bd·Littérature de Jeunesse

Pèle mêle de BD (3)

Aujourd’hui, faisons un plongeon dans la BD en littérature jeunesse. Je vais donc vous parler ici du tome 3 de la série Sixtine de Frédéric Maupomé et Aude Soleilhac, publié aux éditions de la Gouttière. Nous avions laissé Sixtine dans une drôle de situation…

Coincée dans la pièce secrète de son père, Sixtine découvre le monde des ombres, accompagnée de ses amis, Martin et Sophie. Mais la jeune fille est surtout concentrée sur les secrets qui se dévoilent à elle… Elle comprend que les pirates lui ont caché beaucoup de choses. En colère, elle ne veut plus les voir et, petit à petit, s’isole.

Le scénario de ce tome 3, nous amène un peu plus loin dans l’intrigue de Sixtine. Nous découvrons le monde des ombres qui est rempli de mystères. Notre héroïne se pose de plus en plus de questions sur son identité et sur ses origines. Son entêtement et sa détermination à toutes épreuves vont d’ailleurs la couper de ses meilleurs atouts, ses amis. L’intrigue prend donc une tournure plus dramatique dans ce tome 3. De vrais ennemis se dessinent et le lecteur comprend très vite que la portée du scénario est bien plus vaste. La fin du tome 3 m’a laissé complètement sur ma faim et promet un tome 4 détonnant! Beaucoup trop de questions restent en suspens et j’avoue que ma curiosité est piquée par autant de mystères.

Ce tome 3  ne sera donc pas l’ultime volet de la saga Sixtine. D’ailleurs, j’espère vivement que le prochain tome rendra plus agréable le personnage de Sixtine. En effet, dans cet opus elle se montre antipathique, désagréable et butée. Je trouve que c’est vraiment dommage qu’une intrigue aussi bien écrite soit servie par un personnage aussi peu sympathique. Espérons que ce ne soit qu’une passe car dans cette BD, Sixtine, en pleine crise d’adolescence, se pose beaucoup de questions sur elle même. Autour d’elle, gravitent de nombreux autres personnages qui du coup sont beaucoup plus agréable. Ils se font quelque peu malmener par notre héroïne caractérielle et j’ai eu un peu pitié d’eux…

Esthétiquement parlant, j’accroche toujours autant avec l’esprit graphique. J’aime beaucoup le trait général, les personnages sont reconnaissables au premier coup d’œil. J’ai également apprécié les divers changements d’ambiance qui rendent l’ensemble accrocheur et nous permettent de vraiment rentrer dans l’histoire.

Le tome 3 de la série Sixtine s’inscrit donc dans la droite lignée des précédents tomes et nous promet une suite des plus alléchante.

Sixtine tome 3 - BDfugue.com

Continuons notre Pèle mêle du jour avec une superbe BD jeunesse du géniallissime Loïc Clément et de Bertrand Gatignol publié chez Delcourt, Le Voleur de Souhaits.

Se plonger dans cette lecture c’est accepter de découvrir un univers onirique et poétique. En effet, cette BD est un petit bijou de douceur. La quatrième de couverture donne d’ailleurs le ton de ce livre envoûtant.

Chaque éternuement d’autrui est pour Félix une occasion de prouver son originalité.

 Alors que toute personne bien élevée est censée accompagner l’éternuement de quelqu’un d’un « à vos souhaits » bien à propos, Félix, lui, modifie la formule à son profit par un subtil « à MES souhaits ». Et pour peu qu’il en soit remercié, il s’approprie le souhait en le capturant dans un de ses innombrables bocaux

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette histoire. Ce petit Félix au grand regard qui vole les souhaits des gens a su me séduire dès les premières pages. Il faut dire que j’ai accroché au concept dès les premières lignes et je me suis très vite prise au jeu. Mais ce que j’ai le plus aimé dans cette intrigue, c’est la rencontre entre Félix et Calliope. J’ai aimé voir les personnages se confronter, puis doucement s’accepter pour finalement s’aimer d’un amour simple et pur. La complicité de ces deux enfants m’a beaucoup émue et en lisant cette BD, je me suis sentie transportée pendant un temps dans l’univers que nous livre le duo. La fin est tout simplement sublime. J’ai fini ma lecture avec le sourire aux lèvres et une petite larme aux coins des yeux.

