bd·Mercredi BD

Brigade Verhoeven, Tome 1: Rosie

Brigade Verhoeven, Tome 1: Rosie de Bertho et Corboz, Rue de Sèvres

Pour résumer:

Une série policière tirée des romans à succès de Pierre Lemaître : « La bombe a convenablement fonctionné ; sur ce plan, il a tout lieu d’être satisfait. Les rescapés tentent déjà de secourir les victimes restées au sol. Jean s’engouffre dans le métro. Lui ne va secourir personne. Il est le poseur de bombes. » Jean Garnier – pour l’état civil, il est John Garnier, n’a plus rien à perdre dans la vie : sa mère est en prison, sa petite amie a été tuée et il n’a plus de travail. Ce qu’il veut est bien simple : un passeport et des billets d’avion pour sa mère et lui pour l’Australie et cinq millions d’euros. Il ne parlera en outre qu’au commissaire Camille Verhoeven, sinon il fait sauter les six autres obus qu’il a disséminés un peu partout… Camille Verhoeven né hypotrophique, ne mesure que 1,45 m. C’est un homme solitaire, discret, et appliqué. L’expérience lui a permis de réunir une équipe hétéroclite et efficace, composée de Louis, le riche élégant, d’Armand, le radin méticuleux et de Jean-Claude, le joueur, coureur de jupons.

Cette singulière brigade parviendra-t-elle à déjouer le piège tendu ?

Ce que j’en pense:

Ceux qui aiment Pierre Lemaitre ne peuvent que trouver leur compte avec cette super BD!

J’ai donc suivi avec attention la Brigade Verhoeven sur la piste d’un poseur de bombes, Jean, qui demande désespérément que sa mère Rosie sorte de prison.

Le scénario est top top top et m’a tenu en haleine jusqu’au bout. L’enquête est rondement menée, bref, j’ai pris un véritable plaisir à suivre cette histoire. Le tout a un bon rythme et laisse les situations s’installer sans pour autant tirer en longueur.

J’ai adoré les personnages de cette BD. Verhoeven est très charismatique et emplit toute la BD de sa présence. Il a une réelle aura. 

Il faut dire que avec des personnages tirés d’un polar de Pierre Lemaitre, il ne pouvait en être autrement. En effet, l’auteur aime peaufiner les personnalités de ses personnages et cela se ressent dans cette BD.

Comble du bonheur, l’esthétique a su me séduire. C’est très coloré, pleins de détails, dans un style graphique que j’affectionne particulièrement.

Bref:

J’ai adoré!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

Y a pas que moi qui en parle:

Stephie

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Cette semaine chez Noukette.

 

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bd·Mercredi BD

Loup

Loup de Renaud Dillies, Dargaud

Pour résumer:

Il a tout oublié. D’où il vient, qui il est, pourquoi il erre, seul. Tout… jusqu’à son nom. Sur le chemin de l’institut qui est censé le recueillir, il passe devant un cabaret et y entre instinctivement, comme guidé par la musique. Le voilà participant malgré lui à une audition. Il s’invente un prénom, « Loup ». Et là, comme par miracle, ses mains se souviennent, et la guitare entre ses doigts révèle un musicien magique. Embauché pour rejoindre le groupe de la jolie miss Ti, il connaîtra les concerts, l’amitié, l’amour, la célébrité, mais retrouvera-t-il la mémoire ?

Ce que j’en pense:

Loup se réveille mais ne sait plus qui il est. Alors qu’il ne sait rien de lui, il se découvre des talents de musicien.

Le scénario est simple. Néanmoins, je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire. À mon sens, l’intrigue de base est vraiment riche mais selon moi, la quête de l’identité n’a pas été assez exploitée. Cela manque cruellement de ce point de vue, surtout que passé les premières planches, je m’attendais vraiment à ce que le sujet soit un peu plus fouillé.

Le personnage principal, Loup, est très énigmatique. Forcément, il ignore son identité, tout comme le lecteur. Rien ne laisse deviner sa personnalité, rien ne transparaît et c’est très frustrant. Pour le coup, je trouve que le personnage manque de consistance.

La fin relève néanmoins le niveau général de ce one- shot. Renaud Dillies dissémine un peu de poésie et cela fait franchement du bien.

En revanche, j’ai adoré l’esthétique tout en douceur avec des couleurs aux multiples nuances.

Bref:

Pas totalement conquise.

