Littérature de Jeunesse·Service Presse

La famille Casserole, Tome 1

La famille Casserole, Tome 1 de Laëtitia Pettini et Mélanie Fuentes, Éditions Pour Penser

Un roman vraiment drôle. Louison est amoureux et a honte de sa famille.
Comment inviter son amie chez lui ?

Venez découvrir la famille Casserole !
Une famille étonnante, intrigante, parfois énervante mais aussi, et surtout, très touchante !

Grâce à Masse Critique de Babelio j’ai pu découvrir le roman jeunesse La Famille Casserole.

On y découvre l’histoire de Louison et de sa famille hors norme. Entre sa mère écolo, sa sœur gothique, son père policier et couturier et ses deux petits frères jumeaux qui sont de vrais catastrophes autant vous dire que Louison ne s’ennuie pas dans sa famille. Mais lorsque Garance, l’amoureuse de Louison, débarque chez lui, il faut absolument que tout ce petit monde fuit la maison. Avec son copain Malik il va décider d’élaborer un stratagème afin que chaque personne quitte la maison le jour où Garance doit débarquer. L’histoire est vraiment sympathique et très rigolote. J’ai passé un agréable moment avec tous ces personnages. Les stratagèmes élaborés par les deux garçons sont vraiment ridicules mais tellement drôles.

Le vrai problème de Louison c’est qu’il a honte de sa famille. Avec ce roman, Les éditions pour penser se penche sur le problème de la honte et du regard des autres. Louison a effectivement honte de sa famille, honte qu’il ne soit pas dans la norme de ce qu’attend la société. Avec ce récit il vise à montrer que chacun peut être accepté comme il est. Ainsi, la famille Casserole vise à faire réfléchir le lecteur sur le regard des autres. Ils visent à se questionner sur qu’est-ce que la norme ? À travers les questions de Louison sur sa famille ce sont les questions de la société qui se posent. Il y a un vrai questionnement qui se pose dans ce roman. Aborder par le point de vue de Louison, le problème est mis au niveau des plus jeunes lecteurs. Les situations sont cocasses. Et j’ai eu le sourire aux lèvres à plusieurs reprises.
D’un point de vue stylistique, le roman est simple à lire. Cela fait de la famille Casserole une lecture très agréable, et accessible aux plus jeunes tout en leur apportant un appui pour réfléchir sur le regard des autres.
Pour conclure, j’ai été séduite par cette famille. J’ai adoré découvrir Louison. J’ai adoré découvrir les stratagèmes qu’il a pu élaborer. Bref, je conseille cette lecture à tous, notamment, pour introduire la réflexion autour de l’acceptation d’autrui.

Policier/ Thriller·Service Presse

Trois cartouches pour la Saint Innocent

Trois cartouches pour la Saint Innocent de Michel Embareck, L’Archipel

Jeanne Moreau – rien à voir avec l’actrice – a tué son mari qui la maltraitait depuis des années. Trois balles dans le dos en guise d’épitaphe.

Le soutien des réseaux sociaux et des associations de lutte contre les violences faites aux femmes lui a valu de n’effectuer qu’une partie de la peine à laquelle elle a été condamnée aux assises et de bénéficier d’une grâce accordée… le jour de la Saint-Innocent.

Explorant un angle mort de l’affaire, un journaliste à la retraite décide de rouvrir le dossier. La septuagénaire – que certains proches surnomment « la Ravajou » – est-elle bien la victime que les médias se sont plu à dépeindre ?

J’ai découvert ce roman dans le cadre des Masse Critique de Babelio.

Babelio

J’aime beaucoup les romans policiers et thrillers. J’attendais donc de découvrir avec beaucoup d’impatience cette lecture.

Le roman raconte une enquête faite des années après le crime, ce qui constitue une vraie originalité. Le lecteur suit donc un journaliste à la retraite qui se penche sur le cas de Jeanne Moreau qui a tué son mari, il y a plusieurs années de cela. 

L’intrigue en elle même ne m’a pas vraiment emportée… Le récit alterne le point de vue du journaliste et celui de la meurtrière.  Les deux se répondent tout au long de la lecture. Néanmoins, malgré ces changements fréquents, j’ai trouvé que l’ensemble manquait de punch et de rythme. Il y a très peu de rebondissements et j’avoue m’être un peu ennuyée.

Franck Wagner, le journaliste, est un personnage au fort charisme mais il ne m’a pas séduite non plus. Je l’ai trouvé un peu papi gâteau, et je ne m’attendais pas du tout à croiser un tel personnage dans ce livre.

Jeanne Moreau quant à elle, reste un personnage mystérieux et très difficile à cerner. Bien que plus sympathique que son pendant masculin, elle n’a pas su non plus éveiller mon intérêt.

D’un point de vue stylistique, j’ai trouvé l’ensemble un peu plat, sans réel relief.

Bref, vous l’aurez compris, je me suis ennuyée en lisant ce roman et je ne sais pas si je renouvellerai l’essai avec cet auteur.

S

essai·Service Presse

Une histoire de genres

Une histoire de genres de Lexie, Marabout

Pour résumer:

À l’heure où les questions de genre et d’identité sont de plus en plus présentes dans l’espace public, voici un guide qui déconstruit tous les préjugés, les abus de langage, les non-sens liés aux transidentités, afin de mieux les comprendre et de donner les armes pour s’en émanciper . Car si être trans est une histoire de rapport de soi à soi, de prise de conscience individuelle, c’est aussi un rapport à des normes et constructions sociales, culturelles et historiques.

Véritable prolongement du compte Instagram sur lequel Lexie s’emploie avec patience et grande rigueur à éduquer sur les questions de genre, ce livre est une vraie boussole et un outil d’empowerment pour les personnes trans qui sont souvent isolées, moquées, stigmatisées et font l’objet de violences extrêmes ; mais aussi pour les non trans, concernés ou non, car au-delà des transidentités, c’est sa propre place dans la société et le traitement des différences qu’il s’agit de questionner.

Ce que j’en pense:

J’ai reçu Une histoire de genres dans le cadre d’une Masse Critique du site Babelio.

Je ne suis pas le genre à lire des essais mais, le titre et encore plus le sous- titre de ce livre, m’ont donné envie de me pencher sur le sujet. L’autrice, Lexie insiste énormément sur l’usage des mots justes et j’avoue ressentir un peu de pression en écrivant cet article. En effet, je ne voudrais blesser personne avec des maladresses dont je m’excuse par avance.

Je pense qu’il est temps de rentrer dans le vif du sujet et si vous avez lu le résumé, vous avez dû comprendre que ce livre traite de la transidentité ou plutôt des transidentités. Le livre est structuré en sept parties qui sont très bien organisées et bien construites. La maniaque de l’organisation que je suis, a donc détaillé plusieurs minutes avec admiration le sommaire. Je me suis ensuite plongée dans la lecture de cet essai très instructif. Car c’est sûrement ce que je retiendrai de ma lecture, cet aspect pédagogique. J’ai l’impression de sortir grandie de ce livre et d’avoir réellement appris quelque chose. Le ton de Lexie est vraiment juste. Son écriture est très agréable. C’est facile à lire et surtout son propos est intéressant. L’auteure utilise des exemples concrets, des anecdotes et s’appuie sur des chiffres sérieux. Tout au long du livre, on sent l’énorme travail de documentation en amont mais également la volonté d’éclairer, de faire comprendre et de défendre les transidentités sans pour autant tomber dans le militantisme.

Vous l’aurez compris, j’ai été énormément séduite par cet essai. J’ai appris énormément de choses sur les transidentités, la première étant qu’il n’y a pas une seule transidentité. Je me suis également frottée à un nouveau vocabulaire mais également à une écriture beaucoup plus inclusive. J’ai réalisé l’importance d’utiliser les mots justes. Je ne pense pas être une personne intolérante, mais je me suis rendue compte lors de ma lecture qu’il est assez facile sans le vouloir de devenir blessant dans ses propos. J’ai aussi découvert avec stupéfaction le parcours du combattant que doivent affronter les personnes pour se voir reconnues administrativement et médicalement. J’ai été abasourdie par certaines situations, certains propos tenus par des médecins. J’ai été choqué par la transphobie qui règne dans notre société et la banalisation de celle- ci.

Bref, Une histoire de genres est un essai que tout le monde devrait lire. Dans ce monde de plus en plus rempli d’égoïsme, Lexie met en avant le sentiment d’empathie et nous explique avec beaucoup de pédagogie ce qu’est la transidentité. 

Pour aller plus loin et si le sujet vous intéresse, je vous invite vivement à suivre Lexie sur Instagram. Son compte est une mine d’informations: agressively_trans

Merci aux éditions Marabout et au site Babelio pour leur confiance!

Editions Marabout

Ma chronique en vidéo:

Policier/ Thriller·Roman·Service Presse

L’inconnu de la forêt

L’inconnu de la forêt d’Harlan Coben, Belfond

Pour résumer:

WILDE.
SON NOM EST UNE ÉNIGME, TOUT COMME SON PASSÉ.

Il a grandi dans les bois. Seul.  
Aujourd’hui, c’est un enquêteur aux méthodes très spéciales.

VOUS IGNOREZ TOUT DE LUI.