Certes cette BD à une intrigue et des personnages forts mais qu’en est-il de l’esthétique? Et bien là encore, je suis séduite. Bertrand Gatignol nous offre des traits fins, des dessins sublimes et des couleurs à tomber. J’ai été fascinée par la puissance des regards des personnages et ceci dès la couverture. Le dessin est lui aussi plein de poésie et contribue grandement à l’atmosphère onirique qui se dégage de ce livre.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette lecture qui m’a tout simplement subjuguée. Je ne saurai que vous conseillez de vous plonger dans Le Voleur de Souhaits.

Le podcast: ici

La vidéo:

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Pèle mêle de BD (2)

Ce que j’en pense:

Il y a de cela quelques jours, je vous faisais découvrir le manga Beastars de Paru Itagaki et édité chez les éditions Ki-oon. Ayant eu un gros coup de cœur, je me suis donc empressée d’aller chercher les deux tomes suivants à ma médiathèque. J’ai découvert par la même occasion que cette série se compose de pas moins de 18 tomes et que celle- ci est encore en cours. Mais en farfouillant un minimum, j’ai également appris que ce manga a une adaptation animée disponible sur Netflix. Je pense m’avancer un peu dans ma lecture avant de me plonger dans le visionnage de cette série mais j’avoue que cela a su piquer ma curiosité.

Dans ces tomes 3 et 4, nous suivons toujours les aventures de Legoshi, notre loup gris, qui se questionne sur ses instincts de carni mais également sur ses sentiments ambigus envers la jeune lapine Haru. L’intrigue suit donc tranquillement son cours et les personnages prennent réellement en épaisseur. Ainsi, le tome 3 se centre sur Haru. Nous découvrons alors son passé mais également sa relation très étroite avec Louis le magnifique cerf. Les relations entre les personnages se complexifient alors que la menace envers les herbis se fait grandissante. Le tome 4 quant à lui met en lumière les rivalités qui se nouent au moment de l’élection du Beastars. Un nouveau personnage apparaît, Juno, une jeune louve grise très séduisante. Le lecteur voit donc une intrigue politique mais également amoureuse se tisser sous ses yeux. La tension entre les personnages est palpable et j’ai à plusieurs reprises retenu mon souffle.

L’esthétique est toujours aussi belle. Les traits fins confèrent beaucoup d’élégance à l’ensemble. Mêlant détails et expressions typiques du manga, je suis toujours autant séduite par cette série.

Beastars - BD, informations, cotes

Ce que j’en pense:

Avec Senso, le changement d’ambiance est plutôt radical. Avec ce roman graphique d’Alfred publié aux éditions Delcourt, le lecteur se retrouve plongé dans le sud de l’Italie par un été caniculaire. Quelques mots pour résumer l’intrigue:

 

Il n’était pas convié. Elle ne voulait pas venir. Les voilà pourtant réunis à cette fête de mariage, dans un vieil hôtel du sud de l’Italie, entouré d’un parc immense. Leur rencontre, inattendue, est celle de deux personnages un peu à la dérive au milieu d’une fête qui ne les concerne pas. Germano et Elena s’accrochent alors l’un à l’autre et se laissent guider par leur désir mutuel de donner, le temps d’une nuit, un sens à leur vie.

