Service Presse·Young Adult

Flux- Nous sommes demain

Flux- Nous sommes demain de Célia Barreyre, Marathon Editions

Pour résumer:

Blue, jeune fille de la rue, et Sandro son ami, tous deux atteints du syndrome de Joans, parcourent le pays en espérant trouver un refuge. Blue fait montre d’étranges talents dans le Flux, aussi extraordinaires qu’effrayants. Quel est donc son pouvoir ?
Lili et ses amis, eux, sont toujours coupés du monde. Leur exploit n’a pas suffi à les sortir du centre dans lequel ils sont retenus. Plus que jamais déterminés à s’enfuir, leur route croisera-t-elle celle de Blue ?

Ce que j’en pense:

Après avoir adoré la lecture du tome 1 (lien ici), je me suis plongée avec empressement dans la lecture du tome 2. 

Pour cet opus, changement d’ambiance. Nous découvrons le personnage de Blue. Cette jeune fille aux pouvoirs hallucinants vit de façon anonyme pour ne pas être capturée. Elle partage la vedette avec Lili. Cette dernière était l’héroïne du tome 1 et c’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé son personnage.

L’intrigue est beaucoup plus noire que pour le premier tome. Ici, il est question de rébellion, de fuite, de survie. Les rebondissements s’enchaînent à un rythme haletant. De nombreux aller retour entre l’intérieur du CETSA et l’extérieur sont faits. Les deux récits se complètent et s’alimentent. Je me suis prise de suite au jeu et j’ai eu du mal à lâcher le livre.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les personnages du roman que je connaissais déjà. Je trouve que leur évolution est intéressante. Certains confirment leur caractère quand d’autres se révèlent. Les nouveaux personnages sont également intéressants mais j’aurai aimé les découvrir plus.

L’écriture est toujours aussi agréable et addictive. Comme pour le premier tome Célia Barreyre a su me transporter. Ce tome 2 semble signer la fin de Flux et c’est avec un pincement au cœur que j’ai dû dire au revoir aux personnages.

Bref:

Encore une super lecture.

Si je devais le noter:

5-plumes

Merci qui?

Un grand merci à Marathon Éditions pour leur confiance.

Marathon Editions

Roman·Service Presse

7 jours pour tout se dire

7 jours pour tout se dire de Florence Clerfeuille, FADM Roman

Pour résumer:

Comment faire le deuil de sa propre existence en une semaine ?
Frédérique, 49 ans, apprend par son médecin qu’il ne lui reste que quelques jours à vivre. Son mari est en déplacement à l’autre bout de la France. Ses deux enfants aussi sont loin d’elle. Il lui faut donc affronter seule ce bouleversement. Et tenter de rester debout. 
Mais comment peut-elle faire face à la colère ? Au désespoir ? Avoir la force de prévenir ceux qu’elle aime ? 
Un inconnu va l’y aider.
7 jours pour tout se dire est une fiction, véritable hymne à la vie, à l’amour et aux valeurs qu’on laisse en héritage.

Ce que j’en pense:

Frédérique, 49 ans, apprend qu’elle n’a plus que sept jours devant elle. Comment va t-elle se préparer à cela?

L’histoire aborde un thème douloureux: la fin de vie. Dès les premières pages, on se met à la place du personnage qui apprend cette terrible nouvelle. Le lecteur assiste à ses premières réactions face à ce verdict. Et forcément, on se questionne. Aurait- on fait la même chose? Quelle aurait été notre réaction? Se pose ensuite la question de l’entourage. Comment leur annoncer la terrible nouvelle? Bref, ce roman a fait turbiner mon cerveau.

L’auteure a doté Frédérique d’une famille très aimante. La relation qui les unit tous est vraiment touchante, rendant l’épreuve d’autant plus douloureuse. La volonté d’accompagnement et la bienveillance sont le maître mot de ce roman qui prend inexorablement aux tripes.

Tout au long de la lecture, j’ai vécu un véritable ascenseur émotionnel. J’ai vécu différentes phases. La claque de l’annonce, la colère et finalement l’acceptation. Naïvement, j’ai cru la mort de Frédérique impossible. Elle ne pouvait pas disparaître comme ça… En quelques pages, elle est devenue une amie que nous aussi nous accompagnons.

Le roman étant écrit à la première personne, on se retrouve vraiment dans la tête de Frédérique. On suit son cheminement intérieur et j’avoue qu’elle fait preuve d’un sacré sang froid. Les derniers chapitres en revanche, livrent le point de vue de son mari et de son ami. L’émotion est terriblement forte car l’inexorable est arrivé.

Pour aborder un tel sujet, il fallait, selon moi, avoir vraiment du cran. Florence Clerfeuille a su éviter les écueils. Son écriture est délicate. Elle ne verse pas dans le drama ou l’exagération. Ici, point de voyeurisme mais de la pudeur. L’auteure arrive donc à traiter ce sujet complexe avec brio, nous embarquant pour sept jours dans la vie de son héroïne.

Bref:

Une grosse claque!

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Merci qui?

Merci à Florence Clerfeuille pour sa confiance.