Il est pourtant le seul à pouvoir retrouver votre fille et cet autre lycéen disparu.
Le seul à pouvoir les délivrer d’un chantage cruel. D’un piège aux ramifications inimaginables.

Mais ne le perdez pas de vue.

CAR, DANS LA FORÊT, NOMBREUX SONT LES DANGERS ET RARES SONT LES CHEMINS QUI RAMÈNENT À LA MAISON.

Ce que j’en pense:

Harlan Coben nous livre encore une fois cette année un thriller à l’ambiance glaçante, quoi que… J’avoue que bien que l’intrigue soit au cordeau (suspens et rebondissements sont présents), j’ai trouvé l’ensemble un peu en dessous de ce qu’a pu produire auparavant l’auteur. Je ne dirai pas que je me suis ennuyée durant ma lecture, mais j’ai eu la sensation qu’il manquait ce petit plus qui fait la différence.

Tout au long du roman, Harlan Coben s’appuie sur le personnage de Wilde. AAAAAAh Wilde, beau, intelligent, ténébreux, costaud…. Il n’a aucun défaut à par peut être son passé légèrement trouble (amoureuses d’hommes blessés, bienvenues !). La psychologie de ce personnage est complexe et bien construite. Autour de lui gravitent d’autres protagonistes qui s’avèrent plutôt sympathiques mais qui je dois l’avouer son éclipser par le côté solaire ou ombrageux de Wilde.

D’un point de vue stylistique, c’est plutôt fidèle aux précédents opus d’Harlan Coben et je ne me suis pas sentie dépaysée. Bref, un thriller agréable mais que j’ai trouvé un peu en deça de ce que peut écrire Harlan Coben habituellement.

Merci au site Babelio et aux éditions Belfond pour leur confiance.

Ma chronique en vidéo:

Roman·Service Presse

Sale Bourge

Sale Bourge de Nicolas Rodier, Flammarion

Pour résumer:

Pierre passe la journée en garde à vue après que sa toute jeune femme a porté plainte contre lui pour violences conjugales. Pierre a frappé, lui aussi, comme il a été frappé, enfant.
Pierre n’a donc pas échappé à sa « bonne éducation » : élevé à Versailles, il est le fils aîné d’une famille nombreuse où la certitude d’être au-dessus des autres et toujours dans son bon droit autorise toutes les violences, physiques comme symboliques. Pierre avait pourtant essayé, lui qu’on jugeait trop sensible, trop velléitaire, si peu « famille », de résister aux mots d’ordre et aux coups. Comment en est-il arrivé là ?
C’est en replongeant dans son enfance et son adolescence qu’il va tenter de comprendre ce qui s’est joué, intimement et socialement, dans cette famille de « privilégiés ».

Ce que j’en pense:

Avec Sale Bourge, Nicolas Rodier nous narre l’histoire d’une de ces familles pas si ordinaires. Il y met en scène Pierre, un enfant de famille nombreuse et bourgeoise. À travers ce personnage, nous allons découvrir l’envers du décor, le pourri sous la couche de vernis. En réelle souffrance, il essaie tant bien que mal de s’extirper de cet univers qui l’empoissonne et l’étouffe.

Le récit de ce roman est tout simplement stupéfiant. Je me suis sentie complètement en empathie avec le personnage principal. Je me suis laissé prendre dans la spirale infernale qu’est devenue sa vie. Spectatrice impuissante, j’ai assisté à l’évolution de Pierre. La découverte de cet univers bourgeois est véritablement glaçante. En effet, sous l’apparence très propre sur elle de cette famille, se cache de vrais problèmes de violence et de mal-être.

Pierre incarne alors le personnage qui n’accepte pas les maux que lui inflige sa famille. Il se rebelle et désire se démarquer, vivre sa vie comme il l’entend, loin du carcan imposé par sa famille. Ainsi, le lecteur assiste à sa difficile lutte. Il faut dire que ses parents ne vont pas lui rendre les choses faciles. On voit donc le Pierre évoluer, s’affirmer mais très vite, on sent que quelque chose reste ancré en lui. L’empreinte qu’a laissée sa famille est profonde et par conséquent, elle s’exprimera de la manière la plus violente qui soit.

Il n’y a pas à dire, j’ai adoré ce roman. Le style de Nicolas Rodier est à la fois simple et percutant. Sa façon de raconter est terriblement envoûtante et j’ai lu le roman d’une traite. L’idée que finalement, il y a une empreinte presque génétique à certains actes de mêmes membres d’une famille m’a fait penser à la série des Rougon- Macquart d’Émile Zola. C’est donc un véritable coup de cœur.

5-plumes

Ma chronique en vidéo: