bd·Littérature de Jeunesse·Mercredi BD·Service Presse

Céleste la licorne

Céleste la licorne, Tome 1: Rallumons les étoiles de Geneviève Guibault, Lisette Morival et Jérémy Parigi, Kennes Editions

Le jour de son anniversaire, LunaBelle voit enfin son vœu se réaliser. Du moins, presque… Ce n’est pas un cheval qui atterrit dans sa chambre, mais une licorne ! Et la jolie bête a besoin de sa petite humaine pour une mission dans l’espace. Attention ! Prêts ? Volez !

Grâce aux éditions Kennes, j’ai pu découvrir Céleste la licorne!

Kennes Éditions

Pour ceux qui me connaissent un peu, vous devez savoir que les licornes sont pour moi une passion! J’ai donc découvert avec beaucoup de curiosité ce premier tome. Côté licorne, je n’ai pas été du tout déçue! Tout commence avec l’anniversaire de LunaBelle qui veut comme cadeau un cheval! Mais, c’est sans compter sur ses parents qui refusent encore une fois. Mais LunaBelle ne désespère pas! Elle fait donc un vœu et BIM! Voilà une licorne qui débarque dans sa chambre. Céleste (c’est le nom de la licorne) vient chercher LunaBelle car elle a besoin d’elle pour sauver son univers. Nous voilà donc transporter dans une aventure extraordinaire. Le scénario est bien rythmé, on découvre tout un univers. J’avoue qu’il y a beaucoup d’informations dans ce premier tome qui vise à installer le décor qui sera sûrement le fil conducteur dans les prochains tomes. L’ensemble est rempli d’humour, ce qui donne le ton de la BD.

LunaBelle qui partage la couverture avec Céleste, est une petite fille au caractère bien trempé et qui sait ce qu’elle veut. Elle n’a pas froid aux yeux et est très attachante. Céleste est une licorne qui remplit le contrat de l’animal extraordinaire tout en déboulonnant quelques idées reçues. Cela permet de ne pas rendre ce personnage trop cliché et c’est plutôt agréable. 

D’un point de vue esthétique, les traits sont ronds et fins. Les personnages ont de grands yeux expressifs. Les vignettes fourmillent de détails dans les décors, les vêtements, les expressions faciales etc. Les couleurs sont acidulées. Cette BD est un vrai bonbon. J’ai adoré tourner ces pages qui sont un vrai régal pour les yeux!

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Cette semaine chez Moka.

 

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Bon chien!

Bon chien! Baba, Tartuff et Lapuss’, Kennes Editions

Déjà connu pour ses analyses caustiques de la vie féline dans Putain de Chat, Lapuss’ s’attaque au meilleur ami de l’homme avec ses acolytes de toujours Baba et Tartuff. Bien plus fidèle et docile que son cousin matou, le toutou à sa mémère fait tout pour être agréable et câlin envers sa maîtresse. Mais pas sûr que ça lui rende la vie plus facile pour autant… Si vous avez partagé la vie de ce quadrupède à truffe, vous y reconnaîtrez des saynètes de votre vie quotidienne à n’en pas douter.

J’avais adoré lire Putain de chat de Lapuss’. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je me suis plongée dans la lecture de Bon Chien!

Comme vous l’aurez compris, cette fois ci, nous nous intéressons à nos amis à quatre pattes mais, canins. Le trio Baba, Tartuff et Lapuss met donc en scène à travers diverses anecdotes la vie des propriétaires de toutous. Les scènes sont remplies d’humour et j’avoue que je me suis pas mal bidonnée en lisant cette courte BD. Les amoureux des chiens s’y reconnaîtront certainement.

D’un point de vue esthétique, nous sommes sur la même ligne directrice que Putain de Chat. Les anecdotes sont en noir et blanc. Les traits sont fins et simples. Il y a peu de décor et de détails. L’ensemble me fait penser à du comic strip et cela donne envie de picorer ce trop court livre.

Bref, encore une réussite avec cette lecture qui m’a fait passer un agréable moment.

Un grand merci aux éditions Kennes pour leur confiance!

Kennes Éditions

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Petits Moments d’amour

Petits moments d’amour de Catana Chetwynd, Kennes Editions

Un recueil de moments tendres dans lesquels tous les couples peuvent se reconnaître.

Petits moments d’amour est une douce collection de bande-dessinée sur les moments simples (mais précieux), absurdes et quotidiens d’une relation de couple.

Catana Chetwynd partage depuis plusieurs années sur internet sa relation avec son petit ami et des millions de gens suivent ses tendres aventures et se retrouvent dans ces petits moments qui font le sel de la vie à 2.

Petits moments d’amour est une BD qui rassemble plusieurs petites situations du couple en dessins. Ainsi, le lecteur rentre dans l’intimité d’un couple qui s’aime à la folie. 

Ces moments pris sur le vif, mettent en avant des moments de la vie quotidienne mais aussi les petites marques d’amour qui font toute la différence. Les situations sont attendrissantes, drôles et certaines ont su faire écho en moi.