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

Mo’

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Cette semaine chez Moka.

bd·Mercredi BD

Jeangot

Jeangot, Tome 1: Renard Manouche de Joann Sfar et Clément Oubrerie, Gallimard

Pour résumer:

Jeangot Renart naît dans une roulotte et adopte très vite un petit hérisson du nom de Niglaud. Devenus amis alors que la tradition aurait voulu que Niglaud finisse dans l’estomac de Renart, les deux compères font la manche pour survivre, jouent de la guitare, courent le guilledou et le cachet dans le Paris de l’entre-deux-guerres…

Ce que j’en pense:

Cette BD livre les mémoires de Niglaud, un hérisson manouche. Le scénario de ce premier tome relate le début de la vie de Niglaud et de son meilleur ami Jeangot. Les deux compères sont des musiciens manouches. À travers cette lecture, j’ai découvert leur parcours mais également leur évolution. C’est une belle histoire d’amitié et de vie. En effet, cette BD montre le meilleur comme le pire de ce que peut être la vie d’un Homme. J’ai aimé cette histoire simple mais efficace et dont les rebondissements judicieux alimentent un scénario bien construits.

Les personnages quant à eux sont super. J’aime leur façon de penser mais aussi d’évoluer. Chacun à son propre caractère et j’ai apprécié les relations qui se nouent entre eux. J’ai reconnu l’humour piquant de Joann Sfar dans les dialogues et certaines situations, ce qui ne gâche rien.

L’esthétique est vraiment sympa. Clément Oubrerie sert de façon magistrale le scénario. J’ai aimé ces traits un peu nerveux, les couleurs et l’ambiance générale qui se dégage de la BD.

Bref:

Une belle découverte!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Stephie.

bd·Mercredi BD

Florida

Florida de Jean Dytar, Delcourt/ Mirages

Pour résumer:

Fin du XVIe siècle. Jacques Le Moyne, jeune cartographe, intègre une expédition française

 pour la Floride. Le projet, initié par les Huguenots, est un échec. Une fois installé à Londres avec sa famille, Jacques ne confie son expérience à personne, pas même à son épouse. Mais de nobles anglais rêvent d’un avenir colonial pour l’Angleterre et sont prêts à toutes les manipulations pour y parvenir…

Ce que j’en pense:

Jacques Le Moymes est un cartographe traumatisé par son expédition en Floride. Le scénario est très prenant et rempli de mystère. C’est un véritable récit de voyages, très documenté sur fond de guerre de religions.

Les personnages ne sont pas très attachants et un peu froids ce qui est dommage. Le one-shot est trop dans les faits et le récit. Cela manque de sentiments et d’émotions. L’ensemble est donc un peu trop glacial à mon goût.

En revanche, les illustrations sont pleines de petits détails mais les couleurs sont ternes. Jean Dytar a fait le choix d’utiliser des illustrations flous et colorées pour représenter les souvenirs et je crois que c’est ce que j’ai préféré.

Bref:

Déçue…

Si je devais le noter

3-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Stephie.

bd·Mercredi BD

Je vais rester

Je vais rester de Trondheim et Chevillard, Rue de Sèvres

Pour résumer:

C’est l’été, Fabienne et Roland arrivent à Palavas pour une semaine de vacances. Il a tout organisé, réservé, payé et noté dans un carnet les moments importants du séjour. Un accident tragique survient alors qu’ils n’ont pas encore déposé leurs bagages à l’appartement…  et elle se retrouve seule. Contre toute attente, elle décide de rester sur place et faire ce qui était prévu. Son hébétude et son déni laisseront-t-ils de la place à l’imprévu ?… 

Ce que j’en pense:

C’est l’histoire d’un fait divers comme il y en a tant. Cette BD relate l’histoire de Fabienne qui à peine arrivée sur son lieu de vacances vit un événement traumatisant. Alors que l’on pourrait penser qu’elle va rentrer chez elle, Fabienne décide de rester sur place et de respecter le planning instauré par Roland.

Le scénario nous cueille dès les premières planches. J’ai été surprise dès le départ et je pense que c’est cela qui m’a fait particulièrement accrocher à cette BD. Le scénario est donc vraiment surprenant et raconte également de façon très sérieuse la gestion post traumatique d’un événement tragique.

