bd·Littérature de Jeunesse·Service Presse

Passepeur

Passepeur, Tome 1: Rue de la Trouille de Marilou Addison, Richard Petit, Daniel Bultreys et Jean- Marc Krings, Kennes Editions

Pour résumer:

Fredo et Mattéo, deux enfants jumeaux, ont commandé en ligne la Sled-Turbo 3000: une motoneige dernier cri, un bolide, un monstre. Mais au moment d’ouvrir le colis, c’est un tout autre monstre qui sort de la boîte: une momie égyptienne vieille de plus de 3000 ans!

Ce que j’en pense:

Passepeur est une BD jeunesse qui prend sa source directement dans la collection Bigs des éditions Kennes. Ce premier tome s’inspire donc du roman Qui va dérouler la momie? de Marilou Addison et Richard Petit.

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La BD reprend donc ce roman et nous présente les personnages de Frédo et Matéo, deux terribles jumeaux. Les deux garçons passent une commande sur internet mais ils vont être surpris lors de la réception du colis. En effet, au lieu du produit attendu, c’est une momie qui sort de la boîte. Les voilà donc entrainés dans une aventure rocambolesque aux multiples rebondissements.

Le scénario nous embarque donc dans le sillage de Frédo et Matéo, et au passage nous fait découvrir des personnages plus drôles les uns que les autres. L’histoire a su m’embarquer et je ne me suis pas ennuyée. J’ai apprécié l’humour de cette BD. Les jumeaux ont l’air d’être de sacrés chenapans (mention spéciale pour le personnage du maire qui est bête comme ses pieds). Le dénouement est surprenant et la dernière page laisse une porte ouverte vers un deuxième tome.

Esthétiquement, j’avoue que ce n’est pas vraiment ce que je préfère. Le graphisme colle bien au public visé: les enfants. Les personnages sont sympas mais je n’ai pas apprécié plus que cela. Les décors ne m’ont pas non plus séduite car j’ai trouvé que cela manquait de finesse. Les couleurs sont criardes et très tranchées. Là aussi, pas du tout ce que je préfère…

Bref, si le scénario a su me séduire, ce n’est pas le cas de l’esprit graphique de cette BD. Dommage…

Un petit aperçu:

Merci à Kennes Editions pour cet envoi!

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Ma chronique en vidéo:

Littérature de Jeunesse·Roman

Les vraies richesses

Les vraies richesses de Cathy Ytak, Talents Hauts

Pour résumer:

Lorsque la jeune Louise, de passage dans son village, lui raconte qu’elle vit dans un palais doté de tous les équipements modernes et même d’une piscine, Émile, fils de paysans élevé à la dure dans une famille nombreuse, la prend pour une menteuse. Intrigué, il va pourtant partir à sa recherche et découvrir qu’elle n’a pas menti : le familistère que M. Godin a construit pour ses ouvriers à Guise, existe bel et bien, et Émile va y trouver sa place.

Ce que j’en pense:

J’avais vu, il y a un moment, ce petit roman sur un autre blog. J’avais noté le titre dans un carnet et je suis tombée dessus récemment à ma médiathèque. J’ai donc découvert l’histoire d’Emile, un jeune garçon fermier qui croise la route de Louise. 

Le début du roman, nous narre la vie d’Emile dans sa famille. Le moins que l’on puisse dire c’est que celle-ci n’est pas drôle. L’atmosphère s’installe tranquillement et tout se met lentement en place. J’avoue que je n’ai pas vraiment accroché à toute cette première partie. J’ai trouvé que cela était un peu long et que l’intrigue mettait du temps à s’installer.

Puis, vint la deuxième partie du roman, qui, selon moi, est beaucoup plus intéressante. L’intrigue prend alors son envol, tout comme le personnage principal. Emile part alors à l’aventure, brise ses chaînes et décide de prendre sa vie en main. Il décide de rejoindre Louise et découvre une nouvelle vie, une nouvelle organisation. La modernité entre brutalement dans sa vie et crée une rupture avec son passé. Cette seconde partie, beaucoup plus rythmée, mets également l’accent sur le caractère d’Emile. La psychologie du jeune homme, ainsi que sa pugnacité sont mis en avant. 

Plus que l’intrigue en elle-même, c’est donc Emile qui a su peu à peu me séduire.

Le style de l’auteure s’adapte parfaitement au public visé. Il est simple et décrit bien l’ambiance de Guise, ce qui contribue à immerger le lecteur dans l’aventure d’Emile.

Album Jeunesse·Littérature de Jeunesse·Service Presse

Les rêves d’Ima

Les rêves d’Ima de Ghislaine Roman et Bertand Dubois, Cipango

Pour résumer:

Dans un village des Andes, au bord du lac Titicaca, la jeune Ima sombre dans une tristesse mystérieuse et voit ses nuits peuplées de cauchemars terrifiants.
Sa famille d’artisans ne pourra rien pour elle, jusqu’à l’intervention d’un vieil indien qui sait interpréter les rêves et lui donnera le moyen de s’en délivrer. Mais cela ne sera pas sans conséquences pour le village… Ima décide alors d’affronter ses rêves et de les transfigurer, donnant à entendre des récits puissants qui plongent leurs racines au plus profond de l’âme inca.

Ce que j’en pense:

L’histoire d’Ima nous plonge tout droit dans l’univers des Incas, dans leur mysticisme et leurs croyances. Le lecteur découvre donc cette petite fille dont les nuits sont peuplées de cauchemars. Très vite, je me suis attachée au personnage principal de la petite fille qui lutte désespérément contre ses cauchemars et dépérit à vue d’œil. Puis renaît au dépend de tout son village pour finalement trouver un subtil équilibre.

Ghislaine Roman nous livre donc un récit en toute délicatesse, nous plongeant dans l’univers Inca. L’ensemble ressemble à un conte mais aussi à une leçon de vie et de respect.

Le tout est accompagné de superbes illustrations. La forme des visages et l’explosion de couleurs rappellent sans aucun doute l’univers des Incas. Ainsi, l’adéquation entre le texte et l’image permettent une meilleur immersion. Les traits délicats du dessin soulignent la poésie des mots.

Bref, cet album est une jolie parenthèse que je vous conseille de découvrir.

Je tiens à remercier les éditions Cipango pour leur confiance.

Cipango

Album Jeunesse·Service Presse

Au Fil du Temps

Au fil du temps de Guillaume Olive et He Zhihong, Editions des éléphants

Pour résumer:

« Il est temps de se lever » dit la maman à sa toute petite fille. Le temps, qu’est-ce que cela veut dire ?
Dans une promenade poétique, la petite fille interroge la carpe, la fleur de lune, l’arbre, la montagne ou la rivière, et découvre qu’il n’y a pas qu’une réponse à sa question : le temps peut être un instant, une journée, une saison, mais le temps peut aussi être l’éternité, comme l’amour que lui porte sa maman.

Ce que j’en pense:

Avec cette album, l’auteur aborde la notion de temps. A travers le questionnement d’une petite fille, il nous fait réfléchir. Finalement, le temps n’est-il pas tout simplement une notion et une perception très personnelle? 

Avec des mots simples et poétiques, Guillaume Olive nous pousse à réfléchir et à nous interroger. Dans ce monde où tout va de plus en plus vite, cet album est une vraie parenthèse mais aussi une vraie prise de conscience. Le regard innocent de la petite fille mais également des animaux et de la nature environnante, cherche à nous faire réfléchir sur notre propre conception du temps.

L’ensemble est accompagné d’une esthétique tout en douceur. Les couleurs sont sublimes. Les nuances pastels confèrent à la poésie et poussent à se poser pour admirer tous les détails.

Bref, une lecture pour les plus petits mais aussi pour les plus grands. Une vraie parenthèse poétique qui fait du bien.

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Un petit aperçu:

Merci aux Editions des Eléphants pour leur confiance.

Editions des éléphants

Littérature de Jeunesse·Roman

Les quatre filles du Docteur March

Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott, Folio Junior

Pour résumer:

Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent: Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve; la généreuse Beth; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité…

Ce que j’en pense:

C’est en discutant avec mes collègues de travail que mon envie de découvrir ce classique s’est réveillée. En effet, elles savent que je lis beaucoup et étaient très surprises que je ne connaisse pas ce titre. Alors forcément, je connaissais  de nom mais sans plus. Du coup, j’ai voulu découvrir ce titre.

Me voilà donc plongée dans l’histoire des Quatre filles du Docteur March:  Meg, Jo, Beth et Amy. Leur père, le fameux docteur, est absent du foyer familial car il est à la guerre et et les jeunes femmes sont donc obligées de subvenir elles mêmes à leurs besoins. Je ne vais pas vous mentir, je ne me suis pas franchement passionnée pour cette histoire dans laquelle il ne se passe pas grand chose.

Au- delà, de l’intrigue, j’ai également trouvé les personnages antipathiques. La seule qui a grâce à mes yeux est Jo. Cette dernière a un caractère bien trempé et cela donne un peu de relief à cette histoire bien morne. Pour les autres personnages, j’ai eu l’impression qu’ils étaient plus stéréotypés les uns que les autres.

Le style de l’auteure est très classique et colle parfaitement au style de l’époque où il a été écrit. L’ensemble est plein de leçons de morales et de bons sentiments. Avec du recul, je pense tout simplement que j’ai passé l’âge de ce genre de lecture. Ce roman aurait pu me séduire il y a quelques années mais ici, il n’a fait que m’agacer.

Bref, je n’ai pas été séduite par ce classique.

 

Ma chronique en vidéo: