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Le Prix Joseph, le prix qui sent bon le Sud de la France

Fermez les yeux et pensez fort au Sud de la France. Que voyez- vous? Des champs de lavande, la mer, les vignes à perte de vue, la garrigue qui s’étire à l’horizon. Entendez- vous l’accent chantant des gens au cœur chaleureux? Ne serait- ce pas le chant d’une cigale?

Il est beau le Sud de la France, et je l’aime d’autant plus que j’y suis née. Alors, quand j’ai appris qu’un prix littéraire avait été crée à Montpellier je n’ai été que joie. Montpellier la belle, accueille la culture et la littérature depuis des années. Mais avec ce prix, elle sort de sa coquille et assume pleinement son ambition.

Aucun texte alternatif disponible.

Le Prix Joseph vise donc à mettre en avant des maisons d’édition ou bien des auteurs originaires de la région. La sélection pour cette première édition est la suivante:

Un tournant de la vieUn tournant de la vie (Flammarion) de Christine Angot

Oublier mon père (Éditions Denoël) de Manu Causse

Le corps est une chimère (Au diable vauvert) de Wendy Delorme

image la-mer-en-face-9782268096506La mer en face (Éditions du Rocher) de Vladimir de Gmeline

Ma dévotion (Éditions du Rouergue) de Julia Kerninon

L'art de se prendre les mursL’art de se prendre les murs (Pygmalion) de Guilhem Méric

LouisianaLouisiana (Les Presses Littéraires) de Gérard Muller

Vodka Mafia (Les éditions Black-out) de Richard Palachak

Couverture du livre : La Mélancolie du pivertLa mélancolie du Pivert (5 Sens Editions) de Pauline Perrier

Les bracassées (Éditions du Rouergue) de Marie-Sabine Roger

Un jury de jeunes touchant à l’art ou la culture aura la lourde tâche de choisir le grand gagnant.

Thibault LOUCHEUX (Président – auteur)
Christophe BEAUMARD (Éditeur)
Marine CHANE-LAW (Étudiante en lettres)
Joséphine CUEILLE (Étudiante sociologie)
Émilie LAGET (Auteur)
Mathéo PHILBERT (Musicien)
Olivier PINCE (Auteur)
Ulysse TERRASSON (Auteur)

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Nicolas Rey sera le parrain de cette première édition.

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Et pour héberger ce joli prix, rien de mieux que le Café Joseph de Montpellier. Situé en plein centre ville, c’est un lieu éclectique où toutes les générations se côtoient pour y partager de bons moments.

Les résultats tomberont le samedi 24 novembre. En attendant, je vais profiter du beau soleil de mon Sud adoré.

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Atelier d’écriture

© Rishi Deep

Épisode 1

Épisode 2

L’homme ne cilla pas et se pencha sur un vieux registre qui traînait sur une vieille table. Il saisit un crayon et remplit les cases vides de la feuille. Sia en profita pour regarder autour d’elle. Derrière la porte du Temple, s’étendait un long couloir sombre. L’extérieur en béton s’ouvrait sur une bouche de ferraille. Elle apercevait une série de portes fermées avec des symboles les décorant. Chaque porte était différente.

Lorsqu’elle était à l’école, le maître lui avait expliqué que cela était un immense honneur d’être choisi. Il avait également transmis à ses élèves les seules choses qu’il savait sur le Temple. La Cérémonie du Choix avait lieu deux fois par an. Au premier jour du printemps, une jeune femme de 16 ans était choisie, et au premier jour de l’automne, c’était un jeune homme du même âge qui faisait son entrée dans le Temple. Passé la porte, les jeunes gens devaient se choisir un nom. S’en suivait la Cérémonie des Adieux.

L’homme se redressa et lui désigna une alcôve. Sa mère l’attendait, assise sur une chaise. En face d’elle un siège vide. Sia se dirigea vers elle et s’assit droite comme un i. Elle soutint le regard de sa mère. Cette dernière avait vécu ce moment deux ans auparavant. Elles ne pleurèrent pas, elles n’échangèrent aucun mot. Lorsque l’homme vint la chercher, sa mère la prit dans ses bras et lui murmura « Lorsque le moment sera venue fais moi signe ». Elles s’écartèrent et Sia lui dit « Pour la Cause ». Sa mère répéta la phrase de manière ferme, une pointe de rage perçait dans ses paroles. Sia la vit s’éloigner lentement. Il ne fallait pas qu’elle perde son objectif de vue, ne pas se laisser rattraper par toutes ses émotions, ne rien laisser paraître.

L’homme l’amena dans le couloir de ferraille et lui désigna les différentes portes. « Choisis une porte Vengeance. Mais attention, ton choix déterminera tout le reste de ta vie de Vestale. » Sia détailla les dix portes. Sur chacune d’elle un symbole différent avec une inscription en dessous: Rê, Osiris, Isis, Horus, Seth, Anubis, Thot, Maât et Hathor. Elle ne savait pas ce que signifiaient ces mots, mais son regard s’orientait systématiquement vers le symbole qui représentait un homme avec un sceptre et un fouet à la main. Sia désigna la porte du doigt et l’homme l’ouvrit. Elle s’engouffra dans la pénombre.

