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Pèle Mêle de BD (4)

La chronique:

Les livres dont j’ai parlé:

Les nymphéas noirs de Cassegrain, Duval et Bussi, Dupuis, 2019

Des filles de goût de Caroline Guillot, Casterman, 2013

Un Putain de Salopard de Loisel, Pont et Lapierre, Rue de Sèvres, 2019

Shi, Tome 4: Victoria de Zidrou et Homs, Dargaud, 2020

Salon Gérard et Dolorès de Sylvain Cabot, Michel Lafon, 2019

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Aristophania Tome 2

Ce que j’en pense:

Aristophania de Parnotte et Dorison est une série de 4 BD. Dans ce deuxième tome, Aristophania met au défi 3 enfants en leur proposant 3 énigmes qui leur permettront d’accéder à l’Azur. Ainsi, ils vont s’ouvrir à un monde de magie. Mais attention, le Roi Banni rôde, menaçant l’équilibre de cet Azur si fragile. Le scénario prenant renferme de nombreux rebondissements et tient le lecteur en haleine. De nombreuses questions se posent et le tome 2 ne fait que confirmer tous ces mystères. Deux univers se confrontent donc. Le côté flamboyant et lumineux de l’Azur et celui plus sombre et mystérieux du Roi Banni. L’esthétique très détaillée sert à merveille ces deux univers. Les décors et les vêtements fourmillent de détails et c’est un plaisir pour les yeux. #aufildesplumes #bd #livre #aristophania #dargaud

Mon avis en vidéo:

bd·Mercredi BD

Le Detection Club

Le Detection Club de Jean Harambat, Dargaud

Pour résumer:

Une île en Cornouailles, années 1930. Le milliardaire Roderick Ghyll invite les membres du Detection Club, qui réunit les grands auteurs britanniques de l’âge d’or du roman à énigme dont les célèbres Agatha Christie et G.K. Chesterton, à se rendre dans sa vaste demeure, la villa Briarcliff. Ils sont conviés à assister à la démonstration d’un automate, qui, une fois intégrées les données d’un problème policier, résout le crime en livrant le nom du coupable. Mais Ghyll est assassiné…

Ce que j’en pense:

Regroupez 7 célèbres écrivains de romans policiers. Amenez les sur l’île des Cornouailles. Ajoutez un riche homme exubérant. Saupoudrez d’un suicide qui s’avère être un meurtre et vous aurez les ingrédients de cette BD prenante.

L’intrigue se déroule comme un roman policier. L’enquête se déroule dans un seul lieu et chaque personnage est suspecté à un moment donné. Il y a des rebondissements et bien évidemment, la fin est surprenante. Vous l’aurez compris, avec cette BD, le lecteur renoue avec les bases du genre policier. Néanmoins, Jean Harambat y rajoute une touche d’originalité en l’adaptant au format BD.

S’appuyant sur des personnages forts et emblématiques, il a tôt fait de capter la curiosité du lecteur. Le personnage principal est Agatha Christie, la reine du suspense. Jean Harambat a beaucoup travaillé sur ce personnage qui est quasiment omniprésent. 

L’ensemble est servi par une esthétique simple presque un peu naïve. Je pense que j’aurai aimé plus de réalisme avec un tel récit. Néanmoins, la formule fonctionne.

Bref:

Une BD dont je ne pense pas garder un souvenir marquant.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

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Cette semaine chez Noukette.

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La Princesse de Clèves

La Princesse de Clèves, Madame de La Fayette, Bouilhac et Catel, Dargaud

Pour résumer:

Écrit en 1678 par Madame de La Fayette, « La Princesse de Clèves » est un roman fondateur. La jeune Mademoiselle de Chartres y fait ses premiers pas dans la cour du roi de France, Henri II. Entre cabales, médisances et galanteries, elle rencontre l’amour dans un univers pétri de conventions. En retournant à son avantage les idéaux féminins stéréotypés de l’époque (la solitude, le silence, le secret, la retenue, la décence et la discrétion), la princesse expose une forme de féminisme inédit, basé sur l’estime de soi où la raison triomphe de la passion.

Ce que j’en pense:

Je ne connais pas le classique de La princesse de Clèves mais j’ai lu tellement d’avis élogieux sur ce roman graphique que forcément, j’ai cédé à la tentation.

Le scénario est calqué sur le roman de Madame de La Fayette. Il met en scène le Princesse de Clèves qui lutte contre ses pulsions pour Nemours un gentilhomme un brin tombeur. Cet amour impossible est au centre de tout le roman graphique et c’est cette intrigue amoureuse qui rythme toute la lecture. 

Les personnages sont juste fantastiques. J’ai adoré la Princesse de Clèves qui est magnifique et fait preuve de droiture dans son attitude. J’ai aimé cette fidélité, cette détermination dans sa décision. Elle ne cède pas à la tentation et se montre sous ses airs fragiles d’une implacable détermination.

Nemours quant à lui est un personnage intéressant. Au départ, il pensait jouer avec la Princesse de Clèves mais il se fait prendre à son propre piège en tombant éperdument amoureux d’elle. Il n’aura de cesse d’insister et de l’attendre. Un vain espoir qui se terminera en tragédie.

L’esthétique est fidèle à Catel que j’apprécie beaucoup. Les traits sont en rondeurs. On sent que le travail de documentation en amont a été conséquent.Il y a une multitude de détails dans les tenues et les décors ce qui contribue à nous plonger de plein pied dans l’atmosphère du roman graphique.

Bref:

Un vrai plaisir de lecture.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Les 3 Fruits

Les 3 Fruits d’Oriol et Zidrou, Dargaud

Pour résumer:

Trois ans après le succès de La Peau de l’Ours, Zidrou et Oriol se retrouvent pour le conte Les 3 Fruits. Après 40 années de règne, le roi arrive au terme de sa vie. La peur de mourir devient son obsession. En échange de la vie éternelle, il promet sa fille à un mage démoniaque et devra manger la chair de son fils le plus valeureux… Zidrou joue avec les motifs traditionnels du conte (mise à l’épreuve des fils, répétition des séquences) pour nous offrir un voyage terrifiant, sublimé par les couleurs d’Oriol.

Ce que j’en pense:

C’est toujours un plaisir de découvrir un nouveau Zidrou et comme à chaque fois, c’est avec beaucoup d’excitation que je me suis plongée dans cette lecture.

Dans ce conte moderne, Zidrou nous narre l’histoire d’un roi qui a peur de mourir et n’hésitera pas à sacrifier sa fille et ses trois fils pour obtenir la vie éternelle. Le scénario est véritablement sublime. Toutes les caractéristiques du conte sont présentes dans cette BD. Le rythme du scénario se déroule lentement, et le temps semble prendre une autre dimension. L’histoire est prenante et jusqu’aux dernières planches, Zidrou arrive à nous surprendre.

Comme à chaque fois, le scénariste a su s’appuyer sur des personnages charismatiques. Ainsi, le roi fou, le mage terrifiant et la jeune fille innocente fascinent autant qu’ils terrifient.

Afin de raconter cette histoire aux allures oniriques, Zidrou collabore avec Oriol. Autant vous dire que l’esprit graphique renforce avec brio le scénario. L’ambiance est pesante presque glauque. Les corps sont allongés quasi squelettiques, les couleurs sont sombres mais sublimes. L’ensemble donne lieu à un univers qui semble sorti d’un rêve.

Bref:

Zidrou et Oriol dépoussière le conte tout en restant fidèle au genre.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu: