bd·Littérature de Jeunesse·Mercredi BD

L’écorce des choses

L’écorce des choses de Cécile Bidault, Warum Editions

Pour résumer:

L’histoire d’une petite fille pas comme les autres, puisque atteinte de surdité sévère. C’est aussi l’histoire d’un déménagement, d’une nouvelle maison à la campagne, d’un arbre et d’une amitié.

L’Écorce des choses, c’est aussi et surtout l’histoire d’une petite fille qui cherche à s’affirmer autrement que par la parole face à des parents désarmés, vue de son point de vue d’enfant. 

Ce que j’en pense:

Comment ne pas s’attendrir en découvrant l’histoire de cette petite fille atteinte de surdité. Le lecteur découvre l’héroïne juste après son déménagement. On entre donc de plein fouet dans sa vie et on dans le monde de la surdité. 

Ce roman graphique destiné aux jeunes lecteurs ne comprend aucun dialogue. Le scénario très prenant se base donc uniquement sur les illustrations. 

Les personnages sont attendrissants et émouvants. Leur fragilité m’a touchée. Il est question d’affirmation de soi, de quête d’identité mais aussi de sensibilisation au handicap.

L’esthétique est douce avec des couleurs pastels. On se sent presque comme dans un rêve. L’ensemble est très beau, c’est un délice pour les yeux. L’atmosphère qui se dégage de ce livre est donc vraiment spéciale.

Bref:

Un vrai coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez

Publicités
bd·Mercredi BD

Les Ogres- Dieux

Ogres-Dieux, Tome 1: Petit de Hubert et Gatignol, SoleilProd
Ogres- Dieux, Tome 2: Demi- sang de Hubert et Gatignol, SoleilProd
Ogres- Dieux, Tome 3: Grand Homme de Hubert et Gatignol, SOleilProd

Pour résumer:

Petit est le fils du Roi-Ogre. À peine plus grand qu’un simple humain, il porte sur lui le signe

 de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité. Son père veut sa mort, mais sa mère voit en lui la possible régénération de la famille puisqu’il pourrait s’accoupler à une humaine tel que le fit jadis le Fondateur de la lignée. Elle le confie alors à la tante Desdée, la plus ancienne d’entre eux, qui déshonorée en raison de son amour pour les humains, vit recluse dans une partie de l’immense château. Seulement voilà, contrairement au souhait de sa mère, elle tentera d’élever Petit à l’inverse des mœurs familiales…

Ce que j’en pense:

Avec les Ogres-Dieux, nous voilà plongé dans un univers complètement inconnu où les ogres et les humains tentent de vivre ensemble. Mais, l’époque où les ogres dominés semble toucher à sa fin. Dans ce contexte, une reine ogresse donne naissance à un garçon juste un peu plus grand qu’un homme ordinaire. Elle le nommera Petit et le confiera à sa tante Desdée. Mais la reine est persuadée que son fils est le nouveau Fondateur et qu’il va redonner naissance à une lignée d’ogres.

Le scénario est très prenant avec beaucoup de rebondissements. L’univers est très riche et tout a été scrupuleusement pensé. Les lignées des ogres anciens nous sont présentées et de nombreux récits du passé nous sont contés. Ainsi, une véritable Histoire est créée. Il faut entrer dans cet univers et s’y laisser emporter totalement pour apprécier à sa juste valeur, ces magnifiques romans graphiques que sont les Ogres-Dieux.

Les tomes renferment une multitude de personnages tous très bien construit avec une véritable histoire personnelle. On ne peut que saluer le travail de titan qu’il y a derrière chacun d’entre eux. Cette minutie, rend les protagonistes terriblement réalistes et on ne peut que s’attacher à eux.

Vous l’aurez sûrement compris mais j’ai été subjuguée par ces BD. Cerise sur le gâteau, l’esthétique est tout simplement sublime. J’ai adoré le style graphique avec ses rondeurs, ses traits fins. Le choix du noir et blanc est selon moi très ingénieux car il donne une touche d’originalité supplémentaire à cette univers si riche.

Bref:

Un vrai coup de cœur!

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez Noukette.

bd·Mercredi BD

Didier, la 5ème roue du tracteur

Didier, la 5ème roue du tracteur de Pascal Rabaté et François Ravard, Futuropolis

Pour résumer:

Didier vit avec sa soeur Soazig dans une petite ferme bretonne. Il est très malheureux : à 45 ans, ce passionné du tour de France, n’a toujours pas connu le grand amour. Alors qu’il doit acheter une moissonneuse à la vente aux enchères du matériel agricole de Régis, copain de beuverie et fermier en faillite, il revient sans matériel mais avec son copain. Soazig est furieuse, mais pourtant le courant passe entre Régis et elle, soufflant un vent de liberté sexuelle. Consciente des malheurs de son frère, elle l’inscrit à son insu sur un site de rencontres. Rapidement, le profil de Didier fait une touche : la très entreprenante « Coquinette »…

Ce que j’en pense:

Didier est un agriculteur, célibataire endurci qui se voit contraint par sa sœur de trouver l’amour.

