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Beastars

Beastars de Paru Itagaki, Ki-oon Editions

Au milieu des haines et des peurs viscérales, qui s’emparera du trône du Beastar ?
Après une soirée en compagnie de Haru, Legoshi s’éveille au milieu d’une véritable scène de carnage… Pas de doute, il a dévoré la lapine pendant la nuit ! Tous ses poils virent au blanc sous l’effet du choc, mais ses sens l’avaient trompé : Haru est bien vivante, et les taches rouges qui couvrent le lit ne sont que du jus de tomate.

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The Killer Inside

The Killer Inside, Tome 1 de Hajime Inoryu et Shôta Itô, Ki-oon Editions, 218 pages

À première vue, Eiji, discret et maladroit, ne se démarque pas de la foule des étudiants de sa fac… Pourtant, il tente depuis longtemps de faire oublier au monde que son défunt père n’était autre que le tueur en série LL, tristement célèbre pour les horribles tortures infligées aux jeunes femmes qu’il a assassinées.

Après des années passées à fuir la presse, Eiji a enfin réussi à trouver sa place. Mieux, il se réveille un matin avec une des plus belles filles du campus à ses côtés ! Elle lui avoue être tombée amoureuse de lui lorsqu’il l’a sauvée des griffes d’une brute épaisse. Un vrai conte de fées… dont le jeune homme n’a aucun souvenir ! Les trois derniers jours sont un trou noir dans sa mémoire, comme si quelqu’un d’autre avait vécu dans son corps à son insu… Et, pendant son amnésie, un cadavre de femme mutilé a été retrouvé dans le quartier. Pour la police, ça ne fait aucun doute : c’est du LL tout craché…

Avant tout, je souhaite remercier les Éditions Ki-oon pour cet envoi!

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Si vous me suivez depuis un petit moment sur ce blog, vous devez connaître mon attirance pour les récits noirs et parfois un peu tordus. Je l’avoue, entre la couverture, le titre et le résumé, j’avais très peu de chance d’être déçue.

D’emblée, le lecteur est confronté au personnage de Eiji, qu’il découvre comme un pauvre empoté. Dès les premières pages, je me suis attachée à cet héros timide, maladroit et quelque peu obsédé. Une fois le personnage installé, très vite, tout bascule. En effet, Eiji se réveille à côté de la plus belle fille de la fac mais n’a aucun souvenir de ce qui a bien pu se passer. Ainsi, il découvre que pas moins de deux jours lui ont complètement échappé. 

Il n’en fallait pas plus pour lancer une intrigue qui tout au long de ce volume 1, va gagner en intensité. Ainsi, Eiji aux apparences si banales va finalement devenir mystérieux en dévoilant son terrible secret! Il est le fils d’un terrible serial killer. Mais le proverbe « tel père, tel fils » va t’il avoir lieu d’être dans ce manga? Et bien, toute la question est là!

Ce premier tome instaure donc une bonne base qui se déroulera en 11 tomes. Au fil de la lecture, le récit gagne en intensité pour nous laisser avec une fin qui nous tient tout simplement en haleine, appelant désespérément la lecture du tome suivant.

D’un point de vue esthétique, nous retrouvons tous les codes du manga. Ainsi, les personnages ont de grands yeux, des traits fins et délicats. Certaines vignettes sont très sexualisées et d’autres très violentes. Ce n’est donc pas à mettre entre toutes les mains! J’ai trouvé en revanche que certaines planches manquaient un peu de finesse, ce que j’ai trouvé dommage.

The Killer Inside est donc un manga qui se déroule sur un rythme haletant et donne envie de savoir la suite.

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Cette semaine chez

La vidéo sera disponible à 14h.

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Violette Nozière, Vilaine Chérie

Violette Nozière, Vilaine Chérie de Eddy Simon et Camille Benyamina, Casterman, 96 pages
L’un des plus célèbres faits divers des années 30 revisité en bande dessinée. Un portrait saisissant et la découverte du talent graphique de Camille Benyamina.
Octobre 1934. Assise sur un banc, noyée dans un immense couloir du Palais de justice de Paris, Violette Nozière, 19 ans, toute de noir vêtue, a les yeux perdus dans le vide. Elle attend que son procès reprenne et songe à ce qui l’a conduit ici. Celle que l’on surnomme alors « l’empoisonneuse de la rue de Madagascar » ou la « parricide monstrueuse » laisse ses pensées remonter le temps…
Issue d’un milieu populaire, Violette rêvait d’une autre existence. Mais, rétive au travail comme aux études, elle préférera la vie facile. Prostitution, fêtes, mais aussi mensonges à répétition, manipulation et vol de ses propres parents, jusqu’au point de non-retour : elle finit par les empoisonner.

Je l’avoue, j’ai pris cette BD sans en lire le résumé, tout simplement parce que la couverture m’avait tapé dans l’œil. Et puis, j’avais tellement aimé Montagnes Russes de Camille Benyamina que je me suis dit que la probabilité d’être déçue était faible. 

Je me suis donc plongée dans cette lecture sans en connaître réellement  le propos. Grosso modo, je suis partie à l’aventure, la fleur au fusil, en espérant être surprise de mon choix. Dès les premières pages, le ton est donné. Nous voilà dans les années 30, Violette Nozière, une jeune femme, vit une vie dissolue. Courant les amants, mentant à ses parents, la jeune femme n’a pas froid aux yeux. Malgré la syphilis, elle continue à voguer de lit en lit. Mais lorsqu’elle tombe amoureuse, elle n’hésite devant rien pour satisfaire son amoureux. Elle ira même jusqu’à envisager le pire.

