Prix des Lectrices Elle 2020·Roman·Service Presse

Girl

Girl d’Edna O’Brien, Sabine Wespieser Editeur

Pour résumer:

Le nouveau roman d’Edna O’Brien laisse pantois. S’inspirant de l’histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l’auteure irlandaise se glisse dans la peau d’une adolescente nigériane. Depuis l’irruption d’hommes en armes dans l’enceinte de l’école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l’arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste – avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur.
Le plus difficile commence pourtant quand la protagoniste de ce monologue halluciné parvient à s’évader, avec l’enfant qu’elle a eue en captivité. Celle qui, à sa toute petite fille, fera un soir dans la forêt un aveu déchirant – « Je ne suis pas assez grande pour être ta mère » – finira bien, après des jours de marche, par retrouver les siens. Et comprendre que rien ne sera jamais plus comme avant : dans leur regard, elle est devenue une « femme du bush », coupable d’avoir souillé le sang de la communauté.

Ce que j’en pense:

Avec Girl, Edna O’Brien nous livre l’histoire d’une jeune fille enlevée par les hommes de Boko Haram. Tout commence paisiblement, mais cette atmosphère calme ne durera que quelques pages. D’un coup, tout bascule… Le réveil dans les cris, la violence, la noirceur, la haine, les mauvais traitements, la saleté, les viols…comment mettre des mots sur l’indicible ?

Edna O’Brien y parvient pourtant sans pour autant tomber dans le mélodrame. Dès le début, le lecteur est happé par cette écriture. La jeune adolescente nigérienne nous livre toutes ses peurs et ses angoisses et nous les recevons impuissant. Le lecteur assiste au pire et vit la fuite de l’héroïne comme sa propre fuite. Mais Boko Haram est partout et sa salissure marquera de façon indélébile la jeune femme innocente. Alors que nous pensons que le pire est derrière elle, on découvre que la reconstruction sera difficile. On pourrait penser que la majorité du roman traite de la façon dont l’adolescente vivait dans le camp où elle était retenue mais ce n’est pas le cas. En effet, ce sont la fuite et le retour à la vraie vie qui prennent le plus de place. Le lecteur se doute forcément de tout ce qu’elle a pu subir dans le camp mais il découvre très vite que le regard des gens est le plus dur à affronter.

Ce récit est d’une force incroyable. Il prend aux tripes et ne peut laisser personne indifférent. L’auteure adopte un ton qui sonne juste. Elle ne verse pas dans la sensiblerie. Les choses sont décrites mais sont empruntes d’une certaine pudeur. L’écriture est délicate et c’est un vrai plaisir.

Bref:

Une lecture coup de poing.

Si je devais le noter:

5-plumes

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Prix des Lectrices Elle 2020·Roman·Service Presse

Rien n'est noir

Rien n’est noir deClaire Berest, Stock

Pour résumer:

« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.»

Ce que j’en pense:

Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine, est mise à nue dans ce roman. Le lecteur se retrouve plongé dans la vie de cette jeune femme à la vie mouvementée et passionnante. Tout commence par un accident, celui qui marquera sa vie entière. Frida se réveille avec la colonne brisée. Alors que tout le monde pense qu’elle ne marchera plus jamais, elle se relève la tête haute et se lance dans la peinture. Ce simple fait, montre à quel point Frida peut se montrer déterminer. Très vite, elle rencontre Diego Rivera qu’elle va épouser et qui sera l’amour de sa vie. Le roman raconte la carrière de la peintre mais aussi son histoire d’amour tumultueuse.

J’avais déjà entendu parler de cette artiste, mais j’avoue que je ne connaissais rien d’elle. À travers ce roman, j’ai découvert la femme derrière la peinture. J’ai découvert le courage, l’abnégation, la souffrance physique de ce personnage au fort caractère. L’auteure nous narre une vie mais ne se montre jamais intrusive. On entre dans l’intimité de l’artiste sans devenir voyeuriste. Et pourtant, certains passages nous montrent la peintre dans des situations délicates (comme sa fausse couche par exemple). J’ai apprécié ce style simple et efficace. Il y a une délicatesse dans l’écriture de Claire Berest qui confère aux mots un pouvoir envoûtant. Tout au long du récit, on sent le respect de l’auteure pour l’artiste.

Enfin, comment ne pas être touché par Frida et son histoire. J’ai aimé la voir évoluer dans sa peinture. Malheureusement, plus sa peinture est stupéfiante, plus sa vie est triste. L’artiste semble sans cesse étonnée par l’intérêt que lui porte les gens. Malgré certaines extravagances extérieures, Frida est montrée comme une femme qui a su rester simple et humaine.