Avec cette histoire estivale, Alfred signe un roman graphique touchant. Il met en valeur les moments de grâce de la vie et nous montre que dans le malheur, on peut toujours trouver quelque chose de bon. Pour alimenter son intrigue, Alfred met en scène deux personnages. Germano incarne un peu la négativité. En effet, ce dernier cumule pas mal de malchance et les situations cocasses se multiplient sur son chemin. Elena représente quant à elle le positivisme. En se faisant rencontrer ces deux personnages, ce sont donc deux philosophies de vie qui se confrontent. Très vite, le lecteur comprend que l’équilibre entre les deux est précaire mais que avec un peu de bonne volonté, le bonheur est à portée de main.
D’un point de vue esthétique, Alfred utilise une palette de couleurs chaudes et criardes pour la journée et des nuances de bleus pour la nuit. Le dessin des personnages est plutôt simple et manque de délicatesse. En revanche, certaines grandes planches représentant des paysages sont juste sublimes. J’émettrai donc juste un tout petit bémol en ce qui concerne le graphisme. Malgré cela, Senso reste tout de même une belle lecture.

Ce que j’en pense:

Direction le monde de la Bande Dessinée jeunesse avec le tome 2 de La Pension Moreau de Benoît Broyart et Marc Lizano publié chez les Editions de la Gouttière. Ce tome 2 s’intitule La peur au ventre et est au centre d’un triptyque se tenant dans la Pension Moreau.

Pour vous resituer un peu l’action, voici la quatrième de couverture:

Années 1930.

Émile, un jeune garçon très silencieux et qui adore dessiner, vit à la Pension Moreau, un lieu de vie mystérieux, qui accueille des enfants « difficiles ». Heureusement, l’entraide et la solidarité permettent aux enfants de supporter les punitions et les privations. Mais, lorsque Paul revient après deux mois de cachot, plus rien n’est comme avant… Révolté, il compte sur Émile, Jeanne et Victor, ses camarades, pour organiser la résistance ! Émile, quant à lui, réussit régulièrement à s’évader dans la forêt aux alentours pour griffonner et créer en paix. Lors de l’une de ses escapades nocturnes, il est témoin d’une scène inquiétante… 

Le contexte est posé. Se lancer dans la lecture de La Pension Moreau c’est découvrir un milieu plein de noirceur. En effet, ce pensionnat , accueillant les enfants les plus récalcitrants et dont les professeurs sont tous des animaux, a des méthodes quelques peu étranges pour faire céder les fortes têtes. Outre les différentes sortes de privations, la bande de copains que le lecteur suit, se rend compte que quelque chose de bien pire les attend. Les enfants auront donc peu de temps pour mettre en place une stratégie pour sauver leur vie. L’intrigue peut paraître glaçante pour une BD qui s’adresse à un public jeune. Néanmoins, je pense que les plus jeunes lecteurs apprécient quelquefois de se faire un peu peur. En ce sens, cette BD saura séduire les plus téméraires. De plus, son scénario bien construit permet une facilité de lecture. La bande de gosses mis en scène est très attachante. Chacun à son petit caractère et leur complémentarité permet de créer une dynamique intéressante.

D’un point de vue esthétique, les couleurs sont très criardes. Le trait utilisé pour les personnages confèrent à la BD un côté enfantin qui contrebalance la dureté des propos. 

La fin du tome 2 nous laisse dans un suspens insoutenable, nous donnant désespérément envie de lire le tome 3. Affaire à suivre…

La Pension Moreau T2 : La peur au ventre (0), bd chez Editions de ...

Ce que j’en pense:

Avec cette dernière BD, je vous amène dans un univers plein de tendresse et de poésie. 

« Il était une fois, dans une campagne lointaine, un fermier qui, pour éviter que des oiseaux ne viennent picorer toutes ses semailles, installa dans son champ un épouvantail… »

La particularité de cette histoire est que l’épouvantail prend vie et il aimerait par-dessus tout tenir son rôle jusqu’au bout. Il essaye souvent d’effrayer les oiseaux… en vain. Heureusement pour lui, sa rencontre avec Maître Chat va peut-être lui permettre de changer du jour au lendemain…

L’émouvantail de Renaud Dilliès publié aux Éditions de la Gouttière, met donc en scène un épouvantail qui prend vie et découvre avec son regard rempli de tendresse et de naïveté le monde qui l’entoure. D’une bonté et d’une gentillesse touchante, il se frotte aux autres et ne comprend pas toujours les choses qui l’entourent. Pourquoi les oiseaux ne lui obéissent-ils pas? Pourquoi cette jeune femme épouvantail l’ignore- t-elle?