Eddy Simon nous narre donc l’histoire de cette terrible femme. Très vite, il nous montre la noirceur de sa personnalité, ainsi que son fonctionnement. Le lecteur se retrouve alors dans les coulisses de toutes ses combines. On voit l’envers du décor, le pourri sous le vernis. Savamment racontée, l’intrigue est addictive. L’ensemble monte en puissance au fil de la lecture, jusqu’au moment du procès. La fin a su me surprendre car Violette a beaucoup changé entre le début et la fin du récit.

Il faut dire que Violette Nozière est vraiment fascinante. Cette jeune femme au rouge à lèvres provocateur, attire les regards. Ses grands yeux séduisent quiconque la regarde et sa personnalité machiavélique a su prendre dans sa toile de nombreux hommes. Mais, suite à son procès, son comportement change. Elle gagne en humilité et en sagesse. Son évolution est impressionnante! 

La fin de la BD propose un dossier avec des photos du procès. J’ai trouvé que cela donnait une autre dimension au scénario. Tout à coup, tout devient réel, palpable. Elle se tient là devant nous, plus présente que jamais. Cet ajout est donc très pertinent.

D’un point de vue esthétique, j’avais été emballée par la couverture et le contenu ne m’a aucunement déçu. L’esthétique est sublime. Camille Benyamina transforme Violette en une créature envoûtante. L’ensemble nous apparaît dans des nuances sépias qui collent parfaitement avec les années 30. Il y a pleins de petits détails dans les vignettes. Le travail est soigné et poétique. Les choix esthétique de l’illustratrice permettent de créer une ambiance vraiment particulière.

J’ai donc vraiment apprécié cette incursion dans la vie de Violette Nozière. J’ai été séduite tant par le scénario que par l’esprit graphique de cette BD envoûtante.

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Cette semaine chez Moka.

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Eli et Gaston

Eli et Gaston: L’esprit de l’automne de Ludovic Villain et Céline Deregnaucourt, Ankama Editions, 144 pages

Eli et son chat Gaston sont inséparables. Cet été, ils passeront leurs vacances à la campagne chez grand-mère Jo. Eli déteste l’endroit et, surtout, là-bas il ne lui arrive que des ennuis. Il faut qu’ils rentrent chez eux ! Mais sur le chemin, ils découvriront qu’un monde mystérieux se cache dans la forêt voisine. Une étrange créature y sème la terreur et fait fuir les animaux. Embarqués malgré eux dans cette aventure, Eli et Gaston devront affronter cette terrible menace pour rentrer chez eux ! 

Je suis tombée par hasard sur cette BD. J’avoue que j’ai été tellement séduite par la couverture que je n’ai pas pu m’empêcher d’aller la lire.

J’ai donc découvert l’histoire de Eli et Gaston. Eli est une petite fille qui déteste la campagne et n’est pas vraiment ravie d’aller passer les vacances chez sa grand-mère. Elle est accompagnée de Gaston, son chat qui lui, a un sacré caractère. Un jour, en se baladant dans la forêt les deux compères se confrontent à une étrange créature. Les voilà donc embarqués dans une drôle d’aventure.

Le scénario est très prenant, je me suis très vite laissée prendre par cette jolie histoire pleine de rebondissements. J’ai apprécié le côté mystérieux et fantastique. Cette BD sent bon l’enfance et c’est vraiment agréable. Il y a du suspens, de l’amitié et de l’humour, bref, tout ce qu’il faut pour me séduire.

Les personnages sont très attachants. J’aime l’esprit corrosif de Gaston ainsi que son humour. Quant à Eli, son caractère bien trempé et sa détermination ont su me séduire.

Esthétiquement parlant, j’ai vraiment adoré. Les personnages sont tout en rondeur, ce qui confère cette ambiance de l’enfance. Les couleurs sont vives mais transforment la forêt en un univers magique. Les feuillages sont superbes et j’en ai pris plein les yeux.

Bref, cette BD a été une superbe découverte dont je vous conseille la lecture.

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Cette semaine chez Noukette
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Anaïs Nin

Anaïs Nin, sur la mer des mensonges, Casterman, 192 pages

Le parcours d’une femme qui s’émancipe par l’écriture et l’exploration de sa sensualité.
Début des années 30. Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l’angoisse de sa vie d’épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre 2 continents, 3 langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s’est inventé, depuis l’enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d’explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C’est alors qu’elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s’avère la 1re étape vers de grands bouleversements.

J’avais déjà vu passer cette BD sur beaucoup de blogs. Je connaissais Anaïs Nin de nom mais sans réel plus. Grâce à ce superbe roman graphique, j’ai pu découvrir la vie de cette femme extrêmement fascinante. Le scénario nous narre donc la vie de cette femme. Au fil des pages, elle se découvre et explore sa sensualité. J’ai lu d’une traite ce roman graphique et j’ai adoré découvrir la vie d’Anaïs Nin.

Cette femme exceptionnelle, à eu un destin exceptionnel et a su s’émanciper. Sa façon de penser et avant-gardiste pour l’époque. Lire ce roman graphique, c’est aussi découvrir une partie de l’histoire pour l’égalité des sexes.

Esthétiquement parlant, c’est juste sublime. Les couleurs sont pastels, très douces. Les visages sont remplis de douceur et de poésie. J’ai particulièrement été fascinée par les regards des personnages, si grands, si expressifs. L’ambiance générale est vraiment envoûtante et l’on ne peut qu’être séduit par l’ensemble.

Je vous conseille donc fortement cette lecture.

Cette semaine chez Moka.