Littérature de Jeunesse·Roman·Service Presse

La Cité des squelettes

La Cité des squelettes de Richard Petitsigne, Gulf Stream Editeur

Salut ! Moi, c’est Jacinthe. J’adore raconter ma vie même si, le plus souvent, seul mon chien Ventouse m’écoute.
Mais cette fois, c’est le truc le plus fou que tu entendras dans ta vie. Mes parents et moi, on vient d’emménager à la Cité des Squelettes. Et elle porte très bien son nom, crois-moi !
Mes voisins sont de véritables squelettes, bien vivants, faits d’os… et d’os.
Je te vois venir : les squelettes, on les trouve sous terre ou bien en déco pour Halloween. Ici, ils sont professeurs, musiciens, boulangers, écoliers… et sont même victimes de vol.
Lorsqu’on accuse mon gros toutou, je perds patience : qui que soit le responsable, il aura désormais Jacinthe Matagot-Pantoute à ses trousses !

J’ai découvert ce roman grâce aux éditions Gulf Stream qui m’ont gentiment envoyé un exemplaire.

logo-fonce

Dans ce livre, nous découvrons l’histoire de Jacinthe. C’est une petite fille qui ne cesse de déménager à cause du travail de ses parents. Cette fois ci, la famille s’installe au cœur de la Cité des squelettes. Mais très vite, Jacinthe s’aperçoit que le quartier est à part. En effet, les êtres humains cohabitent avec des squelettes. Et lorsque des os se font mystérieusement volés, c’est son chien Ventouse qui se voit accusé.

L’intrigue de ce petit roman commence par mettre en place les personnages. Très vite, on s’attache au personnage de Jacinthe qui est la narratrice. A travers son regard, le lecteur va vivre une aventure palpitante. Très vite, la jeune fille qui n’aime pas les injustices, va mener l’enquête pour disculper son toutou. Le suspens ainsi que les rebondissements sont au rendez- vous et raviront de façon certaine les lecteurs les plus jeunes (mais aussi les plus…matures).

Vous l’aurez compris, l’histoire a su me séduire. Mais au-delà de l’intrigue, c’est le personnage de Jacinthe qui donne tout son charme au récit. En effet, la petite fille a une sacrée personnalité. Étant la narratrice, tout est vu avec son regard d’enfant et l’ensemble est traité avec beaucoup d’humour. Le personnage principal de ce roman est attachante et elle m’a donné envie de la suivre dans de futures aventures. 

D’un point de vue stylistique, nous sommes clairement dans du roman jeunesse (ce qui n’est aucunement péjoratif). J’ai trouvé que les tournures de phrases ainsi que le vocabulaire étaient bien adaptés au public visé. Je ne connaissais pas le travail de Richard Petitsigne mais l’on sent à la lecture que l’auteur s’est amusé en écrivant le livre. Le ton est rafraîchissant et plein de touches d’humour. Cela rend la lecture véritablement agréable.

La Cité des squelettes est certes un roman, mais je ne pouvais pas en parler sans aborder les illustrations de Romane Poch. L’illustratrice nous offre une sublime couverture mais également plusieurs dessins tout au long de la lecture. Le trait est fin et précis. Il y a de multiples détails et le dessin est tout doux. Les illustrations intérieures sont en noir et blanc et je les ai trouvées vraiment sublimes.

Pour conclure, La Cité des squelettes est un bon roman jeunesse qui allie suspens, aventure et humour.

S

 

Horreur·Roman·Service Presse

YouTumeurs, L’urbex de l’horreur

YouTumeurs, L’urbex de l’horreur de Dave Turcotte Lafond

Philippe, Jacob et Serge, sont un groupe d’amis visitant les endroits abandonnés au Canada ; filmant des péripéties pour leur chaîne YouTube, se nommant « L’urbex de l’horreur.» Le 24 juin 2020, leurs compétiteurs « Les dudes qui explorent » sortirent un vidéo d’une violente expédition. Ce clip fut le commencement d’étranges et inquiétantes énigmes, ainsi que de nombreuses apparitions d’êtres masqués, faisant plonger le trio de camarades dans la confusion, la brutalité et la terreur.

