bd·Mercredi BD

Monsieur Désire?

Monsieur Désire? d’Hubert et de Virginie Augustin, Glénat

Pour résumer:

La vertu servant le vice…

Dans l’Angleterre victorienne, Lisbeth, une domestique plutôt discrète, vient d’entrer au service d’Édouard, un noble irritant de suffisance, provocateur et blasé. Habitué à choquer son entourage par le récit de ses frasques, ce jeune dandy découvre en sa nouvelle servante quelqu’un de moins docile et impressionnable qu’il ne le croyait. Face à ses piques, celle-ci reste imperturbable, ne répondant que par un regard empreint de compassion sincère. Entre les deux, malgré leurs disparités sociales, une étrange complicité va naître au gré de joutes verbales plus ou moins intenses. De servante, Lisbeth va devenir confidente, en dépit des règles régissant la maisonnée, provoquant quelques jalousies chez les autres domestiques…

Ce que j’en pense:

Monsieur est un bourgeois qui profite des femmes. Un jour, il se prend « d’affection » pour Lisbeth, une petite femme de chambre prude.

Mon Dieu… Le scénario de ce roman graphique est superbe! C’est prenant et cela monte en puissance au fur et à mesure des pages. J’ai adoré l’histoire.

Et les personnages! Le scénariste les a construit de façon sublime. L’intrigue va les mal mener. Monsieur va voir ses convictions vaciller et Lisbeth va voir ses mœurs mises à rude épreuve. Il y a du pêché dans cette oeuvre. La question est: Va t’on y succomber? Je suis admirative de la force de caractère de Lisbeth sur laquelle au départ, je n’aurai pas misé ma chemise. Quant à Monsieur, il peut se montrer exécrable, mais tout au long de la lecture, on sent poindre une fragile humanité.

Le tout est sublimé par une esthétique impeccable. Les décors sont magnifiques, fins et pleins de petits détails. J’ai apprécié les couleurs et cette ambiance totalement magique. 

Bref:

Un vrai coup de cœur.

 

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Moka (enfin… je crois.)

Y a pas que moi qui en parle:

Délivrer des Livres

Moka

Stephie

Lasardine

Sabine

Antigone

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bd·Littérature de Jeunesse

Les Carnets de Cerise et Valentin

Les Carnets de Cerise et Valentin de Aurélie Neyret et Joris Chamblain,, Collection Métamorphose

Pour résumer:

Premier album spin-off desCarnets de Cerise, Les Carnets de Cerise et Valentin  propose une histoire à deux niveaux de lecture autour de la peur de l’inconnu. Valentin – tout comme Cerise, sa maman et le papa de Valentin – s’apprête à partir pour un long voyage autour du monde. Mais il n’a que sept ans et ce voyage lui fait un peu peur.
Pour tenter d’apaiser cette angoisse, Cerise et lui ont imaginé une histoire d’extraterrestres : dans la nuit du 18 août, Toloh-Tim a atterri dans le jardin. Il veut fuir une mission spéciale qu’il devait accomplir. Mais laquelle ? C’est ce que les agents spéciaux Cerise et Valentin devront découvrir.

 

Ce que j’en pense:

J’avais tellement aimé Les Carnets de Cerise que c’est toute confiante, que je me suis plongée dans la lecture de son spin-off.

Malheureusement, la déception fut grande… Alors que la série d’origine avait une intrigue prenante et bien construite, ici, j’ai trouvé le scénario faiblard voire inexistant. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire et à adhérer complètement. Mais histoire y a t’il? Car franchement, j’ai trouvé l’ensemble si mal construit que j’y ai perdu mes repères. Pour le coup, je me suis ennuyée, lisant sans réellement apprécier le contenu.

J’ai également trouvé que les personnages ne connaissaient aucune réelle évolution. C’est inintéressant au possible…

En revanche, gros point fort pour l’esthétique toujours aussi belle. Les couleurs sont chatoyantes, les dessins délicats. Malheureusement, cela ne suffit pas…

Bref:

Une vraie déception.

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

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bd·Mercredi BD

L’homme gribouillé

L’homme gribouillé de Serge Lehman et Frederick Peeters, Delcourt

Pour résumer:

À 40 ans passés, Betty Couvreur vit dans l’ombre de sa mère Maud, auteur de livres pour enfants. Pourtant, depuis

 des années, Maud subit l’emprise d’un terrifiant maître-chanteur, Max Corbeau. Betty l’apprend et se retrouve projetée dans une quête des origines en compagnie de sa propre fille, Clara. Voyage initiatique au pays des monstres et des merveilles avec au bout, peut-être, un secret venu du fond des âges.

