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Swan

Swan, Tome 1: Le buveur d’absinthe de Néjib, Gallimard

Pour résumer:

Tout juste débarqués de New York, Scottie et sa soeur Swan n’ont qu’une idée en tête : intégrer les Beaux-Arts de Paris. Guidés dans la capitale par leur cousin Edgar Degas, ils rencontrent Ingres, Manet, Fantin Latour… et découvrent que le Louvre fourmille de rapins qui copient les grands maîtres. Mais quel est le prix à payer pour intégrer ce monde en pleine effervescence ? De l’enthousiasme de la découverte aux premières désillusions, la passion de l’art va façonner leur destin.

Ce que j’en pense:

Swan débarque avec son frère à Paris, espérant rentrer à l’École des Beaux Arts. Sur place, ils vont faire la connaissance de grands peintres et découvrir les coulisses de ce monde cruel et sélectif.

Avec ce premier tome, nous découvrons la face cachée des œuvres d’art. Les noms des peintres nous sautent aux visages ainsi que leurs tableaux mais, ce que nous montre Néjib, c’est l’envers du décor: les querelles, les coups bas, les médisances…

Dans ce contexte, nous suivons Swan, une jeune américaine bourgeoise avec du talent mais qui, comme elle est une femme, ne peut pas rentrer aux Beaux Arts. Sa pugnacité et son talent vont l’amener à rencontrer de grands maîtres de la peinture. Tout au long de la lecture, on sent que son envie de peindre augmente. Finalement, sa détermination la mènera-t-elle jusqu’à son objectif? C’est sur cette question que se clôt ce premier tome.

Vous l’aurez compris, c’est donc une héroïne qui est au centre de ce roman graphique. Swan s’avérera avoir une vraie force de caractère et un vrai cran. Elle ne se laisse pas faire, elle sait ce qu’elle veut et elle fait tout pour l’obtenir. Bref, c’est une héroïne comme je les aime.

Graphiquement, tout au long de ma lecture, je me disais que je connaissais ce style un peu nerveux avec très peu de couleur et peu de détails. Et puis, d’un coup, le flash! Néjib est l’auteur de Stupor Mundi que j’avais cordialement détesté! Pour Swan, je ne serai pas aussi catégorique que pour la première BD. J’ai trouvé l’esthétique sympa et je pense que l’histoire a beaucoup contribué à me faire apprécier l’esprit graphique.

Bref:

Une lecture que j’ai apprécié.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

bd·Mercredi BD

Jeangot

Jeangot, Tome 1: Renard Manouche de Joann Sfar et Clément Oubrerie, Gallimard

Pour résumer:

Jeangot Renart naît dans une roulotte et adopte très vite un petit hérisson du nom de Niglaud. Devenus amis alors que la tradition aurait voulu que Niglaud finisse dans l’estomac de Renart, les deux compères font la manche pour survivre, jouent de la guitare, courent le guilledou et le cachet dans le Paris de l’entre-deux-guerres…

Ce que j’en pense:

Cette BD livre les mémoires de Niglaud, un hérisson manouche. Le scénario de ce premier tome relate le début de la vie de Niglaud et de son meilleur ami Jeangot. Les deux compères sont des musiciens manouches. À travers cette lecture, j’ai découvert leur parcours mais également leur évolution. C’est une belle histoire d’amitié et de vie. En effet, cette BD montre le meilleur comme le pire de ce que peut être la vie d’un Homme. J’ai aimé cette histoire simple mais efficace et dont les rebondissements judicieux alimentent un scénario bien construits.

Les personnages quant à eux sont super. J’aime leur façon de penser mais aussi d’évoluer. Chacun à son propre caractère et j’ai apprécié les relations qui se nouent entre eux. J’ai reconnu l’humour piquant de Joann Sfar dans les dialogues et certaines situations, ce qui ne gâche rien.

L’esthétique est vraiment sympa. Clément Oubrerie sert de façon magistrale le scénario. J’ai aimé ces traits un peu nerveux, les couleurs et l’ambiance générale qui se dégage de la BD.

Bref:

Une belle découverte!

