va voir ses mœurs mises à rude épreuve. Il y a du pêché dans cette oeuvre. La question est: Va t’on y succomber? Je suis admirative de la force de caractère de Lisbeth sur laquelle au départ, je n’aurai pas misé ma chemise. Quant à Monsieur, il peut se montrer exécrable, mais tout au long de la lecture, on sent poindre une fragile humanité.

Le tout est sublimé par une esthétique impeccable. Les décors sont magnifiques, fins et pleins de petits détails. J’ai apprécié les couleurs et cette ambiance totalement magique. 

Bref:

Un vrai coup de cœur.

 

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Moka (enfin… je crois.)

Y a pas que moi qui en parle:

Délivrer des Livres

Moka

Stephie

Lasardine

Sabine

Antigone

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L’homme gribouillé

L’homme gribouillé de Serge Lehman et Frederick Peeters, Delcourt

Pour résumer:

À 40 ans passés, Betty Couvreur vit dans l’ombre de sa mère Maud, auteur de livres pour enfants. Pourtant, depuis

 des années, Maud subit l’emprise d’un terrifiant maître-chanteur, Max Corbeau. Betty l’apprend et se retrouve projetée dans une quête des origines en compagnie de sa propre fille, Clara. Voyage initiatique au pays des monstres et des merveilles avec au bout, peut-être, un secret venu du fond des âges.

Ce que j’en pense:

Betty découvre le mystère de son passé suite à l’AVC de sa mère. Elle part alors en quête d’un mystérieux monstre qui les harcèle. Mais, ce qu’elle va découvrir va littéralement changer sa vie.

Ce scénario qui prend des allures de quête entre mère et fille est passionnant. Il faut dire que les secrets de famille et les ambiances mystiques, j’adoooore ça!

Ce roman graphique est donc haletant!

Les personnages sont bien construits avec une psychologie très fine. C’est une BD très riche de tous les points de vue.

L’esthétique en noir et blanc est pleine de multiples détails. Il y a pleins de choses à voir et chaque planche se détaille longuement. L’ambiance générale est très noire et colle parfaitement avec l’histoire.

Bref:

J’ai vraiment adoré!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

Jérôme

Mo

Jacques

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Cette semaine chez Stephie.

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Le Joueur d’Echecs

Le Joueur d’Echecs de David Sala, Casterman

Pour résumer:

David Sala adapte le chef d’œuvre de Stefan Zweig en BD.

Les premiers pas furent un fiasco, je n’arrêtais pas de m’embrouiller, cinq, dix, vingt fois, je dus reprendre le début de la partie.
Mais j’avais tout mon temps… Moi, l’esclave du néant…

1941. Dans les salons feutrés d’un paquebot en route pour l’Argentine, le champion du monde d’échecs affronte lors d’une ultime partie un aristocrate viennois, dont l’incroyable maîtrise du jeu est née dans l’antre de la tyrannie. 
Cette dénonciation poignante et désespérée de la barbarie nazie est le dernier texte écrit par Stefan Zweig avant son suicide.

Ce que j’en pense:

Quelque chose est certain, cette lecture ne vous laissera pas indifférent! Le scénario est très habile et mène le lecteur dans les méandres de cette histoire très prenante. C’est tout simplement envoûtant. Les récits sont enchâssés et il flotte un petit air de surréalisme.

Les personnages sont à la limite de la folie et tout semble tellement irréel dans une ambiance d’après guerre où chacun essaie de se reconstruire comme il le peut.

Le tout est servi par une esthétique magnifique. Les traits sont fins et délicats ce qui crée un contraste avec la dureté des expressions faciales. Les couleurs sont sublimes le décor est très géométrique, presque hypnotique.

Bref:

Un véritable coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez

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Monsieur Noir

Monsieur Noir de Griffo et Dufaux, Dupuis

Pour résumer:

Mourir pour une plume
L’Angleterre, au siècle dernier. Un château : Blacktales. Tous les sept ans, son propriétaire, l’inquiétant Monsieur Noir, vient y signer un nouveau bail avec son locataire. 
À Blacktales, deux clans, irréductiblement opposés, se livrent une lutte féroce et sournoise pour la possession d’une plume : elle seule permet d’apposer sur le contrat de location la signature qui donne le pouvoir absolu. 
C’est dans un climat d’effervescence que débarque Fanny, récemment orpheline : la plume, égarée depuis deux ans, a été localisée. Elle se retrouve entre les mains de deux êtres dont l’impitoyable sadisme terrorise tous les habitants du lieu…

Ce que j’en pense:

Fanny est une jeune fille qui arrive dans un château où de nombreuses luttes de pouvoir ont lieu. Tous les habitants se battent pour posséder LA plume qui donne le pouvoir ABSOLU.

Je vais arrêter ici l’usage des majuscules…

Je renoue un peu avec Dufaux après une longue séparation et je découvre Monsieur Noir. Cette BD a un pitch plutôt alléchant avec des complots et cette noirceur que j’adore tant. Hélas, le scénario m’a moyennement emballé. Je me suis un peu ennuyée. Manque de rebondissements, de suspens et de structure selon moi. J’ai trouvé l’ensemble un peu brouillon et cela m’a dérangé dans ma lecture.

Les personnages m’ont semblé antipathiques et peu travaillés. Je ne leur ai trouvé aucune profondeur et tout le monde était foncièrement méchant, ce qui rend les personnages peu attachants… Le manque de nuance m’a clairement manqué.

Quant l’esthétique… Même combat que pour le reste du roman graphique, elle m’a déplu. Les couleurs sont ternes et ne mettent pas en valeur le dessin qui est déjà très chargé en détails. J’ai trouvé l’ensemble un peu vieillot visuellement.

Bref:

Je ne suis pas DU TOUT conquise (zut j’avais dit que j’arrêtais avec les majuscules!).

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

 

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Cette semaine chez Stephie.