Le scénario est vraiment tip top. J’ai adoré, j’ai trouvé l’ensemble très drôle. C’est un morceau de vie. L’auteur nous dévoile un petit pan de l’histoire de ces personnages. Je me suis sentie privilégiée de pouvoir y assister.

J’ai aimé Didier, le gros pataud un peu poivrot mais attachant. Soazig sa sœur, quant à elle, n’en peut plus de materner son frère. Et Régis qui se retrouve à vivre chez Soazig et Didier, est également très attachant. Le trio de personnages fonctionne vraiment bien. Les situations cocasses s’enchaînent pour mon plus grand plaisir. J’ai adoré voir les relations qui se nouent entre eux.

Les illustrations sont tendres et très colorées. Il y a beaucoup de rondeurs dans les traits mais aussi beaucoup de poésie et de délicatesse. Le style graphique a donc su me séduire.

Bref:

Une lecture plaisante.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez

bd·Mercredi BD

Il était une fois dans l’est

Il était une fois dans l’est de Julie Birmant et Clément Oubrerie, Dargaud

Pour résumer:

Voyou aimant à se fracasser les poings dans les fenêtres, poète adulé telle une rock star, Serge Essenine est un cowboy blond de Moscou. Avec son ami Mariengof, à la chevelure lustrée comme un piano de concert, ils sont les chefs de la bande des imaginistes.

Dans les cendres fumantes de la guerre civile, alors que la Tchéka ne s’en prend pas encore aux artistes, ils se battent tranquillement à coup de poèmes et de bouteilles de vodka.

Mais un beau jour de 1921, surgit du fin fond de l’Ouest, pétrie de luxe, de Grèce et de scandales, une danseuse plus si jeune,une Américaine au moins aussi célèbre que Lénine, Isadora Duncan…

Ce que j’en pense:

Cette BD nous narre l’histoire de Isadora une danseuse qui décide de partir à la conquête de la Russie juste après la Révolution.

Je suis tombée complètement par hasard sur cette BD dans ma médiathèque et j’ai très vite compris que celle- ci faisait écho à une autre BD lue il y a quelques temps, Isadora des mêmes auteurs. J’avais gardé un souvenir plutôt positif de ma première lecture donc je suis allée assez confiante me plonger dans celle- ci. Pourtant, j’ai trouvé très vite que l’ensemble manquait un peu de rythme. Cela m’a semblé quelque peu brouillon. La fin traîne en longueur et je me suis ennuyée…

Pourtant, avec un personnage principal comme Isadora, comment peut-on  s’ennuyer? Cette femme est pétillante et a un sacré caractère. Néanmoins, elle devient très vite un peu trop hautaine, ce qui la rend désagréable.

En revanche, gros point positif sur l’esthétique de cet opus. Les traits sont doux, les personnages ont de grands yeux très expressifs. Les couleurs sont plutôt sombres et reflètent bien l’ambiance austère de la Russie post Révolution.

Bref:

Pas vraiment conquise.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez Stephie.

bd·Mercredi BD

Charlotte Impératrice, Tome 1: La Princesse et l’Archiduc

Charlotte Impératrice, Tome 1: La princesse et l’Archiduc de Nury et Bonhomme, Dargaud

Pour résumer:

Élevée par son père Léopold 1erer, Charlotte de Belgique est destinée à faire un glorieux mariage. Pour la jeune femme, le choix s’arrête sur l’archiduc Maximilien d’Autriche, frère cadet de l’empereur François Joseph. Un mariage somptueux vient sceller leur union, qui, disons-le tout de suite, ne sera pas heureuse. Le jeune couple est dépassé par les rivalités dont ils sont le jeu, entre les terribles Habsbourg et le calculateur empereur Napoléon III. Et Maximilien se révèle un homme décevant, à tous points de vue. C’est en faisant face à l’adversité que Charlotte aura finalement l’occasion de quitter les voies d’un chemin tout tracé…

Ce que j’en pense:

La série commence avec le mariage de Charlotte avec Maximilien. La jeune femme naïve va devoir mûrir vite face aux coups durs que va lui infliger la vie et aussi face à son mari.

