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Pèle mêle de BD (2)

Ce que j’en pense:

Il y a de cela quelques jours, je vous faisais découvrir le manga Beastars de Paru Itagaki et édité chez les éditions Ki-oon. Ayant eu un gros coup de cœur, je me suis donc empressée d’aller chercher les deux tomes suivants à ma médiathèque. J’ai découvert par la même occasion que cette série se compose de pas moins de 18 tomes et que celle- ci est encore en cours. Mais en farfouillant un minimum, j’ai également appris que ce manga a une adaptation animée disponible sur Netflix. Je pense m’avancer un peu dans ma lecture avant de me plonger dans le visionnage de cette série mais j’avoue que cela a su piquer ma curiosité.

Dans ces tomes 3 et 4, nous suivons toujours les aventures de Legoshi, notre loup gris, qui se questionne sur ses instincts de carni mais également sur ses sentiments ambigus envers la jeune lapine Haru. L’intrigue suit donc tranquillement son cours et les personnages prennent réellement en épaisseur. Ainsi, le tome 3 se centre sur Haru. Nous découvrons alors son passé mais également sa relation très étroite avec Louis le magnifique cerf. Les relations entre les personnages se complexifient alors que la menace envers les herbis se fait grandissante. Le tome 4 quant à lui met en lumière les rivalités qui se nouent au moment de l’élection du Beastars. Un nouveau personnage apparaît, Juno, une jeune louve grise très séduisante. Le lecteur voit donc une intrigue politique mais également amoureuse se tisser sous ses yeux. La tension entre les personnages est palpable et j’ai à plusieurs reprises retenu mon souffle.

L’esthétique est toujours aussi belle. Les traits fins confèrent beaucoup d’élégance à l’ensemble. Mêlant détails et expressions typiques du manga, je suis toujours autant séduite par cette série.

Beastars - BD, informations, cotes

Ce que j’en pense:

Avec Senso, le changement d’ambiance est plutôt radical. Avec ce roman graphique d’Alfred publié aux éditions Delcourt, le lecteur se retrouve plongé dans le sud de l’Italie par un été caniculaire. Quelques mots pour résumer l’intrigue:

 

Il n’était pas convié. Elle ne voulait pas venir. Les voilà pourtant réunis à cette fête de mariage, dans un vieil hôtel du sud de l’Italie, entouré d’un parc immense. Leur rencontre, inattendue, est celle de deux personnages un peu à la dérive au milieu d’une fête qui ne les concerne pas. Germano et Elena s’accrochent alors l’un à l’autre et se laissent guider par leur désir mutuel de donner, le temps d’une nuit, un sens à leur vie.

Avec cette histoire estivale, Alfred signe un roman graphique touchant. Il met en valeur les moments de grâce de la vie et nous montre que dans le malheur, on peut toujours trouver quelque chose de bon. Pour alimenter son intrigue, Alfred met en scène deux personnages. Germano incarne un peu la négativité. En effet, ce dernier cumule pas mal de malchance et les situations cocasses se multiplient sur son chemin. Elena représente quant à elle le positivisme. En se faisant rencontrer ces deux personnages, ce sont donc deux philosophies de vie qui se confrontent. Très vite, le lecteur comprend que l’équilibre entre les deux est précaire mais que avec un peu de bonne volonté, le bonheur est à portée de main.
D’un point de vue esthétique, Alfred utilise une palette de couleurs chaudes et criardes pour la journée et des nuances de bleus pour la nuit. Le dessin des personnages est plutôt simple et manque de délicatesse. En revanche, certaines grandes planches représentant des paysages sont juste sublimes. J’émettrai donc juste un tout petit bémol en ce qui concerne le graphisme. Malgré cela, Senso reste tout de même une belle lecture.

Ce que j’en pense:

Direction le monde de la Bande Dessinée jeunesse avec le tome 2 de La Pension Moreau de Benoît Broyart et Marc Lizano publié chez les Editions de la Gouttière. Ce tome 2 s’intitule La peur au ventre et est au centre d’un triptyque se tenant dans la Pension Moreau.

Pour vous resituer un peu l’action, voici la quatrième de couverture:

Années 1930.

Émile, un jeune garçon très silencieux et qui adore dessiner, vit à la Pension Moreau, un lieu de vie mystérieux, qui accueille des enfants « difficiles ». Heureusement, l’entraide et la solidarité permettent aux enfants de supporter les punitions et les privations. Mais, lorsque Paul revient après deux mois de cachot, plus rien n’est comme avant… Révolté, il compte sur Émile, Jeanne et Victor, ses camarades, pour organiser la résistance ! Émile, quant à lui, réussit régulièrement à s’évader dans la forêt aux alentours pour griffonner et créer en paix. Lors de l’une de ses escapades nocturnes, il est témoin d’une scène inquiétante… 

Le contexte est posé. Se lancer dans la lecture de La Pension Moreau c’est découvrir un milieu plein de noirceur. En effet, ce pensionnat , accueillant les enfants les plus récalcitrants et dont les professeurs sont tous des animaux, a des méthodes quelques peu étranges pour faire céder les fortes têtes. Outre les différentes sortes de privations, la bande de copains que le lecteur suit, se rend compte que quelque chose de bien pire les attend. Les enfants auront donc peu de temps pour mettre en place une stratégie pour sauver leur vie. L’intrigue peut paraître glaçante pour une BD qui s’adresse à un public jeune. Néanmoins, je pense que les plus jeunes lecteurs apprécient quelquefois de se faire un peu peur. En ce sens, cette BD saura séduire les plus téméraires. De plus, son scénario bien construit permet une facilité de lecture. La bande de gosses mis en scène est très attachante. Chacun à son petit caractère et leur complémentarité permet de créer une dynamique intéressante.

D’un point de vue esthétique, les couleurs sont très criardes. Le trait utilisé pour les personnages confèrent à la BD un côté enfantin qui contrebalance la dureté des propos. 

La fin du tome 2 nous laisse dans un suspens insoutenable, nous donnant désespérément envie de lire le tome 3. Affaire à suivre…

La Pension Moreau T2 : La peur au ventre (0), bd chez Editions de ...

Ce que j’en pense:

Avec cette dernière BD, je vous amène dans un univers plein de tendresse et de poésie. 

« Il était une fois, dans une campagne lointaine, un fermier qui, pour éviter que des oiseaux ne viennent picorer toutes ses semailles, installa dans son champ un épouvantail… »

La particularité de cette histoire est que l’épouvantail prend vie et il aimerait par-dessus tout tenir son rôle jusqu’au bout. Il essaye souvent d’effrayer les oiseaux… en vain. Heureusement pour lui, sa rencontre avec Maître Chat va peut-être lui permettre de changer du jour au lendemain…

L’émouvantail de Renaud Dilliès publié aux Éditions de la Gouttière, met donc en scène un épouvantail qui prend vie et découvre avec son regard rempli de tendresse et de naïveté le monde qui l’entoure. D’une bonté et d’une gentillesse touchante, il se frotte aux autres et ne comprend pas toujours les choses qui l’entourent. Pourquoi les oiseaux ne lui obéissent-ils pas? Pourquoi cette jeune femme épouvantail l’ignore- t-elle?

Perdu dans sa contemplation de la Lune, l’émouvantail cherche des réponses. Il faut dire que le personnage est d’une véritable douceur. Contemplatif, il prend le temps de s’émerveiller, de réfléchir, de profiter et de vivre sa vie pleinement. Loin des préoccupations négatives, il représente l’innocence et pose un regard neuf sur ce monde.

L’esthétique aux traits fins et aux couleurs douces donne à cette BD une atmosphère onirique. L’émouvantail fait du bien, il offre un moment de paix et de poésie. Le tome 3 ne tardera pas je l’espère à passer par mes mains car j’ai véritablement hâte de savoir quelles vont être les prochaines aventures de cet épouvantail au cœur tendre.

L'Émouvantail - Par Renaud Dillies - Éditions de la Gouttière ...

Le podcast: ici

La vidéo:

bd·Mercredi BD

Loup

Loup de Renaud Dillies, Dargaud

Pour résumer:

Il a tout oublié. D’où il vient, qui il est, pourquoi il erre, seul. Tout… jusqu’à son nom. Sur le chemin de l’institut qui est censé le recueillir, il passe devant un cabaret et y entre instinctivement, comme guidé par la musique. Le voilà participant malgré lui à une audition. Il s’invente un prénom, « Loup ». Et là, comme par miracle, ses mains se souviennent, et la guitare entre ses doigts révèle un musicien magique. Embauché pour rejoindre le groupe de la jolie miss Ti, il connaîtra les concerts, l’amitié, l’amour, la célébrité, mais retrouvera-t-il la mémoire ?

Ce que j’en pense:

Loup se réveille mais ne sait plus qui il est. Alors qu’il ne sait rien de lui, il se découvre des talents de musicien.

Le scénario est simple. Néanmoins, je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire. À mon sens, l’intrigue de base est vraiment riche mais selon moi, la quête de l’identité n’a pas été assez exploitée. Cela manque cruellement de ce point de vue, surtout que passé les premières planches, je m’attendais vraiment à ce que le sujet soit un peu plus fouillé.

Le personnage principal, Loup, est très énigmatique. Forcément, il ignore son identité, tout comme le lecteur. Rien ne laisse deviner sa personnalité, rien ne transparaît et c’est très frustrant. Pour le coup, je trouve que le personnage manque de consistance.

La fin relève néanmoins le niveau général de ce one- shot. Renaud Dillies dissémine un peu de poésie et cela fait franchement du bien.

En revanche, j’ai adoré l’esthétique tout en douceur avec des couleurs aux multiples nuances.

Bref:

Pas totalement conquise.

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

Mo’

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Cette semaine chez Moka.

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Alvin, Tome 1: L’héritage d’Abélard, de Régis Hautière et Renaud Dillies

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Alvin, Tome 1: L’héritage d’Abélard de Régis Hautière et Renaud Dillies, Dargaud

Pour résumer:

Son ami disparu, l’ours mal léché Gaston traîne son désespoir à New York. Mais rien à faire ! Son karma doit être d’aider les petits êtres aux mille questions ! Alvin, un jeune orphelin revêche, profitera de sa belle âme. Les voilà sur les routes, accompagnés, pour ne rien arranger, d’un prédicateur fou ! Poésie, dialogues truculents et virtuosité graphique se mêlent pour une très belle ode à la différence et à l’entraide.

Ce que j’en pense:

Alvin est un jeune orphelin qui se retrouve recueillit par Gaston (un ami à sa mère qui vient de mourir). Gaston s’applique à essayer de trouver un foyer à Alvin mais ça reste compliqué. Au fur et à mesure de l’histoire, un lien de tendresse se crée entre les deux personnages.

Le scénario est superbe. Mettant en avant les sentiments humains, il laisse découvrir de belles choses pour la suite. Classée parmi les BD jeunesse de ma médiathèque, j’ai été agréablement surprise en découvrant cette histoire très sérieuse. Le ton est grave mais de beaux moments de poésie et de tendresse viennent ponctuer cet opus.

Les personnages sont très attachants. Gaston est typique du protagoniste bourru et au grand cœur qui se cache derrière une épaisse carapace. Alvin est du même bois que Gaston mais c’est seulement un enfant. Tous les deux très renfermés, ils ne laissent que très rarement apparaître leur côté sensible. Gaston se dévoile dans un geste et Alvin à travers sa spontanéité enfantine. Ce sont deux personnages charismatiques que nous laisse découvrir l’auteur.

J’ai également beaucoup aimé l’esthétique de la BD. Le dessin paraît enfantin et pourtant, le sujet abordé est grave. J’ai aimé cette ambiance crayonnée, les multiples traits, les couleurs, les choix faits pour les personnages… L’ambiance est à la fois sombre et délicate. C’est un vrai plaisir pour les yeux.

Bref:

Une belle découverte.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

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