bd·Littérature de Jeunesse

Chroniques de l’île perdue

Chroniques de l’île perdue de Loïc Clément et Anne Montel, Soleil Prod

Pour résumer:

Sacha et Charlie, deux jeunes frères, font une croisière avec leurs parents.
Soudain, une terrible tempête éclate : leur bateau sombre et tous deux échouent séparément sur de mystérieux rivages… À la recherche de son petit frère, Sacha va devoir lutter contre d’étranges entités malveillantes, tandis que Charlie fera la rencontre d’une jeune fille qui le protégera contre une force inconnue.
Au gré de leurs aventures, tous vont croiser une faune fantasmagorique : les Doudous, peuple de peluches – originellement bienveillant – torturé et violent ; les Akupunkts, troncs d’arbres anthropomorphiques ; les Loups-cauchemars ; ou encore, les Moaïs, sages qui tiennent des discours apparemment sans queue ni tête. L’île, composée de six environnements distincts, semble être vivante et se nourrir des frayeurs et des angoisses des naufragés…

Ce que j’en pense:

Lorsque je suis tombée complètement par hasard sur cette BD jeunesse, je l’ai prise avec moi les yeux fermés. Il faut dire que le duo Anne Montel-Loïc Clément avait déjà su me séduire avec: Les jours sucrés, Chaussette ou encore Shä et Salomé.

Cette fois ci, ils nous livrent les aventures de Sacha et Charlie, deux frères qui s’échouent sur une île. Cette dernière cachent de nombreux secrets et dangers que les deux enfants devront déjouer. Les frères ayant atterri à des endroits différents, ils vont tenter de se retrouver. J’ai trouvé le scénario complexe et j’ai vraiment eu du mal à suivre l’histoire. Cela m’a rendue très perplexe, d’autant que le public visé est jeune. Il y a de nombreuses métaphores qui ne sont pas forcément accessibles à tous. Bien que le résumé soit plutôt alléchant, je me suis donc perdue dans les méandres de l’histoire.

Les personnages principaux sont donc deux enfants. Et pour des enfants, ils se remettent beaucoup en question. Ils évoluent assez rapidement et ont des personnalités qui selon moi ne collent pas avec leur âge. Le résultat donne des protagonistes peu attachants. Ils ressemblent un peu à des adultes dans des corps d’enfants. Par conséquent, j’ai trouvé que cela manquait de fraîcheur et que l’ensemble avait un ton plutôt sérieux.

L’esthétique en revanche est vraiment superbe. Les couleurs sont magnifiques et l’atmosphère onirique appelle à la rêverie. J’ai donc été subjuguée visuellement parlant, mais hélas, cela n’a pas suffit à me séduire.

Bref:

Une déception…

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

Publicités
bd·Littérature de Jeunesse·Mercredi BD

L’écorce des choses

L’écorce des choses de Cécile Bidault, Warum Editions

Pour résumer:

L’histoire d’une petite fille pas comme les autres, puisque atteinte de surdité sévère. C’est aussi l’histoire d’un déménagement, d’une nouvelle maison à la campagne, d’un arbre et d’une amitié.

L’Écorce des choses, c’est aussi et surtout l’histoire d’une petite fille qui cherche à s’affirmer autrement que par la parole face à des parents désarmés, vue de son point de vue d’enfant. 

Ce que j’en pense:

Comment ne pas s’attendrir en découvrant l’histoire de cette petite fille atteinte de surdité. Le lecteur découvre l’héroïne juste après son déménagement. On entre donc de plein fouet dans sa vie et on dans le monde de la surdité. 

Ce roman graphique destiné aux jeunes lecteurs ne comprend aucun dialogue. Le scénario très prenant se base donc uniquement sur les illustrations. 

Les personnages sont attendrissants et émouvants. Leur fragilité m’a touchée. Il est question d’affirmation de soi, de quête d’identité mais aussi de sensibilisation au handicap.

L’esthétique est douce avec des couleurs pastels. On se sent presque comme dans un rêve. L’ensemble est très beau, c’est un délice pour les yeux. L’atmosphère qui se dégage de ce livre est donc vraiment spéciale.

Bref:

Un vrai coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez

bd

Sudestada

Sudestada de Juan Saenz, Michel Lafon

Pour résumer:

Georges est un détective peu scrupuleux. Il a un sale caractère, il est mal aimable. Les affaires matrimoniales, il en a soupé. Il n’est pas payé pour faire du social. 

