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Nos Embellies

Nos Embellies de Gwenola Morizur et Marie Duvoisin, Grand Angle

Pour résumer:

Lily apprend qu’elle est enceinte, au moment où son compagnon lui annonce qu’il va partir en tournée avec son groupe et lui demande de s’occuper de Balthazar, son neveu, qui arrive du Canada. Lily tente d’apprivoiser ce gamin qu’elle n’a jamais vu et qui traîne avec lui la tristesse de la séparation de ses parents.

Sur un coup de tête, elle quitte Paris avec Balthazar. Sur la route, ils rencontrent Jimmy, un jeune homme en marge. Leur périple les mène jusqu’à Pierrot, un berger qui élève seul ses brebis avec son chien. Ensemble, ces âmes déboussolées vont retrouver un souffle de vie.

Ce que j’en pense:

Lily apprend qu’elle est enceinte et doit par la même occasion s’occuper du neveu de son fiancé. Ce scénario nous dévoile le cheminement de Lily qui vit un vrai questionnement. C’est une véritable épopée montagnarde où l’on renoue avec la nature, les sentiments forts et vrais. Cette BD est emplit d’une profonde humanité. En lisant ce one-shot, j’ai renoué avec des sentiments purs et forts.

Tous les personnages sont attachants, on les quitte avec la boule au ventre.  J’ai été très émue par leur vécu et leur histoire. Lorsque l’on ferme la BD, on a envie de savoir ce que vont devenir tous ces personnages.

L’histoire est superbe tout comme les personnages. L’esthétique est sympa avec beaucoup de détails sur les paysages et les expressions faciales. Seul petit bémol, je n’aime pas vraiment le traitement de la couleur qui ne rend pas justice aux magnifiques décors.

Bref:

Une belle BD.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd·Mercredi BD

Où sont passés les grands jours?

Où sont passés es grands jours? de Jim et Alex Tefenkgi, Grand Angle

Pour résumer:

Je pense à cette saloperie de mort… Du coup je pense à toi, Fred, mon meilleur ami, qui a eu la sale idée de nous quitter d’un commun accord avec toi-même.

C’est l’histoire de Fred, qui s’est donné la mort. C’était le meilleur ami d’Hugo, d’Étienne, ou de Jean-Marc. Mais tout ça n’a plus vraiment d’importance. C’est encore l’histoire d’un numéro de téléphone, celui de Fred, que Hugo ne se résout pas à supprimer de son répertoire. En tout cas, pas sans avoir passé un dernier coup de fil.

C’est aussi l’histoire de trois cadeaux, laissés à titre posthume par Fred et qui, progressivement, changeront leur vie à tous. C’est enfin l’histoire du temps qui passe, des petits ressentis, de ces

impressions que l’on garde au fond de soi, celles que l’on tait. Jusqu’à ce que tout explose, un jour…

C’est une histoire d’amitié. Une histoire sur les rêves que l’on porte en soi. Ceux que l’on réalise et ceux que l’on ne réalise pas, en somme. Après le tourbillonnant Une nuit à Rome, Jim signe un nouveau récit touchant et profondément humain.

Ce que j’en pense:

Cette BD est une belle histoire d’amitié mais aussi une histoire de mort…

Tout commence par le décès de Fred et la tristesse qu’il laisse derrière lui. J’ai donc suivi Hugo l’un de ses meilleurs amis. Hugo est dévasté, il ne comprend pas le geste de Fred et part complètement en sucette. Il se questionne et remet tout en question.

Le scénario est sympa malgré le thème du deuil qui est central. C’est plutôt bien mené mais j’ai trouvé que c’était un peu prise de tête par moment.

Hugo est le personnage principal et je l’ai malheureusement trouvé antipathique. Je n’ai pas accroché à son caractère malgré le moment difficile qu’il traverse. Peut être se questionne t’il trop à mon goût?

Malgré ce bémol, la fin de ce tome donne vraiment envie de découvrir la suite.

L’esthétique est vraiment sympa et en adéquation avec le scénario. J’ai aimé les couleurs et l’ambiance graphique générale. Les traits sont fins et précis, c’est appréciable.

Bref:

Malgré quelques bémols, je lirai la suite de cette BD.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Stephie.

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Un grand Bourgogne oublié

Un grand Bourgogne oublié de Guillot Richez et Guilloteau, Grand Angle

Pour résumer:

Propriétaire d’un domaine, Manu a une obsession, comme son père avant lui : faire un grand vin. C’est pour ça qu’il loue la parcelle du clos de la Molle Pierre, convaincu qu’un grand terroir a été oublié sur cette hauteur de Cruzille, dans le Mâconnais. Aujourd’hui, le rêve de Manu prend forme, le clos est à vendre.
C’est alors qu’un ami de Manu trouve un lot de bouteilles anciennes sans étiquette, hormis une belle inconnue née en 1959. À la dégustation, l’émotion de Manu est énorme. C’est le plus grand vin qu’il ait jamais bu. Manu a une évidence qui vire à l’obsession : il doit retrouver ce qu’était cette bouteille !
C’est avec les pieds de vigne qui ont permis ce prodige qu’il veut replanter la Molle Pierre, en l’honneur de son père disparu. Commence alors plus qu’une enquête, une quête vitale… 

Ce que j’en pense:

Quand Manu découvre dans la cave de son ami un vin exceptionnel, il veut absolument en retrouver la provenance. Ce vin devient obsession au point de l’empêcher de trouver le sommeil. Je me suis retrouvée plongée dans une véritable quête vinicole. J’ai découvert les coulisses complexes de la fabrication du vin.

Le scénario est bien construit. Il y a des rebondissements, du suspens et je me suis laissée prendre au jeu de l’enquête.

Les personnages sont sympathiques mais le scénario ne leur laisse pas assez de place à mon goût. J’ai eu l’impression qu’ils étaient étouffés par cette quête insensée.

Le langage utilisé tout le long de la BD est très pointu. Le vocabulaire est précis et j’avoue qu’en tant que novice, j’ai trouvé cela un peu complexe. J’ai peur de ne pas avoir saisi toutes les subtilités du texte.

L’esthétique est dans un noir et blanc sublime. J’adore le traitement des personnages, les multiples détails. C’est graphiquement ce que je préfère. C’est beau.

Bref:

Une lecture agréable mais sans plus.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Ceux qui me restent

Ceux qui me restent de Damien Marie et Laurent Bonneau, Grand Angle

Pour résumer:

Un voyage en Alzheimer.

Florent a perdu sa femme beaucoup trop jeune.
Il a tenté d’élever seul sa trop petite Lilie, maladroitement ou certainement pas assez. Et Florent et sa fille se sont perdus à leur tour. Elle l’a laissé encore plus seul pendant 20 ans. Aujourd’hui, à 70 ans, il n’a qu’un souhait, il veut la retrouver avant de mourir ; sa Lilie qui vient maintenant le voir presque tous les jours, mais qu’il ne reconnaît plus.
La maladie lui vole la mémoire pour le laisser toujours plus seul. Alors il cherche sans relâche, en vrac, dans les bribes de trop vieux souvenirs… Florent n’abandonnera plus ; un voyage en Alzheimer.

Ce que j’en pense:

Florent est devenu veuf trop jeune et il a essayé d’élever sa fille Lilie du mieux qu’il a pu. Ce roman graphique met en avant une relation père/ fille très complexe. Lorsque la maladie d’Alzheimer s’invite dans l’équation, tout change.

Le scénario est émouvant et alterne entre passé et présent. C’est sublime. La fin est poignante. L’intrigue m’a donc totalement emportée. Néanmoins, j’ai trouvé les personnages un peu trop superficiels. On ne sait rien d’eux et cela les rend moins attachants malgré leur histoire bouleversante.

Quant à l’esthétique, elle n’a pas su me convaincre. Trop minimaliste à mon goût et un peu trop fade.

Bref:

Pas fan malgré un scénario super.

Si je devais le noter:

1-plume

Un petit aperçu:

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bd·Mercredi BD

L’île aux remords de Didier Quella- Gayot et Sébastien Morice

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L’île aux remords de Didier Quella- Gayot et Sébastien Morice, Grand Angle

Pour résumer:

Un fils revient au pays après 25 ans sans avoir donné la moindre nouvelle à ses parents qu’il a quittés brutalement pour entrer dans l’armée. « Viré » d’Indochine par le Vietminh, il a fini par s’installer près de « chez lui », sans pour autant renouer vraiment avec son père, veuf, qui vit encore dans ses collines des Cévennes. C’est à la faveur des terribles inondations de 1958 qu’ils vont se reparler, remonter le temps, refaire l’histoire, leur histoire.

Ce que j’en pense:

Jean revient à la ferme paternelle après 25 ans d’absence. Celle-ci est transformée en île à cause de fortes inondations. Cette parenthèse va permettre au père et au fils de délier leurs langues. Les secrets du passé vont resurgir brutalement.

Le scénario de ce roman graphique m’a d’emblée emporté. J’adore les histoires de secrets de famille et avec cette BD, j’ai été plus que servi. L’histoire alterne moments présents et passé, dévoilant au fil de la lecture la vie des personnages. Même si j’ai apprécié l’intrigue, j’avoue avoir trouvé certains passages légèrement décousus. Néanmoins, la fin a mis un point final tellement beau à ma lecture que cela a gommé ce léger défaut de l’ensemble.

J’ai trouvé le tout émouvant et touchant. Les personnages restent opaques mais de dévoilent de façon diffuse durant des anecdotes. Finalement , seulement l’émergence des secrets nous fait découvrir la vraie facette des personnages.

L’esthétique quant à elle m’a totalement séduite. Le dessin est fin et délicat et les couleurs chatoyantes.

Bref:

Une belle BD.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

Noukette

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Cette semaine chez Noukette.