Le scénario dévoile très rapidement des enjeux politiques. Le récit est jalonné de personnages historiques. Ce premier tome installe les personnages et ne présente que peu de rebondissements. L’ambiance s’installe, le décor est posé pour les prochains tomes. Le tout éveille assez la curiosité pour que j’ai envie d’aller voir un peu plus loin.

Du côté des personnages, Charlotte tire clairement son épingle du jeu. Elle se construit un caractère fort et connaît une évolution fulgurante, laissant deviner que ses aventures vont être palpitantes mais également la mettre à rude épreuve.

Maximilien quant à lui, se montre très charmant au début pour finalement appeler de la pitié de la part du lecteur.

L’évolution des deux époux est donc diamétralement opposée.

L’esthétique quant à elle est très détaillée. Les tenues et les décors sont pleins de minutie et c’est vraiment très beau à regarder. L’ambiance générale est très colorée.

Bref:

Une mise en bouche, il faut voir ce que donnera la suite.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez

bd·Mercredi BD

Le Vendangeur de Paname

Le Vendangeur de Paname deFrédéric Bagères et David François, Delcourt

Pour résumer:

Paris 1912, un mystérieux tueur en série défie la police française. Le quai des Orfèvres

 mobilise toutes ses forces pour l’arrêter. Toutes ses forces ? Non. L’Écluse, un inspecteur porté sur la boutanche, et Pierre Caillaux, fils de ministre pistonné, sont priés de ne surtout pas se mêler de l’enquête. C’est pourtant ce qu’ils vont s’empresser de faire.

Ce que j’en pense:

Cette BD nous retrace l’enquête de l’Ecluse et Bloseille sur le meurtre d’un caviste. Le scénario se déroule comme un vieux polar. L’ambiance qui se dégage de ce livre est particulière, presque étrange. L’intrigue est particulièrement bien construite.

Les personnages sont plutôt stéréotypés mais c’est un duo qui fonctionne. Ecluse  est un vieil enquêteur alcoolique et Bloseille un stagiaire. Les protagonistes sont également typiques des vieux polars.

L’esthétique est particulière. Le trait est nerveux et un peu épais. Le décor semble comme dans un sfumato et l’ambiance est un eu vieillie rappelant les polars des années 50.

Bref:

Une lecture sympa mais sans plus.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

bd·Mercredi BD

Où sont passés les grands jours?

Où sont passés es grands jours? de Jim et Alex Tefenkgi, Grand Angle

Pour résumer:

Je pense à cette saloperie de mort… Du coup je pense à toi, Fred, mon meilleur ami, qui a eu la sale idée de nous quitter d’un commun accord avec toi-même.

C’est l’histoire de Fred, qui s’est donné la mort. C’était le meilleur ami d’Hugo, d’Étienne, ou de Jean-Marc. Mais tout ça n’a plus vraiment d’importance. C’est encore l’histoire d’un numéro de téléphone, celui de Fred, que Hugo ne se résout pas à supprimer de son répertoire. En tout cas, pas sans avoir passé un dernier coup de fil.

C’est aussi l’histoire de trois cadeaux, laissés à titre posthume par Fred et qui, progressivement, changeront leur vie à tous. C’est enfin l’histoire du temps qui passe, des petits ressentis, de ces

impressions que l’on garde au fond de soi, celles que l’on tait. Jusqu’à ce que tout explose, un jour…

C’est une histoire d’amitié. Une histoire sur les rêves que l’on porte en soi. Ceux que l’on réalise et ceux que l’on ne réalise pas, en somme. Après le tourbillonnant Une nuit à Rome, Jim signe un nouveau récit touchant et profondément humain.

Ce que j’en pense:

Cette BD est une belle histoire d’amitié mais aussi une histoire de mort…

Tout commence par le décès de Fred et la tristesse qu’il laisse derrière lui. J’ai donc suivi Hugo l’un de ses meilleurs amis. Hugo est dévasté, il ne comprend pas le geste de Fred et part complètement en sucette. Il se questionne et remet tout en question.

Le scénario est sympa malgré le thème du deuil qui est central. C’est plutôt bien mené mais j’ai trouvé que c’était un peu prise de tête par moment.

Hugo est le personnage principal et je l’ai malheureusement trouvé antipathique. Je n’ai pas accroché à son caractère malgré le moment difficile qu’il traverse. Peut être se questionne t’il trop à mon goût?

Malgré ce bémol, la fin de ce tome donne vraiment envie de découvrir la suite.

L’esthétique est vraiment sympa et en adéquation avec le scénario. J’ai aimé les couleurs et l’ambiance graphique générale. Les traits sont fins et précis, c’est appréciable.

Bref:

Malgré quelques bémols, je lirai la suite de cette BD.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez Stephie.