Quand le mari de la célèbre chorégraphe Elvira Puente débarque dans son cabinet, persuadé qu’elle a un amant, Georges est loin de se douter que cette enième filature va bouleverser sa vie…

Ce que j’en pense:

Georges est un détective peu scrupuleux mais en filant la chorégraphe Elvira Puente, sa vie va être bouleversée. Le scénario est écrit en toute subtilité. Il se focalise sur la psychologie des personnages et pénètre au plus profond de leur âme. L’ensemble est minutieusement construit.

Les personnages sont très humains et réalistes. Leurs émotions sont palpables et cela les rend vraiment touchants.

Néanmoins, j’ai trouvé que l’esthétique manquait un peu de peps. Les couleurs sont un peu fades et donne une ambiance un peu vieillotte. En revanche, j’aime la façon dont sont dessinés les personnages avec des traits fins et des visages très détaillés.

Bref:

Une BD au scénario accrocheur et qui mérite d’être découverte.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

bd·Littérature de Jeunesse

Elma, Une vie d’ours

Elma, Une vie d’ours, Tome 1: Le grand voyage d’Ingrid Chabbert et Léa Mazé, Dargaud

Pour résumer:

Elma est une gamine joyeuse et insouciante élevée par un ours qu’elle considère comme son papa. Mais l’ours cache un secret : Elma est en fait la fille de Frigga, la mage du royaume. La légende raconte que seule la fille de Frigga pourra sauver le monde des eaux. Pour cela, sa mère doit la confier à la forêt et l’enfant devra y survivre 7 années. Si elle y parvient, leur monde sera sauvé et Elma pourra rejoindre sa mère et les siens de l’autre côté de la montagne… Comment l’annoncer à Elma qui aura bientôt 7 ans ? Comment se résigner à quitter cette gamine espiègle que l’ours considère comme sa fille ?

Ce que j’en pense:

Ingrid Chabbert a l’art de m’émouvoir. Avec Elma, c’est une histoire tout en sensibilité qui nous est livrée.

Elma, une petite fille de 7 ans, vit avec Papa Ours qui décide de l’amener pour un grand voyage. On ne sait rien de leurs passés? Comment cette gamine s’est retrouvée avec cet ours? Pourquoi ce grand voyage?

Le scénario est vraiment super. Il sera séduire les plus jeunes comme les plus grands. J’ai eu envie de suivre les personnages durant leur aventure.

Le duo fonctionne à merveille. Elma est espiègle et attachante. Elle est pleine de vivacité. Sous ses airs de sauvageonne, elle est très sensible. Quant à Papa Ours, il est tendre et protecteur.

L’esthétique est tout en douceur avec de jolies couleurs pastels. C’est tendre, plein de sensibilité et très agréable à regarder.

Bref:

Un coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd·Mercredi BD

Les Ogres- Dieux

Ogres-Dieux, Tome 1: Petit de Hubert et Gatignol, SoleilProd
Ogres- Dieux, Tome 2: Demi- sang de Hubert et Gatignol, SoleilProd
Ogres- Dieux, Tome 3: Grand Homme de Hubert et Gatignol, SOleilProd

Pour résumer:

Petit est le fils du Roi-Ogre. À peine plus grand qu’un simple humain, il porte sur lui le signe

 de la dégénérescence familiale qui rend chaque génération plus petite que la précédente à force de consanguinité. Son père veut sa mort, mais sa mère voit en lui la possible régénération de la famille puisqu’il pourrait s’accoupler à une humaine tel que le fit jadis le Fondateur de la lignée. Elle le confie alors à la tante Desdée, la plus ancienne d’entre eux, qui déshonorée en raison de son amour pour les humains, vit recluse dans une partie de l’immense château. Seulement voilà, contrairement au souhait de sa mère, elle tentera d’élever Petit à l’inverse des mœurs familiales…

Ce que j’en pense:

Avec les Ogres-Dieux, nous voilà plongé dans un univers complètement inconnu où les ogres et les humains tentent de vivre ensemble. Mais, l’époque où les ogres dominés semble toucher à sa fin. Dans ce contexte, une reine ogresse donne naissance à un garçon juste un peu plus grand qu’un homme ordinaire. Elle le nommera Petit et le confiera à sa tante Desdée. Mais la reine est persuadée que son fils est le nouveau Fondateur et qu’il va redonner naissance à une lignée d’ogres.

Le scénario est très prenant avec beaucoup de rebondissements. L’univers est très riche et tout a été scrupuleusement pensé. Les lignées des ogres anciens nous sont présentées et de nombreux récits du passé nous sont contés. Ainsi, une véritable Histoire est créée. Il faut entrer dans cet univers et s’y laisser emporter totalement pour apprécier à sa juste valeur, ces magnifiques romans graphiques que sont les Ogres-Dieux.

Les tomes renferment une multitude de personnages tous très bien construit avec une véritable histoire personnelle. On ne peut que saluer le travail de titan qu’il y a derrière chacun d’entre eux. Cette minutie, rend les protagonistes terriblement réalistes et on ne peut que s’attacher à eux.

Vous l’aurez sûrement compris mais j’ai été subjuguée par ces BD. Cerise sur le gâteau, l’esthétique est tout simplement sublime. J’ai adoré le style graphique avec ses rondeurs, ses traits fins. Le choix du noir et blanc est selon moi très ingénieux car il donne une touche d’originalité supplémentaire à cette univers si riche.

Bref:

Un vrai coup de cœur!

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez Noukette.

bd

L’Odyssée d’Hakim

L’Odyssée d’Hakim de Fabien Toulmé, Delcourt/ Encrages

Pour résumer:

L’histoire vraie d’un homme qui a dû tout quitter : sa famille, ses amis, sa propre entreprise… parce

 que la guerre éclatait, parce qu’on l’avait torturé, parce que le pays voisin semblait pouvoir lui offrir un avenir et la sécurité. Un récit du réel, entre espoir et violence, qui raconte comment la guerre vous force à abandonner votre terre, ceux que vous aimez et fait de vous un réfugié.

Ce que j’en pense:

Fabien Toulmé avait su me toucher avec Ce n’est pas toi que j’attendais. Ici, il renoue avec la BD et nous narre l’histoire d’Hakim, un jeune homme obligé de quitter la Syrie. Hakim devient donc un migrant. En traitant un tel sujet, Fabien Toulmé s’ancre dans l’actualité. Nombreux sont les gens qui quittent leur pays en guerre, contraints et forcés. Ce roman graphique permet de comprendre les différentes étapes de cette migration. De la décision douloureuse de quitter son pays à l’épopée dangereuse pour atteindre la France, Fabien Toulmé ne nous épargne rien. On découvre alors la triste réalité, celle de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

Le récit est très prenant. Le personnage d’Hakim dont Fabien Toulmé recueille les propos est très émouvant. Très vite, on s’attache à lui, on admire son courage et sa force de caractère. Certains passages m’ont un peu rappelée L’Arabe du Futur de Riad Sattouff notamment dans certains aspects culturels et religieux mais également dans l’esthétique.

Cette dernière est plutôt sobre. Fabien Toulmé opte pour le noir et blanc. Il y a peu de détails ce qui met en valeur les propos.

Bref:

Un récit très émouvant.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd

Essence

Essence de Fred Bernard et Benjamin Flao, Futuropolis

Pour résumer:

Achille, un jerrican à la main, déambule dans un dédale de couloirs dans un bâtiment immense, étrange… Enfin, il trouve une ouverture. Ébloui par le soleil, il se dirige vers une Ford Mustang blanche. À côté, une belle femme brune l’attend. Ils vont pouvoir repartir. La femme lui demande de reprendre le cours de ses souvenirs alors qu’ils roulent dans un paysage désertique. Se souvient-il de ce qu’il lui est arrivé avant de se retrouver ici, avec elle ? Achille a mal à la nuque et voit un étang gelé dans la brume, une Porsche 911 jaune en plein milieu, à moitié immergée. Un homme semble être à l’intérieur… Mais ça ne peut être lui, il n’a jamais eu de Porsche… Et puis qu’est-ce qu’il fait là, dans cette voiture, avec elle, alors qu’il ne l’a jamais vue et ne connaît même pas son nom ? Alors, elle lui révèle la vérité : il est au « paradis » (plutôt le purgatoire, ou la purge) des pilotes, et elle est son ange gardien. Pour en sortir, il va falloir comprendre comment il est mort pour trouver la paix…

Ce que j’en pense:

Achille est perdu en plein désert avec un jerrican à la maison. Il ne sait pas vraiment ce qu’il fait là. Mais, très vite, son ange gardien va lui expliquer qu’il faut qu’il découvre les raisons de sa mort.

J’avoue avoir eu quelque peu de mal à accrocher avec ce scénario plutôt complexe. En effet, ce road trip de l’au-delà m’a laissée un sentiment étrange. Confusion, perplexité… Je ne saurai pas vraiment mettre les mots dessus mais ce n’était pas des plus agréable… Malgré ses allures policières, le scénario n’a donc pas su me séduire.

Achille campe un personnage principal vraiment étrange et en perdition. J’ai eu énormément de mal à le cerner et là aussi, il m’a mise plutôt mal à l’aise…

Rajoutez à cela une esthétique qui m’a moyennement séduite avec son dessin nerveux,  un peu flou et ses couleurs fades, vous aurez compris que Essence n’a pas su créer chez moi le déclic que j’attendais. 

Bref:

Pas du tout conquise par ce roman graphique.

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez Moka.