Il y a peu de dialogue et les silences s’étirent. Il y a des regards qui en disent long, des gestes révélateurs. C’est subtil, il faut savoir se montrer attentif et décrypter les petits signes qui trahissent les émotions du personnage. C’est très intéressant d’un point de vue psychologique car de prime abord, les réactions de Fabienne, ne sont vraiment pas celles que l’on pourrait attendre.

Alors que cette BD raconte quelque chose de tragique, j’ai ressenti un étrange apaisement durant toute ma lecture. Le calme, la contemplation, les silences, tout cela à contribuer à m’émouvoir mais également à m’apaiser. 

D’un point de vue esthétique, j’ai trouvé l’ensemble très solaire. Les couleurs sont chaudes et chatoyantes. Les moments de liesse qui nous sont parfois exposés contrastent avec le personnage principal. L’esthétique est simple mais touchante. Il y a un énorme travail autour des regards et des petits détails.

Bref:

Une très belle lecture.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Noukette.

bd·Mercredi BD·Service Presse

Space Battle Lunchtime

Space Battle Lunchtime de Natalie Riess, Kinaye

Pour résumer:

Space Battle Lunchtime est un show culinaire ultra populaire diffusé jusqu’aux confins de l’univers et sa nouvelle saison est sur le point de commencer ! Quand l’un des chefs sélectionnés jette l’éponge à la dernière minute, une apprentie pâtissière terrienne, Peony, se voit offrir la chance de le remplacer et de concourir pour la notoriété, la gloire et un prix de 20 000 Solarbucks.  Elle doit simplement impressionner les juges aliens et battre les cinq autres chefs sélectionnés (aussi des aliens !) : la mystérieuse Neptunia, le sournois Melonhead, l’intimidant Jacques, la féroce Owline, et le robuste Meatabax.

Coincée entre des concurrents déloyaux et des ingrédients inconnus, Peony va devoir tout donner. Est-elle prête à surmonter le monde impitoyable de la cuisine intergalactique, ou s’est-elle surestimée ?

Ce que j’en pense:

Attention, avec ce comics, vous allez voyager… dans l’espace! Il faut dire que le scénario est très original! Peony est une pâtissière comme les autres lorsqu’elle se fait recruter pour le reality show de l’espace Space Battle Lunchtime. Magouilles et compagnie vont jalonner le parcours de Peony qui va redoubler d’ingéniosité et de créativité pour envoyer au tapis ses concurrents.

J’ai adoré l’histoire punchy et originale. Le personnage de Peony ne se laisse pas démonter et elle vaut vraiment le détour. Avec cette BD, on découvre tout un univers avec des personnages surprenants et truculents. Certaines situations sont vraiment drôles et j’ai eu le sourire aux lèvres tout le long de ma lecture.

Quant à l’esthétique, elle se rapproche des univers un peu enfantins et est très colorée. J’ai accroché à l’ensemble que j’ai trouvé très agréable.

Bref:

Une découverte sympa.

Si je devais le noter:

Un petit aperçu:

Merci qui?

Merci à Babelio et aux éditions Kinaye pour leur confiance.

Babelio

Editions Kinaye

Cette semaine chez Moka.

bd·Mercredi BD

The End

The End de Zep, Rue de Sèvres

Pour résumer:

Dans le cadre d’un stage, Théodore Atem intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley et son assistante Moon, tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN, leur codex. C’est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra, hélas trop tard, que ces événements sonnent l’alerte d’un drame planétaire ?

Ce que j’en pense:

Théodore intègre un groupe de recherches sur la communication des arbres. Perplexe, au départ, il va très vite faire une découverte glaçante.

Le scénario de ce one-shot est dérangeant et pousse à la réflexion. Le tout m’a tenu en haleine. Je me suis également sentie mal à l’aise durant ma lecture. L’histoire est étrange, elle interroge et remet grandement en question la manière dont notre monde fonctionne. Cette histoire d’arbres qui communiquent est ancrée dans notre actualité mais la tournure que prend cette histoire m’a vraiment fait peur!

Les personnages ont une forte personnalité mais je ne m’y suis pas attachée. Je les ai trouvé froids et distants… Je n’ai donc éprouvé aucune empathie pour eux malgré les épreuves qu’ils traversaient.

En revanche, j’ai aimé l’esthétique fine de Zep, la délicatesse du trait, les ambiances monochromes et la multitude de petits détails. C’est visuellement impeccable.

Bref:

Une lecture dérangeant.

Si je devais le noter:

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Stephie.