C’est l’auteur Dave Turcotte Lafond (que je remercie) qui m’a proposé de découvrir son roman d’horreur YouTumeurs.

Dans ce livre, nous suivons un trio de You Tubeurs dans leur exploration d’une maison à l’abandon. En effet, Philippe, Jacob et Serge font de l’Urbex. L’urbex est de l’exploration urbaine de vieux habitants et c’est un mouvement en vogue sur internet. Ce roman nous narre donc l’histoire de ce trio de jeunes hommes qui va se trouver pris au piège dans une maison abandonnée.

Vous en dire plus sur l’intrigue risquerez de vous spoiler. C’est pour cela que je n’en dirai pas plus! Néanmoins, les actions s’enchaînent et l’on ne s’ennuie pas durant la lecture. Je dirai même que l’on va de surprises macabres en surprises macabres.

Les trois personnages principaux ont des personnalités bien marquées. Ils sont bruts de décoffrage et j’ai aimé la relation qui se tisse entre eux. Ils se vannent pas mal et c’est plutôt drôles. Néanmoins, ils ne vont pas rire longtemps car l’auteur va terriblement les malmener. Tortures psychologiques et physiques jalonnent le récit. Amateurs d’horreur, bienvenue en enfer! Certains passages m’ont vraiment mis le trouillomètre en panique et les descriptions sont parfois un peu gores. Il faut donc avoir le cœur bien accroché pour se lancer dans cette lecture.

L’auteur a une écriture très brute. Les dialogues sont certainement ce que j’ai préféré. Ils sont rapides et incisifs. En revanche, je ne sais pas ce qu’à Dave Turcotte Lafond avec les cheveux mais il désigne souvent ses personnages par « le mec aux cheveux longs », « le chauve » et « le blondinet ». Enfin, l’auteur est canadien. Il y a donc énormément d’expressions canadiennes. J’ai adoré en découvrir certaines et cela ne m’a aucunement dérangée dans ma compréhension. Par contre, allez savoir pourquoi mais je me faisais dans ma tête tous les dialogues avec l’accent québécois…

Pour résumer, YouTumeurs est un roman d’horreur qui va vous transporter dans un univers sordide. 

S

Littérature de Jeunesse·Roman·Service Presse

Le doux murmure du tueur

Le doux murmure du tueur de Nadine Monfils, Mijade, Zone J

Jack a 15 ans. Il vit un amour dévorant pour Nina, mignonne petite rouquine au sourire ravageur, un brin pimbêche. Mais quand il a fait une tentative d’approche, celle-ci l’a rabroué. Elle lui préfère un mystérieux inconnu. Jack reste obnubilé par Nina. Plus encore depuis qu’il a ouvert le funeste livre noir confié par une voisine un peu sorcière. Ce livre souffle à ses lecteurs les drames futurs…Jack a ainsi eu la vision de Nina, portant des ballerines rouges, morte étranglée par un ruban rouge. Simple délire d’un amoureux éconduit ou prémonition ? Son trouble augmente encore lorsque Nina arrive à l’école avec de nouvelles ballerines rouges. Comment arrêter le tueur ?

Le doux murmure du tueur est un roman qui nous plonge dans l’histoire de Jack, 15 ans. Ce jeune homme lambda va se retrouver embarqué dans une drôle d’histoire à cause d’un livre. Ce dernier lui a été offert par sa voisine et a le pouvoir de lui montrer l’avenir. Mais lorsqu’il l’ouvre, c’est son béguin, Nina, qu’il voit se faire assassiner. Jack n’aura alors de cesse d’essayer de déjouer cette vision. Pour cela, il va devoir se dépasser mais aussi mener l’enquête afin de contrecarrer les plans de l’assassin.

