Service Presse·Young Adult

Mon ami Arnie de Jeremy Behm

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Mon ami Arnie de Jeremy Behm, Syros

Pour résumer:

Ithaca, État de New York : une petite ville paisible sur laquelle plane l’ombre d’un serial killer. Mais malgré la paranoïa ambiante, certains jeunes ont encore la naïveté de croire au grand amour : Fox est raide dingue de Mia. Il a économisé tout l’été pour lui offrir LA bague de ses rêves, à 384,50 dollars. Et c’est bien sûr le jour où il prend l’argent sur lui qu’il se fait dépouiller. Le très impopulaire Arnie Spencer entre alors en scène et lui suggère de cambrioler la villa de son père durant le week-end.

Ce que j’en pense:

La couverture en jette hein?! Et bien dites vous que le contenu colle bien à son apparence. L’intrigue est juste super sympa. En plus, ça parle de serial killer donc forcément…

L’histoire nous fait découvrir l’histoire d’adolescents dont les vies s’entrecroisent tout à coup pour le pire et le pire. Je n’ai pas vu passer l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Il y a pleins de rebondissements, du suspens et de l’humour. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire un succès.

Les personnages sont attachants. Fox incarne le martyr amoureux, Cliff le mec plein d’humour, Craig le caïd et Arnie le psychopathe. On ne tombe pas trop dans le stéréotype. Chaque personnage a son espace d’expression et on apprend à les connaître petit à petit. J’ai apprécié de les découvrir à travers leurs propres narrations mais également à travers le regard des autres personnages. C’est vraiment astucieux car cela évite les lourdeurs.

L’écriture est très agréable et fluide. C’est vraiment une très bonne lecture. J’avoue avoir été un peu désarçonnée par le début et ce changement de narrateur à chaque chapitre. Finalement, j’ai plutôt bien adhéré et j’ai même adoré. Le mécanisme est plutôt bien rôdé et le scénario vraiment bien pensé.

Bref:

Une super lecture!

Si je devais le noter:

5-plumes

Y a pas que moi qui en parle:

Chroniques Livres

Stevens Books & Co

Merci qui?

Merci aux éditions Syros pour leur confiance.

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bd·Mercredi BD

Dent d’ours de Yann et Henriet

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Dent d’ours de Yann et Henriet, Dupuis

Pour résumer:

Quand Max est mis aux arrêts pour trahison, sa vie bascule. Pilote dans l’US Air Force, Max dit ‘le Polak’ a émigré aux Etats-Unis pour fuir la persécution nazie en Europe. Né en Haute-Silésie, de famille juive polonaise, Max s’est engagé dans l’armée américaine, où il sert sur une base aérienne du Pacifique. Pris pour un autre, il est soupçonné d’être un espion nazi, victime de sa ressemblance avec l’Allemand Werner Königsberg, né comme lui en Haute-Silésie, et qu’il a effectivement connu quand il était enfant, lorsqu’il rêvait d’aviation avec lui et la petite Hanna.

Ce que j’en pense:

Le scénario se déroule durant la seconde guerre mondiale et mélange présent et passé. L’histoire s’installe lentement mais sûrement, mettant en place une intrigue très prometteuse. Il y a très peu de rebondissements mais beaucoup de bonds dans le temps. Le passé alimente l’histoire du présent comme des flash-backs. Le tome 1 est donc une belle promesse complètement concrétisée par les tomes suivants. C’est juste un plaisir de découvrir la suite. Le suspens s’installe et on s’attache aux personnages. Les ellipses se font moins nombreuses pour laisser place à l’intrigue principale.

Outre une intrigue alléchante, cette BD met en scène des personnages plutôt fascinants. Max qui est au centre a tout du héros comme on les aime. Le personnage de Hanna prend également une grande place et elle prend toute sa dimension. Ces deux protagonistes mènent la danse et ont des caractères bien trempés.

L’écriture est simple et efficace, les dessins sont beaux et j’ai apprécié les multiples détails des avions. Les couleurs sont sublimes et apportent à la BD cette ambiance qui lui est propre.

Bref:

Un petit bijou!

Un petit aperçu:

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Si je devais le noter:

4-plumes

Y a pas que moi qui en parle:

Les fanas de livres

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Cette semaine chez Mo.

 

Policier/ Thriller

Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

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Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre, Le Livre de Poche

Pour résumer:

« À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien… »

Ce que j’en pense:

Quand ma collègue m’a tendu le livre en me le recommandant chaudement et en me disant que j’allais l’adorer, j’avoue que je me suis sentie très intriguée. Je connaissais Pierre Lemaitre pour son Travail soigné et sa Robe de marié que j’avais adoré. Mais là, ma collègue m’a dit « rien à voir! ».

Je me suis donc plongée dans la lecture de ce roman la tête pleine de questions diverses. J’ai compris très vite que l’intrigue était simple. Antoine tue son petit voisin alors qu’il n’a que douze ans. Paniqué, il cache le corps et garde ce secret pour lui. Dès lors, le lecteur suit Antoine dans ses moments de doute et d’angoisse tout au long de l’enquête sur la disparition du petit garçon…

Si vous venez régulièrement me rendre visite, vous devez commencer à connaître mon goût pour les thrillers musclés pleins de rebondissements et tout le toutim. Donc voici à peu près ma réaction face à ce roman:

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Il n’y a pas d’action! Le lecteur suit simplement les méandres que la culpabilité creuse chez notre personnage principal. OK, l’action ça ne fait pas tout! Mais le truc, c’est que le récit devient très vite répétitif et du coup, j’ai vraiment eu du mal à m’intéresser à l’histoire d’Antoine.