Ce que j’en pense:

Betty découvre le mystère de son passé suite à l’AVC de sa mère. Elle part alors en quête d’un mystérieux monstre qui les harcèle. Mais, ce qu’elle va découvrir va littéralement changer sa vie.

Ce scénario qui prend des allures de quête entre mère et fille est passionnant. Il faut dire que les secrets de famille et les ambiances mystiques, j’adoooore ça!

Ce roman graphique est donc haletant!

Les personnages sont bien construits avec une psychologie très fine. C’est une BD très riche de tous les points de vue.

L’esthétique en noir et blanc est pleine de multiples détails. Il y a pleins de choses à voir et chaque planche se détaille longuement. L’ambiance générale est très noire et colle parfaitement avec l’histoire.

Bref:

J’ai vraiment adoré!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

Jérôme

Mo

Jacques

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Cette semaine chez Stephie.

bd·Littérature de Jeunesse

Yin et le dragon

Yin et le dragon de Richard Marazano et Yao Xu, Rue de Sèvres

Pour résumer:

Shanghai 1937. L’armée impériale japonaise a fait main basse sur une large partie de la côte chinoise. En ces temps de tristesse, la menace de l’antique prophétie plane, celle de l’invincible dragon noir Gongong qui doit venir anéantir les hommes quand le désespoir et la haine règneront.

Yin, petite fille d’une dizaine d’années est élevée par son grand-père pêcheur, Liu. Un soir, alors que Liu sort en mer, Yin se faufile sur le bateau. Soudain une bête puissante se débat dans ses filets : un dragon d’or, blessé, que Yin convint son grand-père de cacher et de soigner… Une décision qui les emmènera bien plus loin qu’ils ne le pensaient.

Ce que j’en pense:

Mon petit cœur d’artichaut a complètement fondu devant cette sublime couverture! La couleur, le trait, tout m’a conquis. Alors, en ouvrant la BD, l’attente était énooooorme!

Parlons d’abord du scénario… Yin vit avec son grand- père pêcheur depuis que ses parents sont morts. Alors qu’elle s’incruste sur le bateau de son papi, elle ramène dans les filets un magnifique dragon d’or.

L’intrigue est envoûtante.Je suis très vite rentrée dans l’histoire et je me suis attachée à la petite Yin d’emblée. Le scénario nous tient en haleine et se déroule dans un contexte historique sombre. L’ensemble est bien construit. On en veut toujours plus!

Les personnages sont attachants. Yin est une petite fille qui a déjà vécu beaucoup de malheurs dans sa jeune vie. Pourtant, malgré l’adversité, elle reste joyeuse et intrépide. Bon… Parfois, elle m’a un peu agacée j’avoue! J’ai aimé la relation de tendresse entre ce grand- père complètement dépassé et sa petite fille.

Le tout est servi par une esthétique sublime! C’est juste tout ce que j’aime. Les couleurs, les traits, l’ambiance… Je n’ai rien à dire de ce côté là. C’est visuellement magnifique.

Bref:

Un coup de cœur!

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Merci qui?

Merci à ma super collègue et à sa fille pour m’avoir fait découvrir cette superbe BD!

bd·Mercredi BD

Le Joueur d’Echecs

Le Joueur d’Echecs de David Sala, Casterman

Pour résumer:

David Sala adapte le chef d’œuvre de Stefan Zweig en BD.

Les premiers pas furent un fiasco, je n’arrêtais pas de m’embrouiller, cinq, dix, vingt fois, je dus reprendre le début de la partie.
Mais j’avais tout mon temps… Moi, l’esclave du néant…

1941. Dans les salons feutrés d’un paquebot en route pour l’Argentine, le champion du monde d’échecs affronte lors d’une ultime partie un aristocrate viennois, dont l’incroyable maîtrise du jeu est née dans l’antre de la tyrannie. 
Cette dénonciation poignante et désespérée de la barbarie nazie est le dernier texte écrit par Stefan Zweig avant son suicide.

Ce que j’en pense:

Quelque chose est certain, cette lecture ne vous laissera pas indifférent! Le scénario est très habile et mène le lecteur dans les méandres de cette histoire très prenante. C’est tout simplement envoûtant. Les récits sont enchâssés et il flotte un petit air de surréalisme.

Les personnages sont à la limite de la folie et tout semble tellement irréel dans une ambiance d’après guerre où chacun essaie de se reconstruire comme il le peut.