D’après ce que j’ai cru comprendre, les anecdotes sont basées sur la vie de Catana Chetwynd. J’ai trouvé que le couple mis en scène est attachant mais aussi un peu agaçant de par sa « perfection ». J’ai également trouvé que l’auteure se dénigre énormément comparé à son conjoint. Elle se dit sans cesse qu’elle n’est pas assez bien pour lui et, à la longue, cela devient agaçant.

D’un point de vue esthétique, c’est assez particulier… Catana Chetwynd a un trait fin et simple. Les personnages ont de petits corps sur d’énormes têtes. Les yeux sont proéminents. Il y a très peu de décors et de détails. L’ensemble est en noir et blanc. C’est donc un style très épuré. Personnellement, j’ai trouvé que les expressions faciales étaient un peu trop figées, ce qui est dommage.

Bref, je n’ai pas vraiment adhéré à l’univers de cette BD qui m’a été gentiment envoyée par les éditions Kennes.

Kennes Éditions

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Cette semaine chez Stephie.

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Les filles des marins perdus

Les filles des marins perdus de Teresa Radice et Stefano Turconi, Glénat

« Y a des marins qui boivent et reboivent aux dames… »

Dans Le Port des Marins Perdus, sublime roman graphique paru en 2016 et couronné de succès, on a pu croiser les prostituées du Pilar, un bordel pour marins de Plymouth. Dans ce spin-off, on retrouve ces filles de petite vertu qui nous content à tour de rôle une histoire confiée par leur amant d’un soir.

J’avais adoré Le Port des Marins Perdus du même duo. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai renoué avec cet univers. 

Pour cet opus, nous nous retrouvons dans un bordel de Plymouth. Nous y suivons la vie des prostituées. Chaque jeune femme a son histoire, chaque jeune femme a sa raison de faire ce métier. Toutes ensemble, elles forment une famille. Au fil des pages, le lecteur les découvre. Sensibles, belles, impitoyables lorsqu’il le faut. Les coulisses se livrent à nous. Que se passe t’il dans les secrets des alcôves? Le lecteur va le découvrir à travers le regard de ces jeune filles.

Le scénario sublime a su m’envoûter dès le départ. J’ai littéralement dévoré cette BD! Certains rebondissements prennent aux tripes et l’on se prend d’amitié pour ses prostituées. Chaque personnage a son propre caractère et sa propre histoire. J’ai beaucoup aimé voir les protagonistes évoluer.

L’ambiance de la BD est fascinante. L’esprit graphique est sublime. Les dessins sont remplis de petits détails. Les décors foisonnent, les vêtements sont plein de draperies. Les couleurs sont magnifiques et confèrent une ambiance vraiment spéciale. La touffeur des boudoirs alternent avec l’ambiance plus fraîche du port et c’est un vrai plaisir à feuilleter.

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Cette semaine chez Noukette.

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Les Oiseaux

Les Oiseaux de Troubs, Futuropolis

Troubs entame un voyage philosophique et écologique entre sa Dordogne et Beyrouth et dialogue avec les tourterelles et les passereaux qui lui parlent du réchauffement climatique. En France, les oiseaux disparaissent de nos campagnes, alors qu’au Liban, malgré les guerres et les destructions, la nature arrive à s’adapter et même parfois à reprendre ses droits. Mais pour combien de temps ?

Je garde un plutôt bon souvenir de ma lecture de Mon voisin Raymond de Troubs, alors lorsque j’ai vu dans le catalogue de Futuropolis ce nouvel opus, je me suis montrée curieuse. J’ai eu d’ailleurs l’énorme chance de recevoir cette BD de la part de la maison d’édition que je remercie pour sa confiance.

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Avec Les Oiseaux, le lecteur renoue avec le personnage qu’il avait côtoyé dans Mon Voisin Raymond. Cette fois ci, notre rêveur, partage ses réflexions entre le Liban et la Dordogne. À travers des moments de vie, mais aussi ses dialogues avec les oiseaux, Troubs, analyse la nature et son environnement. En Dordogne, les forêts s’étendent et pourtant, les oiseaux se font rares. Paradoxalement, à Beyrouth, là où la guerre avait tout détruit et où désormais d’immenses immeubles s’élèvent, les oiseaux ont su s’adapter. Troubs réfléchit, observe et essaie de comprendre. Ce livre se contemple, tout comme le personnage principal contemple la nature environnante.

Au travers de magnifiques planches, le lecteur découvre de superbes paysages. Le contraste entre les deux pays est frappant. J’ai passé de nombreuses minutes à regarder les planches. J’ai été séduite par les décors de la Dordogne, les arbres, la forêt. Troubs arrive à la perfection à nous faire sentir la fraîcheur des feuillages, la touffeur des branches. Et puis, quelques pages plus loin, Beyrouth s’étale à nos pieds. Et là, on se sent écrasé par la chaleur. Ce livre multiplie les paysages et les sensations. 

Finalement, lire cette BD, c’est réfléchir sur notre impact sur la nature mais c’est aussi en prendre pleins les yeux.

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Cette semaine chez Moka.