 

Vous pouvez aller lire les autres textes via le blog Bricabook.

Bonne lecture à tous!

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Imbattable, Tome 1: Justice et légumes frais de Pascal Jousselin

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Imbattable, Tome 1: Justice et légumes frais de Pascal Jousselin, Dupuis

Pour résumer:

Tremblez, malfrats, voici Imbattable ! Ce nouveau protagoniste porte secours à la veuve et à l’orphelin comme tout héros qui se respecte, mais il sauve aussi les chiens, les chats des grands-mères, les terrains de pétanque, le fils du maire, et la ville tout entière. Masqué, comme tout justicier, capé, comme tout justicier, il mène la vie dure aux savants fous et aux mauvais plaisantins, sans jamais oublier de ramener le pain. Non seulement Imbattable est imbattable, mais son super-pouvoir fait de lui le seul véritable super-héros de bande dessinée !

Ce que j’en pense:

Dans le cadre de mon futur projet BD dans ma classe l’année prochaine, je me suis lancée dans la lecture de BD jeunesse. Sur les conseils de mes élèves, j’ai donc découvert Imbattable.

Je suis passée par diverses étapes durant ma lecture.

D’abord, je n’ai pas tout compris, je me suis sentie perdue…

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Puis, au bout de quelques planches, j’ai compris!!!

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Et enfin, j’ai été épatée par cette BD si originale.

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La BD se compose de différentes planches qui mettent en scène le héros Imbattable. Chaque planche est un petit épisode autonome. J’ai été quelque peu déstabilisée par le début de la BD car les pouvoirs d’Imbattable sont uniques. Il peut passer d’une case à l’autre, il est…épatant! Le mécanisme de cette BD est fascinant car il nécessite une vraie réflexion autour du scénario.

Le personnage d’Imbattable est vraiment original, c’est un véritable héros avec un petit côté franchouillard que j’ai beaucoup apprécié. Il aide les gens à faire leur potager, il va chercher le pain pour sa mère, bref… C’est un homme ordinaire… ou presque.

L’esthétique est sympa mais reste très enfantine. Je dirai que ce n’est pas ce qui m’a le plus séduite dans cette BD.

Bref:

Une vraie découverte!

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

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Edelweiss de Mayen et Mazel

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Edelweiss de Mayen et Mazel, Vents d’Ouest

Pour résumer:

Été 1947, Boulogne-Billancourt. Lors d’un bal typique de l’après-guerre, Edmond, jeune ouvrier chez Renault, rencontre Olympe, fille de politicien. Il ne se doute pas qu’elle va bouleverser sa vie. Passionnée d’alpinisme, la jeune femme n’a qu’un rêve : escalader le Mont-Blanc pour égaler la prouesse de son aïeule Henriette d’Angeville. Malgré son manque d’expérience, Edmond promet qu’il l’aidera à le réaliser. Seulement, le train-train quotidien et plusieurs drames vont petit à petit émousser leur détermination… Mais qu’importe, l’amour est plus fort que tout, dit-on. Et s’il est capable de déplacer des montagnes, il peut aussi aider à les gravir.

Ce que j’en pense:

J’ai lu tellement d’avis élogieux sur cette BD que j’en ai commencé la lecture avec énormément d’attente. Connaîtrais- je le coup de cœur que tant de blogueurs ont eu?

Bref… C’est avec moultes palpitations que j’ai découvert ce livre. L’histoire est tout simplement bouleversante. Une vraie belle histoire d’amour naît du hasard et qui va au- delà des clivages sociaux. Une histoire d’amour où la montagne sera tour à tour un obstacle et un lien indéfectible. Le scénario est sublime, il m’a complètement subjugué. Autant vous dire que dès les premières planches, mon appréhension a été balayée. Le début, nous plonge d’emblée dans l’univers de Mayen et Mazel. Je me suis oubliée dans cette lecture qui m’a profondément émue.

Le scénario met en avant deux sublimes personnages. Edmond est un jeune homme aux airs bourrus mais qui se montre très amoureux. Venant d’une classe ouvrière, il n’a de cesse de plaire à sa belle famille qui vient d’un milieu bourgeois. Olympe est la femme d’Edmond. Elle est en avance sur son temps et dotée d’un fort caractère. Elle est très amoureuse de son Edmond malgré les remontrances de son père. Ce personnage m’a profondément troublé et touché notamment dans son combat pour avoir un enfant.

La montagne est un élément omniprésent. Elle est là du début à la fin de la BD. Au départ, le milieu montagnard ne semble qu’anecdotique mais il grandit en intensité tout au long de l’histoire pour finalement devenir un personnage à part entière. La montagne se montre dans sa beauté la plus pure mais également dans sa noirceur impitoyable.

Le tout nous est livré avec une esthétique magnifique. C’est beau à regarder. Les détails sont subtils, les couleurs sublimes. J’ai apprécié ce dessin fin et délicat ainsi que les fonds paysagers qui nous transportent ailleurs. Les mots me manquent pour décrire les sentiments que j’ai ressenti en lisant cette BD. Elle m’a fait sourire, pleurer, mon cœur a palpité au rythme de celui des personnages et de la montagne.

Bref:

Un énorme coup de cœur.

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Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

Leiloona

Moka

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Le journal d’Aurore de Marie Desplechin et Agnès Maupré

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Le journal d’Aurore de Marie Desplechin et Agnès Maupré, Rue de Sèvres

Pour résumer:

Aurore a deux soeurs qui la détestent, les parents les plus insignifiants possible, une aversion avérée pour toute forme d’effort scolaire, pas de passion identifiée… autant dire, dans l’ensemble, une vie moins passionnante que celle du rat taupe des plateaux d’Abyssinie. Heureusement, dans ce tableau sombre d’une vie d’ado de 3e, il y a Lola, son amie qui habite en face et la comprend, elle. Enfin, ça dépend des jours. Et puis le nouveau demi-frère de Lola, Marceau, élément perturbateur notoire.

La vie n’est décidément pas un long fleuve tranquille à 14 ans et vaut bien les pages d’un journal.

Ce que j’en pense:

Cette BD est le journal d’une adolescente râleuse. Le lecteur partage une année de la vie d’Aurore. J’ai trouvé que le scénario était plat et vide. Je ne dis pas que la vie des adolescents est morne et triste mais franchement, cette BD est d’un ennui mortel! Il n’y a pas de rebondissement… C’est mou…

Quant au personnage d’Aurore… Il est complètement antipathique. C’est vraiment une ado dans tout ses défauts et dans toutes ses horreurs. Je n’ai vraiment pas aimé ce personnage qui est au centre de tout. Sérieusement, ce personnage m’a… gonflé!

Pour couronner le tout, je n’ai pas adhéré à l’esthétique un peu brouillonne et aux couleurs un peu criardes.

Le tout est donc imbuvable à mon goût et même si j’ai terminé cette BD, je l’ai trouvé insipide et sans goût… ou du moins, pas à mon goût.

Bref:

Je ne suis pas du tout conquise.

Si je devais le noter:

Aucune plume désolée…

Un petit aperçu:

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La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez

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La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez, Delcourt/ Mirages

Pour résumer:

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente. Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

Ce que j’en pense:

Le scénario de cette BD est basé sur des faits réels. Charlotte découvre à 27 ans qu’elle est autiste Asperger. Charlotte a toujours des problèmes avec les autres mais elle ne comprend pas vraiment pourquoi jusqu’au jour où le diagnostic tombe. Pour Charlotte, c’est une libération. Toutes ses « bizarreries » trouvent une raison d’être.

Ce récit est profondément émouvant. Le lecteur se trouve en pleine immersion dans la maladie. C’est touchant et plein de sensibilité. Le personnage principal est profondément humain. J’ai été émue par son dénuement face à ses difficultés sociales et encore plus émue lorsqu’elle s’est sentie délivrée par le diagnostic.

L’esthétique est en complète adéquation avec l’histoire. Toute en finesse, le dessin transcrit parfaitement cette sensibilité. Le début de la BD est dans des tons de gris, révélant le malaise du personnage. La fin du livre est colorée. Plus Charlotte s’assume et s’épanouit et plus les pages se remplissent de couleurs.

Bref:

Une belle BD, toute en émotion comme j’aime.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Mes échappées livresques

 

Le site qui a inspiré la BD: Emoi, émoie et moi

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Le Passeur d’Hermann et Yves H

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Le Passeur d’Hermann et d’Yves H, Aire Libre

Pour résumer:

Un couple s’arrête dans une ville après une harassante traversée du désert. Épuisés mais déterminés à franchir la frontière, ils découvrent peu à peu l’atmosphère lugubre de l’endroit qui n’augure rien de bon. Les habitants ne parlent pas, bougent à peine, tels des cadavres en sursis. La cité est en vérité sous le joug d’un inquiétant trafic par-delà les hautes grilles qui la condamnent et l’isolent du reste du monde s’étend un territoire cauchemardesque, royaume solitaire du Passeur… Un piège dont nul ne s’évade, sinon au prix de sa propre vie.

Ce que j’en pense:

Le Passeur présente un scénario ciselé post- apocalyptique qui fait penser à The Walking Dead. Cette BD est pleine de rebondissements. L’histoire est originale mais un peu glauque. Néanmoins, ce scénario laisse pleins de questions en suspends: Pourquoi en est- on arrivé là? Pourquoi un passeur? Qui sont ces hommes en costume? Ça fait tout de même pas mal de questions non?! (Tiens encore une question).

Le personnage de Sam est plutôt charismatique mais plutôt caricatural. Il semble remplir parfaitement le rôle du héros sans peur et sans reproche. Il a un fort caractère mais cela ne l’empêche de faire des erreurs.

J’adhère moyennement à l’esthétique. L’ambiance est vraiment flippante. Les couleurs sont sombres. Le dessin est précis mais j’ai eu la sensation que tout était couvert d’un épais brouillard. Vous l’aurez compris, je n’ai pas adhéré au style de cette BD.

Bref:

Une déception.

Si je devais noter:

1-plume

Un petit aperçu:

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