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Les 3 Fruits

Les 3 Fruits d’Oriol et Zidrou, Dargaud

Pour résumer:

Trois ans après le succès de La Peau de l’Ours, Zidrou et Oriol se retrouvent pour le conte Les 3 Fruits. Après 40 années de règne, le roi arrive au terme de sa vie. La peur de mourir devient son obsession. En échange de la vie éternelle, il promet sa fille à un mage démoniaque et devra manger la chair de son fils le plus valeureux… Zidrou joue avec les motifs traditionnels du conte (mise à l’épreuve des fils, répétition des séquences) pour nous offrir un voyage terrifiant, sublimé par les couleurs d’Oriol.

Ce que j’en pense:

C’est toujours un plaisir de découvrir un nouveau Zidrou et comme à chaque fois, c’est avec beaucoup d’excitation que je me suis plongée dans cette lecture.

Dans ce conte moderne, Zidrou nous narre l’histoire d’un roi qui a peur de mourir et n’hésitera pas à sacrifier sa fille et ses trois fils pour obtenir la vie éternelle. Le scénario est véritablement sublime. Toutes les caractéristiques du conte sont présentes dans cette BD. Le rythme du scénario se déroule lentement, et le temps semble prendre une autre dimension. L’histoire est prenante et jusqu’aux dernières planches, Zidrou arrive à nous surprendre.

Comme à chaque fois, le scénariste a su s’appuyer sur des personnages charismatiques. Ainsi, le roi fou, le mage terrifiant et la jeune fille innocente fascinent autant qu’ils terrifient.

Afin de raconter cette histoire aux allures oniriques, Zidrou collabore avec Oriol. Autant vous dire que l’esprit graphique renforce avec brio le scénario. L’ambiance est pesante presque glauque. Les corps sont allongés quasi squelettiques, les couleurs sont sombres mais sublimes. L’ensemble donne lieu à un univers qui semble sorti d’un rêve.

Bref:

Zidrou et Oriol dépoussière le conte tout en restant fidèle au genre.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Natures Mortes de Zidrou et Oriol

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Natures Mortes de Zidrou et Oriol, Dargaud

Pour résumer:

Barcelone, 1899. Tous deux peintres, Joaquín Mir et son ami Vidal Balaguer fréquentent le fameux cabaret-galerie Els Quatre Gats. Quoique criblé de dettes, Balaguer refuse de vendre le portrait qu’il a fait de Mar, son amour, disparue quelques mois plus tôt sans laisser la moindre trace… Son comportement éveille les soupçons d’un inspecteur de police, d’autant plus que le corps d’une défunte dont Balaguer avait fait le portrait s’est aussi volatilisé…

Ce que j’en pense:

Cette BD nous livre une partie de la vie du peintre Balaguer. Je ne connaissais pas du tout ce peintre et je l’ai découvert avec ravissement. L’histoire est superbe et la fin est très poétique. Le scénario est rempli de mystères. Grâce à cette BD, j’ai également découvert plusieurs peintres espagnols du 19ème siècle.

Personnellement, cette BD m’a beaucoup fait penser à L’oeuvre d’ Émile Zola. J’ai aimé cette ambiance globale. L’esthétique est néanmoins très spéciale et peut ne pas plaire. Le mélange des styles est surprenant. On trouve des choses très modernes à côté de choses beaucoup plus traditionnelles. Finalement, tout cela est plutôt bien pensé même si parfois j’ai trouvé tout cela un peu trop coloré. J’ai également trouvé que certains visages étaient un peu flous.

Bref:

J’ai aimé le côté biographique mais je ne suis pas une grande fan de l’esthétique.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

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Sin City