Perdu dans sa contemplation de la Lune, l’émouvantail cherche des réponses. Il faut dire que le personnage est d’une véritable douceur. Contemplatif, il prend le temps de s’émerveiller, de réfléchir, de profiter et de vivre sa vie pleinement. Loin des préoccupations négatives, il représente l’innocence et pose un regard neuf sur ce monde.

L’esthétique aux traits fins et aux couleurs douces donne à cette BD une atmosphère onirique. L’émouvantail fait du bien, il offre un moment de paix et de poésie. Le tome 3 ne tardera pas je l’espère à passer par mes mains car j’ai véritablement hâte de savoir quelles vont être les prochaines aventures de cet épouvantail au cœur tendre.

L'Émouvantail - Par Renaud Dillies - Éditions de la Gouttière ...

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La vidéo:

bd·Littérature de Jeunesse·Mercredi BD

Mausart

Mausart de Thierry Joor et Gradimir Smudja, Delcourt

Pour résumer:

Mausart vit à l’intérieur du piano appartenant au musicien officiel de la cour, un loup nommé Salieri. Profitant de l’absence de ce dernier, Mausart joue de ce piano et la joyeuse mélodie arrive aux oreilles du couple royal. Le roi demande à Salieri de rejouer ce même air à l’occasion de l’anniversaire de la reine. Pour sauver les apparences, Salieri va devoir contraindre Mausart à jouer à sa place sans se faire remarquer.

Ce que j’en pense:

Mausart est une petite souris vivant dans le piano du grand Salieri, le pianiste officiel du roi. Un jour, Mausart profite de l’absence du musicien pour jouer une superbe sonate sur le piano. Mais le roi passant par là entend la mélodie et demande alors à Salieri de lui rejouer le morceau.

Le scénario de cette BD jeunesse est bien construit. Il y a de la poésie mais également des rebondissements qui rythment ce récit très prenant. J’ai vraiment apprécié le côté intrigue de cour qui donne une dimension adulte à la BD qui est à la base dirigée vers un public plus jeune. La fin de la BD est ouverte laissant imaginer un deuxième tome.

Le personnage de Mausart est très attachant. Il se montre malin et courageux. Je ne sais pas vraiment pourquoi les auteurs ont décidé d’en faire une souris, néanmoins, j’ai trouvé cela plutôt sympa. Chaque personnage est un animal. Salieri est donc un loup et le roi et la reine des oies. Salieri campe un méchant assoiffé de pouvoir. La psychologie des personnages est plutôt simple mais le héros devient très vite attachant.

L’esthétique quant à elle est très colorée. D’un style plutôt classique, les vignettes fourmillent de détails tant dans les décors que les costumes, ce qui contribue à nous plonger dans l’époque où se déroule l’intrigue.

Bref:

Une belle lecture.

Si je devais le noter:

4-plumes

Un petit aperçu:

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bd·Mercredi BD

Rat et les animaux moches

Rat et les animaux moches de Sibylline et Jérôme d’Aviau, Delcourt

Pour résumer:

Dans une jolie maison, habite Rat. Mais la propriétaire le trouve dégoûtant et le chasse. Il décide donc de s’en aller. Il erre longtemps, jusqu’à ce qu’il arrive au Village des animaux moches qui font un petit peu peur…

Ne supportant plus les hurlements injustes de la propriétaire, Rat part à la recherche

 d’une nouvelle maison. Ses errances vont le mener au Village des animaux moches qui font un petit peu peur. Rat va petit à petit découvrir que les habitants ne sont pas toujours heureux. Il va s’investir dans cette mission et dévouer sa vie à la réhabilitation des animaux moches…

Ce que j’en pense:

Ne vous fiez pas à ses allures enfantines et à son titre aux sonorités naïves, Rat et les animaux moches est un roman graphique qui aborde de vrais thèmes. 

Dans un premier temps, nous découvrons Rat qui se fait chasser de chez lui parce que personne ne veut de lui. Il part donc chercher un nouveau foyer et c’est là qu’il tombe dans le Village des Animaux Moches. Dans ce village se réunissent tous les animaux qui ont été rejeté à cause de leur aspect. Rat se donne alors pour mission de leur trouver un foyer aimant qui les rendra heureux.

Le scénario est vraiment bien construit. À travers cette histoire, Sibylline aborde le thème de la différence et de l’acceptation. Elle revient sur l’importance des apparences et traite de la quête du bonheur. Qui aurait cru que derrière cette BD se cache des thèmes si sérieux? Rat qui est le personnage principal, nous pousse à réfléchir et remet notre société en question. Il est convaincu que chacun a droit au bonheur et que tout le monde a sa place dans notre Monde. 

Le sujet est sérieux et très à la mode en ce moment. La quête du bonheur est au centre de notre société et la question des apparences y est très souvent associée. 

Sibylline et Jérôme d’Aviau nous offre également une galerie de personnages très riches. Chacun a sa fêlure, sa propre personnalité. Ils sont tous attendrissants et attachants et on espère qu’ils trouveront tous le bonheur. Rat est bien évidemment au centre du récit. Il incarne la sagesse et le positivisme. Il fait preuve de beaucoup de détermination. Il trouve son opposé en Perdu qui est un Caniche très centré sur les apparences et terriblement méchant avec les autres habitants du village des animaux moches.

Le style de Sibylline est très poétique et s’associe à merveille avec celui de Jérôme d’Aviau qui nous livre une esthétique tout en délicatesse. Le trait est fin et léger, il y a plein de petits détails et le choix du noir et blanc donne un effet gravure ancienne que j’ai adoré.

Bref:

Une vraie belle découverte.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Moka

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Sérum

Sérum de Pedrosa et Gaignard, Delcourt

Pour résumer:

Paris, 2050. Depuis les purges qui ont suivi le changement de régime, les tensions sont loin d’être apaisées. Une organisation clandestine semble préparer une action spectaculaire. Reclus dans son minuscule appartement, Kader vit seul. Il ne parle à personne. Une injection de « Sérum », un produit psychoactif, l’empêche de mentir. Qu’il le veuille ou non, il ne peut dire que la vérité. Rien que la vérité. Toute la vérité. Cette malédiction fait de sa vie un enfer.

Ce que j’en pense:

Kader est enfermé et sous haute surveillance. Il subit régulièrement une injection de Sérum qui l’oblige à dire la vérité et permet ainsi de contrôler ses faits et gestes. Obligé de se tenir à l’écart de la société, ce roman graphique nous raconte le moment où sa vie va basculer.

Le scénario de cette BD est d’une incroyable précision. Construit comme un roman d’anticipation, il  nous longe dans un futur proche effrayant où le contrôle des esprits semble une priorité. À un rythme haletant, les événements s’enchaînent et sans nous en rendre compte, nous voilà embarqué dans une histoire hors norme. L’ensemble est bien construit et la tension grandit au fur et à mesure de la lecture. La fin est surprenante, je ne m’y attendais vraiment pas.

Le personnage principal est Kader. Enfermé et connaissant un véritable mal être, le personnage ne met pas vraiment à l’aise. Tout est raconté de son point de vue et comme il vit un grand moment de confusion, cela contribue à créer du mystère autour de tous les événements qui se succèdent.

Autant le scénario a su me séduire de suite, autant je suis beaucoup moins conquise par l’esprit esthétique de ce roman graphique. Les traits sont durs et épais conférant une atmosphère lourde. Les couleurs sont très tranchées et manquent de nuance. Je n’ai donc pas vraiment accroché à l’esprit graphique de l’ensemble.

Bref:

Un scénario qui a su me séduire mais une esthétique qui ne m’a pas conquise.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu: