bd·Littérature de Jeunesse

Yin et le dragon

Yin et le dragon de Richard Marazano et Yao Xu, Rue de Sèvres

Pour résumer:

Shanghai 1937. L’armée impériale japonaise a fait main basse sur une large partie de la côte chinoise. En ces temps de tristesse, la menace de l’antique prophétie plane, celle de l’invincible dragon noir Gongong qui doit venir anéantir les hommes quand le désespoir et la haine règneront.

Yin, petite fille d’une dizaine d’années est élevée par son grand-père pêcheur, Liu. Un soir, alors que Liu sort en mer, Yin se faufile sur le bateau. Soudain une bête puissante se débat dans ses filets : un dragon d’or, blessé, que Yin convint son grand-père de cacher et de soigner… Une décision qui les emmènera bien plus loin qu’ils ne le pensaient.

Ce que j’en pense:

Mon petit cœur d’artichaut a complètement fondu devant cette sublime couverture! La couleur, le trait, tout m’a conquis. Alors, en ouvrant la BD, l’attente était énooooorme!

Parlons d’abord du scénario… Yin vit avec son grand- père pêcheur depuis que ses parents sont morts. Alors qu’elle s’incruste sur le bateau de son papi, elle ramène dans les filets un magnifique dragon d’or.

L’intrigue est envoûtante.Je suis très vite rentrée dans l’histoire et je me suis attachée à la petite Yin d’emblée. Le scénario nous tient en haleine et se déroule dans un contexte historique sombre. L’ensemble est bien construit. On en veut toujours plus!

Les personnages sont attachants. Yin est une petite fille qui a déjà vécu beaucoup de malheurs dans sa jeune vie. Pourtant, malgré l’adversité, elle reste joyeuse et intrépide. Bon… Parfois, elle m’a un peu agacée j’avoue! J’ai aimé la relation de tendresse entre ce grand- père complètement dépassé et sa petite fille.

Le tout est servi par une esthétique sublime! C’est juste tout ce que j’aime. Les couleurs, les traits, l’ambiance… Je n’ai rien à dire de ce côté là. C’est visuellement magnifique.

Bref:

Un coup de cœur!

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Merci qui?

Merci à ma super collègue et à sa fille pour m’avoir fait découvrir cette superbe BD!

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Roman·Service Presse

Danser au rythme des saisons

Danser au rythme des saisons de Rebecca Di Giusto, Editions Spinelle

Pour résumer:

Arrivée à l’automne de sa vie, Françoise se remémore, ses bonheurs, ses peines. 
Souvenir familial, sur quatre générations de femmes, liées par un secret de famille et souvenir d’un amour qui la conduira au bout du monde ! Mais le chemin de la passion et de la liberté sera semé d’embûches : pertes, revers, désillusions…
Tabou, deuil, divorce, maladie, psychologie mais aussi amour, amitié, courage, positivisme, espérance… transforment ce récit littéraire en roman sociologique, teinté d’événements historiques en filigrane et d’une promesse d’évasion et de dépaysement, sur fond de nature australienne et autres îles du Pacifique.

Ce que j’en pense:

Avec Danser au rythme des saisons, Rebecca Di Giusto m’a transportée dans un véritable récit de vie. En effet, j’ai découvert Françoise, une femme à l’automne de sa vie qui raconte justement comment elle en est arrivée où elle en est. C’est donc avec une certaine curiosité, que je me suis plongée dans le passé de ce personnage. Finalement, Françoise s’avère être une personne comme les autres. Ce qui lui arrive peut arriver à n’importe qui. C’est avec un ton humble, qu’elle déroule donc au fil des pages son enfance, son adolescence, ses joies, ses peines et ses désillusions.

Alors forcément, on en vient à l’apprécier Françoise. Elle nous attendrit. J’ai voulu tour à tour la secouer ou encore la prendre dans mes bras. Françoise devient une amie, une personne que l’on connaît sans jamais vraiment l’avoir rencontré. En nous dévoilant ses plus profonds secrets, l’auteure réussit à nous faire oublier que tout ceci n’est finalement qu’un roman.

L’écriture est très agréable et j’ai eu la sensation d’assister à une véritable conversation.

La fin du roman est terrible… Attachée au personnage de Françoise, il est difficile d’accepter de lui dire au revoir.

Bref:

Un beau récit.

Si je devais le noter:

5-plumes

Merci qui?

Merci à Rebecca Di Giusto pour la confiance qu’elle m’a accordée, ainsi qu’aux Éditions SpinelleÉditions Spinelle.

Editions Spinelle

bd·Mercredi BD

Le Joueur d’Echecs

Le Joueur d’Echecs de David Sala, Casterman

Pour résumer:

David Sala adapte le chef d’œuvre de Stefan Zweig en BD.

Les premiers pas furent un fiasco, je n’arrêtais pas de m’embrouiller, cinq, dix, vingt fois, je dus reprendre le début de la partie.
Mais j’avais tout mon temps… Moi, l’esclave du néant…

1941. Dans les salons feutrés d’un paquebot en route pour l’Argentine, le champion du monde d’échecs affronte lors d’une ultime partie un aristocrate viennois, dont l’incroyable maîtrise du jeu est née dans l’antre de la tyrannie. 
Cette dénonciation poignante et désespérée de la barbarie nazie est le dernier texte écrit par Stefan Zweig avant son suicide.

Ce que j’en pense:

Quelque chose est certain, cette lecture ne vous laissera pas indifférent! Le scénario est très habile et mène le lecteur dans les méandres de cette histoire très prenante. C’est tout simplement envoûtant. Les récits sont enchâssés et il flotte un petit air de surréalisme.

Les personnages sont à la limite de la folie et tout semble tellement irréel dans une ambiance d’après guerre où chacun essaie de se reconstruire comme il le peut.

Le tout est servi par une esthétique magnifique. Les traits sont fins et délicats ce qui crée un contraste avec la dureté des expressions faciales. Les couleurs sont sublimes le décor est très géométrique, presque hypnotique.

Bref:

Un véritable coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez

bd·Littérature de Jeunesse

Momo

Momo, Tome 1 de Jonathan Garnier et Rony Hotin, Casterman

Pour résumer:

Avec Momo, Jonathan Garnier et Rony Hotin recomposent le parfum inoubliable de l’enfance.
 
« Hey le bon dieu ! Dis à mon papa qu’il faut qu’il rentre vite ! Et dis-lui que je lui fais des gros bécots ! Et mamy aussi, elle lui fait des bécots ! … Même si elle pique un peu… »

Avec Momo, Jonathan Garnier et Rony Hotin recomposent le parfum inoubliable de l’enfance. Le temps des copains, des découvertes, des petites bêtises, des grands bonheurs et des gros chagrins. Le temps aussi d’un émerveillement constant que contrarient parfois les réalités du monde adulte.

Ce que j’en pense:

Quand j’ai regardé cette magnifique couverture, je me suis d’emblée sentie attirée par cette BD. Momo, son petit short, sa tignasse hirsute et surtout ses grands yeux… Je n’ai pu m’empêcher de me demander ce que cachait ce regard.

Momo est une petite fille qui vit avec sa grand- mère lorsque son père part en mer. Le scénario est très touchant. On découvre cette petite fille mal dans sa peau et qui a du mal à se sociabiliser. Un peu étrange aux yeux des autres enfants, Momo souffre de son image. L’intrigue nous fait suivre les pas de cette petite fille si émouvante. On ne peut que être émue par ce personnage que l’on a envie de prendre dans ses bras et de rassurer. Et que dire de la fin de ce tome? Elle relance complètement l’intrigue et ouvre tout un panel de possibilités pour le tome 2.

J’ai aimé le côté espiègle de Momo, sa fragilité, sa sensibilité. J’ai aimé cette grand- mère qui tente de faire que sa petite fille se sente bien dans sa peau. ce duo est tout en émotion et leur lien m’a énormément touché.

J’ai été surprise par le dessin au tout début de ma lecture. Mais, finalement, je me suis laissée séduire. C’est une véritable explosion de couleurs qui s’offre à nous. Les traits sont fins et délicats et rappellent par certains côtés le style de dessin des mangas.

Bref:

Un coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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bd·Mercredi BD

Monsieur Noir

Monsieur Noir de Griffo et Dufaux, Dupuis

Pour résumer:

Mourir pour une plume
L’Angleterre, au siècle dernier. Un château : Blacktales. Tous les sept ans, son propriétaire, l’inquiétant Monsieur Noir, vient y signer un nouveau bail avec son locataire. 
À Blacktales, deux clans, irréductiblement opposés, se livrent une lutte féroce et sournoise pour la possession d’une plume : elle seule permet d’apposer sur le contrat de location la signature qui donne le pouvoir absolu. 
C’est dans un climat d’effervescence que débarque Fanny, récemment orpheline : la plume, égarée depuis deux ans, a été localisée. Elle se retrouve entre les mains de deux êtres dont l’impitoyable sadisme terrorise tous les habitants du lieu…

Ce que j’en pense:

Fanny est une jeune fille qui arrive dans un château où de nombreuses luttes de pouvoir ont lieu. Tous les habitants se battent pour posséder LA plume qui donne le pouvoir ABSOLU.

Je vais arrêter ici l’usage des majuscules…

Je renoue un peu avec Dufaux après une longue séparation et je découvre Monsieur Noir. Cette BD a un pitch plutôt alléchant avec des complots et cette noirceur que j’adore tant. Hélas, le scénario m’a moyennement emballé. Je me suis un peu ennuyée. Manque de rebondissements, de suspens et de structure selon moi. J’ai trouvé l’ensemble un peu brouillon et cela m’a dérangé dans ma lecture.

Les personnages m’ont semblé antipathiques et peu travaillés. Je ne leur ai trouvé aucune profondeur et tout le monde était foncièrement méchant, ce qui rend les personnages peu attachants… Le manque de nuance m’a clairement manqué.

Quant l’esthétique… Même combat que pour le reste du roman graphique, elle m’a déplu. Les couleurs sont ternes et ne mettent pas en valeur le dessin qui est déjà très chargé en détails. J’ai trouvé l’ensemble un peu vieillot visuellement.

Bref:

Je ne suis pas DU TOUT conquise (zut j’avais dit que j’arrêtais avec les majuscules!).

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

 

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Cette semaine chez Stephie.

Feel Good

Quand est-ce qu’on arrive?

Quand est-ce qu’on arrive? de Papa Chouch, Jungle!

Pour résumer:

Après des semaines d’angoisse, le moment tant redouté est arrivé: tes enfants sont en vacances. A toi les réveils qui piquent, les looongs trajets rythmés par le sempiternel « Quand est-ce qu’on arrive? ». A toi le sable giclant dans tes yeux fatigués et les mojitos tracés dans le sable comme un SOS de parent en détresse. Allons, allons, sèche tes larmes et dévore vite ce nouvel opus de Papa Chouch, à défaut du beignet que ton enfant vient juste de dérober sous ton nez. Courage, c’est bientôt la rentrée.

Ce que j’en pense:

La semaine dernière, je vous faisais découvrir le tome 1 de Papa Chouch titré On ne choisit pas ses enfants. Et… J’avais adoré.

Cette fois, Papa Chouch nous parle des vacances en famille. Quel plaisir de partir en voyage avec ses enfants… N’est-ce pas… Le papa décide donc de nous proposer plusieurs idées d’activités et met en lumière des situations que nous avons tous connu voire souffert.

Alors forcément j’ai souri mais je n’ai pas autant ri que pour le premier tome. Allez savoir pourquoi, je ne suis pas sortie complètement satisfaite de cette lecture. Pas assez de citation selon moi et un humour un peu tiré par les cheveux qui ne m’ont donc pas conquise. J’ai passé un agréable moment mais sans réel plus. Peut- être que j’en attendais trop de ce deuxième opus après le premier tome qui m’avait vraiment séduit…

Bref:

Distrayant mais sans plus.

Si je devais le noter:

3-plumes

Mais encore?

Vous trouverez la page Facebook de Papa Chouch ici.

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Roman·Romance

Un pour toutes

Un pour toutes de Frances Pye, Fleuve Editions

Pour résumer:

Depuis plusieurs années de colocation, Lily, Sam, Mara et Terry sont amies à la vie à la mort. Indépendantes et volontaires, ces trentenaires ne rêvent que d’une chose : un homme, mais uniquement à temps partiel. Se présente alors le candidat parfait : Sean est beau, riche, célibataire, propriétaire d’une petite entreprise de construction, et adore les enfants. Aussitôt, une idée lumineuse s’impose aux jeunes femmes : et si on partageait ? De déconvenues en quiproquos, leur plan ingénieux pourrait bien tourner au désastre… 

Ce que j’en pense:

Lorsque quatre copines décident de se partager le beau Sean, autant vous dire que cela ouvre la possibilité à d’innombrables situations cocasses.

Tout part d’un constat: Lily, Sam, Mara et Terry ne sont pas heureuses dans leurs vies. Elles veulent un homme mais n’en attendent pas la même chose. C’est alors que Lily leur propose un partage « astucieux » qui leur permettra de trouver leur bonheur respectif. Et c’est le beau Sean qui sera le dindon de la farce!

L’intrigue est cocasse et divertissante avec des situations assez drôles. Mais on ne fait pas que rire ou sourire à la lecture de ce roman. Il y aussi de l’émotion, car vous vous doutez bien que tout ne peut pas bien se passer. Certaines situations sont prévisibles et j’aurai aimé être un peu plus surprise.

Les personnages sont sympathiques bien que chacune puisse se montrer agaçante à sa façon… Entre celle qui a la grosse tête, l’autre qui ne fait que geindre… Bref… Heureusement, Sean est là mais il renferme tous les traits du stéréotype du prince charmant moderne.

L’écriture et simple et agréable. Cela colle avec l’ambiance légère du roman.

Bref:

Une lecture rafraîchissante.

Si je devais le noter:

3-plumes