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Stephie.

bd·Mercredi BD

Le Premier Homme

Le Premier Homme de Jacques Fernandez, Gallimard

Pour résumer:

« En somme, je vais parler de ceux que j’aimais », écrit Albert Camus dans une note pour l’œuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. Il y avait jeté les bases de ce que serait son récit de l’enfance : une odyssée temporelle et émotionnelle à travers ses souvenirs, un récit qui, sous couvert de fiction, revêt un caractère autobiographique exceptionnel. À la recherche de ses origines, il y évoque avec une singulière tendresse son univers familial, le rôle des femmes, celui de l’école, la découverte du monde extérieur… En filigrane, on découvre les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement.

Ce que j’en pense:

Cette BD est tiré d’un roman autobiographique éponyme d’Albert Camus que j’avoue n’avoir jamais lu. Globalement, je n’ai pas lu grand chose de Camus (shame on me) donc je ne suis pas vraiment étonnée d’être passée à côté de cette oeuvre. Néanmoins, je suis restée curieuse suite à la lecture d’une chronique sur l’adaptation en BD.

Avec ce roman graphique, le lecteur découvre les racines d’Albert Camus. Ce dernier est en pleine quête d’identité. On y découvre des pans entiers de son enfance. Le récit est poignant. Si vous passez régulièrement sur le blog, vous connaissez mon amour pour les secrets de famille. Alors forcément, avec cette recherche éperdue de réponses qui ne viennent pas, j’aurai pu être comblée. Les récits se mêlent tout au long de la lecture. Le passé et le présent se mélangent et j’avoue avoir un peu perdu le fil par moment.

Malgré le sujet, je n’ai pas vraiment accroché et je suis restée hermétique face à cette quête. J’ai trouvé le personnage principal peu attachant, dur et insensible. Je comprends la dureté des personnages face aux difficultés qu’ils traversent mis cela ne suffit pas (que voulez vous, je suis difficile).

De plus, l’esthétique me rebute. Je n’ai pas aimé les traits du visage que j’ai là aussi trouvé durs et incisifs. Les couleurs sont trop tranchés à mon goût…

Bref:

Je ne suis pas du tout conquise.

Si je devais le noter:

Un petit aperçu:

 

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Y a pas que moi qui en parle:

Saxaoul

Cette semaine chez Stephie.

Avis à la population de la BD de la semaine! Très souvent, je note les titres des BD qui me plaisent lorsque je passe sur vos blogs lors de ce rendez- vous hebdomadaire. Malheureusement, j’oublie très souvent sur quel blog j’ai trouvé cette BD. Du coup, si vous avez déjà rédigé une chronique sur le livre que je vous présente, n’hésitez pas à partager votre lien que je ferai remonter dans mon article. Merci d’avance!

bd·Mercredi BD

Culottées 2 de Pénélope Bagieu

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Culottées 2 de Pénélope Bagieu de Gallimard BD

Pour résumer:

Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent : deuxième volet ! Sonita, rappeuse afghane et exilée militante ; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes ; Nellie, journaliste d’investigation au XIXe siècle ; Cheryl, athlète marathonienne ; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde… « Les Culottées » ont fait voler en éclat les préjugés.

Ce que j’en pense:

Dans cette BD, le lecteur découvre des portraits de femmes qui ont marqué l’Histoire de notre Monde.

Ce sont des femmes fortes, uniques en leur genre que j’ai découvert. Souvent confrontées à l’adversité, elles se battent bec et ongles pour leurs idées.

Les récits que nous livre Pénélope Bagieu sont émouvants et époustouflants.

Personnellement, je ne connaissais aucun de ces personnages féminins. J’ai découvert des personnalités hors norme. Je reste impressionnée par leur détermination et leur force de caractère.

L’esthétique est typique du style de Pénélope Bagieu avec très peu de couleurs mais un dessin très féminin et en rondeur. J’aime beaucoup cette ambiance sobre mais efficace.

Bref:

Une BD qui est une vraie leçon de vie.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Y a pas que moi qui en parle:

À la croisée des nuages

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Cette semaine chez Noukette.