Antoine… Parlons- en… C’est le personnage principal. C’est un bon garçon, très gentil dont la psychologie est très détaillée tout au long du roman. Il est rongé par le remord, ça lui bouffe la vie et oui, comme je suis un être humain, je le comprends. Le travail autour de ce personnage est colossal mais allez savoir pourquoi, il m’a très vite ennuyé. Peut être que je ne porte pas assez de compassion dans mon cœur, je n’en sais rien, mais franchement, Antoine il m’a un peu gonflé à la longue.

J’adore le style de Pierre Lemaitre. Son choix de narration est judicieux. L’écriture est forte comme à son habitude. J’ai trouvé de magnifiques descriptions, de très beaux passages mais à part ça… Pas de grand coup de foudre.

Bref:

Une belle écriture mais cela ne suffit pas à faire oublié l’intrigue un peu faiblarde.

Si je devais le noter:

1-plume

Y a pas que moi qui en parle:

Les lectures de Lily

Jérôme

Noukette

La Fée lit

bd·Mercredi BD

Le Rapport de Brodeck de Manu Larcenet

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Le Rapport de Brodeck de Manu Larcenet, Dargaud

Pour résumer:

Manu Larcenet s’attaque pour la première fois à une adaptation, celle du chef-d’oeuvre de Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck. Mais lorsque l’auteur de Blast et du Combat ordinaire s’empare du texte, c’est pour le faire sien et lui donner une nouvelle vie, éclatante, sombre et tragique. Des pages d’une beauté stupéfiante, magnifiant la nature sauvage et la confrontant à la petitesse des hommes ; une plongée dans les abîmes servie par un noir et blanc sublime et violent. Un très grand livre.

Ce que j’en pense:

Manu Larcenet m’étonnera toujours! Ces deux BD sont juste sublimes!

Larcenet nous livre l’histoire de Brodeck qui doit écrire un rapport sur la mort d’un étranger dans son village. II subit la pression des villageois pour cacher la vérité.

Le scénario est bien ficelé et surtout bien peaufiné. Le personnage de Brodeck est omniprésent. L’histoire de ce personnage est très dure et son caractère particulier. Son regard est très doux, c’est un homme bon qui a connu les pires atrocités. Le personnage est réellement complexe et prend une dimension de plus en plus grande au fur et à mesure. Les autres personnages paraissent bien insignifiants face à Brodeck. Et bien que chacun ait son caractère, personne n’arrive à la cheville du charisme que dégage le personnage principal.

Je ne peux cacher que j’adore le travail de Manu Larcenet, mais là, j’ai vraiment eu le souffle coupé. L’esthétique est juste une vraie gifle. Les traits sont sombres et nerveux avec pleins de détails. L’ambiance qui se dégage de ce roman graphique est sombre et angoissante.

J’ai eu durant toute ma lecture cette sensation d’être devant un véritable chef d’oeuvre. Certains passages sont tout simplement des traits de génie et je me suis retrouvée en admiration totale devant ces dessins et ces écritures. Certains passages m’ont tout simplement subjugué. J’ai particulièrement aimé le moment où Brodeck va voir le curé et que ce dernier compare la confession aux égoûts qui s’écoulent. Mon Dieu, rien que d’y repenser j’en ai des frissons.

Bref:

J’ai pris une bonne claque! J’aime, j’adore, j’adule!

Un petit aperçu:

Si je devais le noter:

5-plumes

Y a pas que moi qui en parle:

Jérôme

Noukette

Enna

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Cette semaine chez Noukette.

Atelier d'écriture

Atelier d’écriture

Et re- salut! Pas vraiment inspirée par la photo de la semaine prochaine, j’ai séché le rendez- vous mais me revoici!

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© Kot

Caché dans l’obscurité. Il entendait les cris de ses parents résonner à l’extérieur. Caché dans l’obscurité, dans sa planque sous l’escalier. Bris de verre, hurlements, pleurs et reproches. Il allume la petite ampoule et saisi un petit soldat parmi la multitude. Se réfugier dans sa tête, devenir sourd. Il joue avec ses petits hommes de plomb. Il joue à la guerre, celle qui ne tue pas, une guerre silencieuse qui ne blesse pas. Dehors, les cris s’intensifient, les coups pleuvent, il les reconnaît au son mat qu’ils font. Ici c’est son refuge. Il s’y cache de plus en plus souvent. Il y descend à pas feutrés lorsque le ton commence à monter. Soudain plus aucun bruit. Il jette un dernier regard à ses petits soldats, il sait que bientôt son tour viendra. Les soldats le regardent fixement. La porte s’ouvre à la volée. Il sent la main qui le saisit et l’obscurité qui l’envahit.

C’est pas bien gai tout ça… Désolée, c’est sorti comme ça… Je vous jure que je ne suis pas dépressive!

Pour découvrir les autres textes c’est sur le blog de Leiloona: Bric à Book.