Jusqu’au bout, Claire Berest nous guide dans la vie de cette peintre hors norme. Jusqu’aux derniers instants, la magie opère. Les dernières pages m’ont laissé une petite boule d’émotion dans la gorge et quelques larmes aux coins des yeux. Alors, pour faire vivre plus longtemps la grande Frida Kahlo, j’ai ouvert mon moteur de recherche et j’ai admiré ses peintures. Chacune d’elle décrivait un moment de sa vie et c’est ainsi que Frida devint éternelle.

Bref:

Un véritable coup de cœur.

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Si je devais le noter:

5-plumes

Littérature de Jeunesse·Roman

La Tempête des Echos

La Passe Miroir, Tome 4: La Tempête des Echos de Christelle Dabos, Gallimard Jeunesse

Pour résumer:

Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants: Babel, le Pôle, Anima… aucune arche n’est épargnée. Pour éviter l’anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l’Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s’engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.

Ce que j’en pense:

J’avais adoré les précédents tomes de La Passe Miroir (Tomes 1 et 2, Tome 3) et c’est donc avec délectation que je me suis penchée sur cet ultime tome.

Nous retrouvons donc Ophélie là où nous l’avons laissé. Il faut dire que sa situation est plutôt délicate. En plein effondrement, elle va tenter de trouver Dieu et l’Autre. C’est donc une quête pleine de rebondissements qui s’offre au lecteur. J’avoue avoir eu un peu de mal à rentrer dans l’action. Peut- être que cela faisait trop longtemps que j’avais lu le tome 3 et par conséquent j’ai eu du mal à raccrocher les deux bouts… Bref, le début du roman a été plutôt pénible. Une fois les repères retrouvés, j’ai apprécié l’intrigue. J’ai aimé le rythme donné aux aventures d’Ophélie. Enfin, Christelle Dabos nous offre un dénouement à sa série. Ce dernier tome a été sujet à de nombreux débats et je sais que l’auteure a été attaquée de toute part car la fin du roman ne correspondait pas aux attentes des fans. Néanmoins, la fin est ce qu’elle est et il faut tout simplement l’accepter. Alors, oui, j’aurai préféré que cela se finisse autrement mais je n’ai pas été pour autant offusquée de la fin que nous livre l’auteure.

J’ai apprécié retrouver mes personnages favoris. L’évolution des ces derniers est d’ailleurs très intéressante. Néanmoins, j’aurai aimé que la relation entre Thorn et Ophélie soit plus approfondi. Le sujet est simplement survolé ce qui est dommage.

Le style de l’auteur est toujours aussi agréable. Il faut dire que Christelle Dabos a le mérite de créer un véritable univers. J’ai adoré l’atmosphère qui se dégage du roman. J’ai adoré découvrir de nouvelles choses sur ce monde imaginaire. J’ai adoré me sentir transporter dans un ailleurs qui n’existe que dans l’imagination de l’auteure. Car, selon moi, la force de la série La Passe Miroir est bel et bien d’avoir créer un autre Monde dans lequel évoluent ses personnages et dans lequel ils vivent de merveilleuses aventures.

Bref:

Christelle Dabos clôt sa série en demie teinte mais elle a le mérite de rester fidèle à son univers.

Si je devais le noter:

3-plumes

Prix des Lectrices Elle 2020·Roman·Service Presse

Et toujours les forêts

Et toujours les forêts de Sandra Collette, JC Lattès

Pour résumer:

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

Ce que j’en pense:

Corentin n’est pas un enfant désiré. C’est sans aucun regret que sa mère le laisse donc chez Augustine, son arrière- grand- mère. Cette dernière va l’élever et Corentin va peu à peu grandir jusqu’au moment où il faudra qu’il quitte le nid pour continuer ses études. Lors d’une soirée dans une cave, sa vie va basculer. Un désastre se produit à l’extérieur, brûlant tout sur son passage et tuant tout ce qui était vivant. Lorsque Corentin revoit la lumière du jour, c’est un spectacle apocalyptique qui s’offre à lui. La Terre a tué tout ce qui était vivant. Comment survivre désormais ? Corentin en est persuadé, Augustine est en vie. Il part donc la rejoindre.

Ce roman sonne tellement vrai qu’il m’a donné de réels frissons. L’intrigue est terrible. Elle nous livre un univers en perdition dans lequel, l’être humain doit désespérément survivre. Mais comment faire lorsque tout ce que nous avons connu n’existe plus. Corentin va devoir lutter pour sa survie, se méfier des vivants et réapprendre la nature. Le roman se déroule donc au rythme des épreuves. J’ai trouvé l’ensemble agréable. N’attendez pas de nombreux rebondissements car ce récit est celui d’une vie dans un Monde que nous ne reconnaissons pas. J’ai adoré ce récit. La fin m’a laissée tremblante. Les dernières pages m’ont profondément émues et termine le roman de façon brillante.

Les personnages sont fantastiques. Corentin est terriblement courageux. Il emplit totalement le roman. Tout est raconté de son point de vue. Le lecteur vit ses moments de joie, ses moments douloureux… Il s’avère humain parmi des vivants parfois sauvages. Son pendant féminin, Mathilde est un personnage mystérieux que j’ai eu beaucoup de mal à cerner mais qui confère une certaine douceur au récit qui est parfois brut.

Le style de l’auteure a su me séduire. Sans fioriture et sobre, elle confère un récit une certaine gravité. Elle colle parfaitement au récit et sert l’histoire. Le choix d’une narration interne permet également d’être complètement immergé dans l’histoire et de vivre pleinement cet état apocalyptique de notre Monde. Le lecteur angoisse avec le personnage et comme lui, on espère la survie de l’espèce humaine.

Bref:

Une lecture qui a su me séduire.

Si je devais le noter:

5-plumes

Prix des Lectrices Elle 2020·Roman·Service Presse

Et toujours en été

Et toujours en été de Julie Wolkenstein, POL

Pour résumer:

Un escape game c’est comme la vie. Surtout lorsque cette vie (la mienne) est d’abord un lieu, une maison aux multiples pièces, chacune encombrée de souvenirs et peuplée de fantômes », écrit la narratrice. Les fantômes, il y en a deux principalement, le père, écrivain et académicien, mort en 2006, et le frère disparu en novembre 2017. Il y a aussi le souvenir de l’Anyway, le voilier du père transmis à son fils. La narratrice s’adresse à ses lecteurs et nous participons avec elle à la visite de la maison familiale de Saint-Pair-sur-mer dans la Manche. On remonte le temps, celui des étés des années 70 et 80, mais aussi de plus lointaines époques. Comme dans les escape games, il y a parfois des raccourcis topographiques à découvrir et à emprunter pour aboutir à des révélations. C’est en quelque sorte une « vie mode d’emploi ». Les pièces, les meubles, les objets de toutes sortes (tableaux, disques vinyles, horloges, livres, instruments de cuisine, jouets…) forment un drôle de puzzle autant spatial que temporel, à reconstituer pour faire apparaître avec bienveillance et mélancolie l’histoire d’une famille. Son humanité, avec ses failles et ses disparitions.

Ce que j’en pense:

Avec Et toujours en été, nous voilà coincé dans une maison où chaque objet est un souvenir. L’auteure use d’une métaphore filée autour de l’escape game pour nous faire visiter une maison dans laquelle, elle semble avoir grandit. Au détour d’un couloir, d’une pièce, d’un objet, les souvenirs émergent. Une anecdote nous est livrée, nous faisant tantôt sourire, tantôt pleurer, parce que la vie c’est ça tout simplement, une alternance de joie et de tristesse. Sous l’œil curieux du lecteur, la maison poussiéreuse reprend vie et s’emplit des habitants qui autrefois étaient maîtres des lieux.

Le texte est plein de nostalgie et cette ambiance mélancolique si charmante au début du roman devient parfois pesante. Cette maison devient alors le tombeau des souvenirs que l’on voudrait pou voir fuir. De plus, même si la métaphore de l’escape game est choisie de façon judicieuse, je trouve qu’elle s’étiole à la longue. Elle lance de façon intelligente le roman mais aurait dû s’arrêter assez vite selon moi. En effet, cette persistance en tant que fil conducteur ajoute une certaine lourdeur au texte.

Quant au style de l’auteure, je l’ai trouvé délicat et agréable. La nostalgie qui se dégage de son écriture a un certain charme et donne par moment un aspect poétique au récit. Néanmoins, ce roman n’est somme toute que le récit d’une déambulation aléatoire dans un lieu à l’abandon.

Je n’ai donc pas été totalement conquise par cette lecture. Les souvenirs sont seulement touchés du doigt rapidement et j’aurai préféré qu’ils soient plus développés. Finalement, c’est un fort sentiment de frustration que je garderai en mémoire.

Bref:

Pas une lecture mémorable.

Si je devais le noter:

3-plumes

Prix des Lectrices Elle 2020·Roman·Service Presse

Le monde n'existe pas

Le monde n’existe pas de Fabrice Humbert, Gallimard

Pour résumer:

«Autrefois, j’avais un ami. Je l’ai rencontré il y a bien longtemps, par un jour d’hiver, sautant de sa voiture et grimpant quatre à quatre les marches du lycée Franklin. C’est le souvenir le plus vivace que j’aie de lui, une impression inégalable d’éclat et de beauté. Figé sur les marches, rempli d’admiration et de honte, j’étais égaré dans ma condition de « nouveau », égaré en moi-même. Il m’a sauvé – des autres, de ma propre jeunesse. Des années plus tard, alors que cet homme était devenu une image détestée, j’ai tenté de le sauver. J’aurais aimé qu’on sache qui il était vraiment.»

Lorsque Adam Vollmann, journaliste au New Yorker, voit s’afficher un soir sur les écrans de Times Square le portrait d’un homme recherché de tous, il le reconnaît aussitôt : il s’agit d’Ethan Shaw. Le bel Ethan, qui vingt ans auparavant était la star du lycée et son seul ami, est accusé d’avoir violé et tué une jeune Mexicaine. Refusant de croire à sa culpabilité, Adam retourne à Drysden, où ils se sont connus, pour mener l’enquête. Mais à mesure qu’il se confronte au passé, toutes ses certitudes vacillent…

Ce que j’en pense:

Adam Vollmann, journaliste, décide de mener l’enquête sur le meurtre de Clara. Sa motivation ? Le suspect est un ancien camarade de lycée, son premier béguin, Ethan Shaw. Persuadé de l’innocence d’Ethan, Adam décide de retourner à Drysden, cette ville qu’il déteste tant.
Le roman nous raconte donc cette enquête. Entre interrogatoires, questionnements et souvenirs, Adam va tenter de reconstituer le puzzle qu’est Ethan, ce puzzle auquel il manque systématiquement une pièce. Il faut dire que tout accuse l’ancienne star de Drysden. Peut- être même que les conclusions sont trop évidentes. Tout semble trop simple…
L’intrigue est intéressante mais j’ai trouvé que l’ensemble manquait vraiment de rythme. L’histoire manque de rebondissement et j’avoue que le suspens n’est pas vraiment au rendez- vous. Les personnages manquent également de relief. Adam Vollmann apparaît comme torturé et il passe la moitié de son temps à geindre. Le seul protagoniste qui selon moi mérite de l’intérêt est Ethan Shaw. Malheureusement, celui- ci est à mon sens sous exploité. On le touche à peine du doigt et c’est vraiment dommage.
D’un point de vue stylistique, l’écriture est plutôt agréable. Le style est simple et efficace. J’ai apprécié le côté sobre du texte. Pas de description alambiquée ni de grandes envolées lyriques.
Ce roman me laisse donc un souvenir en demi-teinte. Bien que l’intrigue de base soit intéressante, je trouve qu’elle est mal exploitée. De plus, ce qui aurait dû être un véritable turn over à la fin du roman tombe pour moi à plat.

Bref:

Cette lecture ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Si je devais le noter:

1-plume

Feel Good·Roman

Madame Connasse clashe les mecs

Madame Connasse clashe les mecs, Edition l’Opportun

Pour résumer:

La célèbre reine des punchlines sans filtre aux 3 millions de fans est de retour ! Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est en pleine forme… Sa cible préférée ? Les mecs bien sûr ! Entre les papas, les infidèles, les vrais connards, les couillons, ceux qui ne pensent qu’à ça et ceux dont on ne sait plus quoi faire… c’est vrai qu’elle a du boulot ! 

Provoquante, méchante, drôle, crue, décapante, injuste… Madame Connasse est tout cela à la fois et ses missiles regroupés ici font mouche et laissent leur cible éparpillée façon puzzle ! 

Des répliques cultes à partager sans modération.

Ce que j’en pense:

Attention mesdames et messieurs, la connasse revient très en forme et elle le fait savoir. S’attaquant aux hommes avec beaucoup d’humour, elle multiplie les punchlines et a su me faire rire aux éclats.

Organisé autour de différents thèmes, les mecs en prennent pour leur grade. Alors j’avoue que certaines choses sont un peu clichés. Bien des choses ont changé dans les ménages et les hommes ne sont pas tous affalés dans des canapés ou des dragueurs à deux balles. Mais là n’est pas le but de ce livre. Clairement, l’objectif est ailleurs, faire rire en houspillant un peu l’ego des mâles. Et…ça fonctionne! Je me suis bidonnée pendant une bonne partie de ma lecture.

Petit bémol, c’est lu bien trop vite!

Bref:

Une lecture rafraîchissante.

Si je devais le noter:

3-plumes