L’intrigue de ce roman est vraiment prenante. Dès les premières lignes, je me suis prise au jeu. Les points de vue alternent et au fil des pages, on en découvre un peu plus sur chacun. Cette multiplication des points de vue n’éclaire en rien l’intrigue bien au contraire. Elle éveille chez nous plusieurs questions tout en divulguant savamment de minuscules indices. Nadine Monfils manie donc savamment son intrigue, menant son lecteur vers un dénouement surprenant. Cette intrigue m’a rappelée un roman de Stephen King, Gwendy et la boîte à boutons.

Le personnage de Jack est central, ce sont ses actions qui font avancer l’intrigue. Il est un peu le maître du jeu. Ce jeune garçon de 15 ans a un sacré caractère et est très attachant. Il passe d’un jeune adolescent timide à un jeune garçon qui s’affirme. Contrairement à lui, Nina ,qui est la jeune fille dont il est amoureux, est exécrable! Nadine Monfils nous livre donc des personnages au caractère très marqué.

D’un point de vue stylistique, la plume de l’auteure est simple et efficace. J’ai littéralement dévoré ce roman qui m’a fait passé un agréable moment.

Je tenais à remercier les éditions Mijade pour cet envoi qui m’aura permis de découvrir le travail de Nadine Monfils.

La rentrée des éditeurs 2020 : les éditions Mijade - Mes premières lectures

S

Roman·Service Presse·Young Adult

L’Attrape- Malheur

L’Attrape- Malheur, Tome 1: Entre la meule et les couteaux de Fabrice Hadjadj, La joie de lire
L’Attrape- Malheur, Tome 2: Des forêts aux foreuses de Fabrice Hadjadj, La joie de lire

Pour la première fois, l’écrivain de renom Fabrice Hadjadj prend la plume à l’attention de la jeunesse. Entre Tolkien et J.K. Rowling, il nous plonge dans une trilogie haletante, au cœur d’un univers fantastique que sublime le coup de crayon pénétrant de l’illustrateur, Tom Tirabosco. L’attrape-malheur relate le destin hors norme de Jakob Traum, que rien ne prédisposait à mener une existence autre qu’ordinaire. Les aventures de ce jeune héros, doté d’un étrange pouvoir, se déroulent en trois tomes : Entre la meule et les couteaux, Des forêts aux foreuses et Un berceau dans les batailles.
Ce premier tome s’ouvre sur l’enfance insouciante de Jakob, fils unique d’un couple de meuniers. La vie en plein air, l’amour de ses parents et les jeux avec Clara sa meilleure amie, sont les composantes essentielles de son quotidien dans un petit village au creux des montagnes. Mais un jour, de curieux événements surviennent… Comme par miracle, Jakob ressort indemne de deux accidents qui auraient dû lui être fatals. La vie de Jakob ne sera désormais plus jamais la même…

J’ai eu la chance de découvrir les deux premiers tomes de la trilogie L’Attrape- Malheur grâce au site Babelio et aux éditions La joie de lire.

Babelio

La Joie de Lire – Logo – Association Biblionef

Dans ces deux romans, nous découvrons le personnage de Jakob, qui s’avère être un personnage hors du commun. Le récit s’ouvre sur l’insouciance de l’enfance qui va vite basculer dans la dure réalité. Très vite, le lecteur comprend que Jakob est spécial, c’est un attrape- malheur. Il est quasiment invincible mais ne connait pas forcément la limite de son pouvoir. Mais, tout côté positif a son penchant négatif. En effet, lorsque Jakob est attaché émotionnellement à quelqu’un, il peut également prendre son mal quitte à en mourir. Ce pouvoir au revers douloureux va lui apporter bien des soucis.

Dès sa plus tendre enfance et pour le protéger, ses parents n’auront de cesse de se faire détester de Jakob afin de le protéger en cas de malheur. Sur ce schéma, va se tracer la vie entière de notre héros. Les deux premiers tomes, nous narrent l’enfance mais également l’adolescence de Jakob. Tantôt homme de cirque, tantôt vagabond- ermite, Jakob va d’aventures en aventures. Au gré de ces dernières, il va croiser des hommes et des femmes qui n’auront de cesse de le rendre malheureux afin de le protéger. En toile de fond, un conflit entre deux hommes de pouvoir se profile. Les deux chefs ont bien compris l’intérêt d’avoir l’attrape- malheur dans leurs rangs et ils vont tout faire pour le rallier à leur cause.

Vous l’aurez certainement compris, l’intrigue de ces romans est extrêmement riche. Néanmoins, j’ai trouvé que certains passages traînaient un peu en longueur et je me suis même parfois ennuyée. Le personnage de Jakob est central mais il n’a pas non plus su me séduire. Je l’ai trouvé terriblement naïf. Là où le lecteur comprend très vite les tenants et les aboutissants, lui, en revanche, ne comprend rien. Cela le rend quelque peu agaçant.

D’un point de vue stylistique, j’ai trouvé l’écriture de Fabrice Hadjadj intéressante. Le ton utilisé confère au conte, presque au mythe. Une ambiance bien spécifique se dégage du livre. L’auteur est également un philosophe et cela se ressent dans ses tournures de phrases. Le texte est accompagné d’illustrations de Tom Tirabosco. Je ne connaissais pas du tout son travail et j’ai été charmée par ses dessins en noir et blanc. Le style de l’illustrateur contribue aussi à accentuer cette ambiance de vieux conte/ mythe. En effet, comme vous pourrez le voir ci- dessous, l’esprit graphique se rapproche des gravures que l’on peut trouver dans les anciens livres de contes.

L'Attrape-Malheur, tome 1 | La Joie de lire

Pour conclure, même si l’histoire est originale et que le style de l’auteur reste intéressant, j’ai trouvé que les romans contenaient trop de longueurs.

S

Roman

Je ne cours plus qu’après mes rêves

Je ne cours plus qu’après mes rêves de Bruno Combes, J’ai Lu

À dix-huit ans, Louane rêve de prendre le large. Mais lorsqu’elle échoue au bac, ses espoirs s’envolent. Jusqu’au jour où…
Laurene, trente-neuf ans, mène une carrière brillante. Elle cherche le bonheur mais prend la fuite dès qu’il approche. Jusqu’au jour où…
Louise, à la retraite, se retrouve veuve et seule pour la première fois de sa vie. Elle se dit que l’avenir n’a plus de cadeau à lui faire. Jusqu’au jour où…

Trois femmes, trois générations, un point commun : elles ne veulent plus renoncer à leurs rêves. Et l’aventure qu’elles s’apprêtent à partager va les changer à jamais.

Avec Je ne cours plus qu’après mes rêves, le lecteur va prendre un leçon de vie. Ce roman narre l’histoire de trois femmes: Louane, Laurene et Louise. Chacune a sa vie, ses problèmes, ses contrariété et chacune va vivre un tournant de sa vie.

J’ai adoré cette histoire qui nous mène au fin fond de l’Espagne et nous fait vivre une aventure humaine. Les trois vies des protagonistes se mêlent, s’influencent et se lient. L’amitié qui naît sous nos regards devient alors indéfectible. Tout au long du roman, l’intensité des émotions monte en puissance pour arriver au climax du roman. Vous en dire plus, révélerait beaucoup trop de choses et je veux vous laisser la surprise de cette histoire si prenante et émouvante.

Louane est une jeune fille de 18 ans qui se retrouve à devoir aller travailler dans une maison de repos où elle va rencontrer Louise. Cette dernière vient de perdre son mari et ses enfants vont la placer. Quant à Laurene, elle a du mal à se construire une vie stable malgré sa brillante carrière. Trois générations que tout opposent et pourtant…

L’écriture de Bruno Combes est agréable. J’ai adoré la façon dont il décrit les ambiances mais également les sentiments de ses personnages. Sa sensibilité se ressent dans son récit et il nous livre un récit bouleversant. Les personnages sont attachants et c’est avec beaucoup de regrets que j’ai dû les quitter. Je ne peux que vous conseiller cette lecture.