Le tout est servi par une esthétique magnifique. Les traits sont fins et délicats ce qui crée un contraste avec la dureté des expressions faciales. Les couleurs sont sublimes le décor est très géométrique, presque hypnotique.

Bref:

Un véritable coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez

bd·Littérature de Jeunesse

Momo

Momo, Tome 1 de Jonathan Garnier et Rony Hotin, Casterman

Pour résumer:

Avec Momo, Jonathan Garnier et Rony Hotin recomposent le parfum inoubliable de l’enfance.
 
« Hey le bon dieu ! Dis à mon papa qu’il faut qu’il rentre vite ! Et dis-lui que je lui fais des gros bécots ! Et mamy aussi, elle lui fait des bécots ! … Même si elle pique un peu… »

Avec Momo, Jonathan Garnier et Rony Hotin recomposent le parfum inoubliable de l’enfance. Le temps des copains, des découvertes, des petites bêtises, des grands bonheurs et des gros chagrins. Le temps aussi d’un émerveillement constant que contrarient parfois les réalités du monde adulte.

Ce que j’en pense:

Quand j’ai regardé cette magnifique couverture, je me suis d’emblée sentie attirée par cette BD. Momo, son petit short, sa tignasse hirsute et surtout ses grands yeux… Je n’ai pu m’empêcher de me demander ce que cachait ce regard.

Momo est une petite fille qui vit avec sa grand- mère lorsque son père part en mer. Le scénario est très touchant. On découvre cette petite fille mal dans sa peau et qui a du mal à se sociabiliser. Un peu étrange aux yeux des autres enfants, Momo souffre de son image. L’intrigue nous fait suivre les pas de cette petite fille si émouvante. On ne peut que être émue par ce personnage que l’on a envie de prendre dans ses bras et de rassurer. Et que dire de la fin de ce tome? Elle relance complètement l’intrigue et ouvre tout un panel de possibilités pour le tome 2.

J’ai aimé le côté espiègle de Momo, sa fragilité, sa sensibilité. J’ai aimé cette grand- mère qui tente de faire que sa petite fille se sente bien dans sa peau. ce duo est tout en émotion et leur lien m’a énormément touché.

J’ai été surprise par le dessin au tout début de ma lecture. Mais, finalement, je me suis laissée séduire. C’est une véritable explosion de couleurs qui s’offre à nous. Les traits sont fins et délicats et rappellent par certains côtés le style de dessin des mangas.

Bref:

Un coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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bd·Mercredi BD

Monsieur Noir

Monsieur Noir de Griffo et Dufaux, Dupuis

Pour résumer:

Mourir pour une plume
L’Angleterre, au siècle dernier. Un château : Blacktales. Tous les sept ans, son propriétaire, l’inquiétant Monsieur Noir, vient y signer un nouveau bail avec son locataire. 
À Blacktales, deux clans, irréductiblement opposés, se livrent une lutte féroce et sournoise pour la possession d’une plume : elle seule permet d’apposer sur le contrat de location la signature qui donne le pouvoir absolu. 
C’est dans un climat d’effervescence que débarque Fanny, récemment orpheline : la plume, égarée depuis deux ans, a été localisée. Elle se retrouve entre les mains de deux êtres dont l’impitoyable sadisme terrorise tous les habitants du lieu…

Ce que j’en pense:

Fanny est une jeune fille qui arrive dans un château où de nombreuses luttes de pouvoir ont lieu. Tous les habitants se battent pour posséder LA plume qui donne le pouvoir ABSOLU.

Je vais arrêter ici l’usage des majuscules…

Je renoue un peu avec Dufaux après une longue séparation et je découvre Monsieur Noir. Cette BD a un pitch plutôt alléchant avec des complots et cette noirceur que j’adore tant. Hélas, le scénario m’a moyennement emballé. Je me suis un peu ennuyée. Manque de rebondissements, de suspens et de structure selon moi. J’ai trouvé l’ensemble un peu brouillon et cela m’a dérangé dans ma lecture.

Les personnages m’ont semblé antipathiques et peu travaillés. Je ne leur ai trouvé aucune profondeur et tout le monde était foncièrement méchant, ce qui rend les personnages peu attachants… Le manque de nuance m’a clairement manqué.

Quant l’esthétique… Même combat que pour le reste du roman graphique, elle m’a déplu. Les couleurs sont ternes et ne mettent pas en valeur le dessin qui est déjà très chargé en détails. J’ai trouvé l’ensemble un peu vieillot visuellement.

Bref:

Je ne suis pas DU TOUT conquise (zut j’avais dit que j’arrêtais avec les majuscules!).

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

 

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Cette semaine chez Stephie.