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Pèle mêle de BD

Ce que j’en pense:

Beastars est un manga à l’univers très riche. Nous présentant une société anthropomorphe partagée entre les carnis et les herbis, Beastars, nous questionne sur notre société et la façon dont nous interagissons. Le scénario met en scène Legoshi un loup gris participant à un cours de théâtre et qui n’est pas bien dans sa peau. Autour de lui gravitent de nombreux personnages.

Avec son scénario prenant Paru Itagaki a su me séduire dès les premières pages. Son univers riche et ses personnages très travaillés contribuent à créer un univers à part. D’un point de vue esthétique, c’est assez typique du manga avec des traits fins et l’utilisation du noir et blanc. Néanmoins, les détails rendent le tout véritablement sublime.

Ce que j’en pense:

Le deuxième tome de Momo nous raconte la façon dont Momo fait le deuil de sa grand- mère. Ce scénario émouvant contribue grandement à séduire le lecteur. Mettant en scène une Momo attachante mais têtue, ce deuxième tome nous offre une fin plutôt ouverte qui nous laisse imaginer un futur tome. Dans ce volume, nous découvrons de multiples personnages très attachants et qui aident Momo dans sa reconstruction. Une véritable communauté se crée.

D’un point de vue esthétique, j’ai trouvé que cela se rapprochait du manga. Je trouve que la colorisation manque de nuances mais néanmoins, je me suis laissée séduire.

Ce que j’en pense:

Sacha et Tomcrouz signe le début d’une série jeunesse prometteuse. Nous y découvrons Sacha un petit garçon élevé par sa mère. Son père a mystérieusement disparu. Sacha est d’une intelligence rare et c’est un petit garçon qui séduit facilement son monde. Pour son anniversaire, il se voit offrir un chihuahua qu’il nommera Tomcrouz comme l’idole de sa mère. Le petit chien un peu trop curieux, avale une substance étrange qui va avoir de drôles d’effets.

Ce scénario prenant, embarque le lecteur dans des aventures rocambolesques. Même si le tome peut se lire de manière individuelle, on sent bien que derrière tout cela, une trame bien plus complexe se profile.

L’esthétique est sublime. Les traits sont fins et délicats. Les couleurs sont pastels et l’ambiance est onirique. Un vrai coup de cœur!

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Ce que j’en pense:

Ce premier tome a su véritablement me séduire. Racontant l’histoire de Ninn, cette petite fille qui bébé a été retrouvée dans le métro et cherche désormais ses origines. On sent dès les premières pages, que cette série va être palpitante. Le suspens augmente tout au long des pages et c’est à bout de souffle que ce termine ce premier tome. Comme vus l’aurez compris, j’ai tout simplement adoré!

Le personnage de Ninn est attachant. On a de l’empathie pour elle et sa quête d’identité devient la nôtre. On se questionne désespérément et on espère avoir des réponses.

Esthétiquement parlant, c’est tout ce que j’aime. J’ai apprécié le dessin fin et détaillé ainsi que les couleurs. L’ambiance du métro est bien retranscrite et j’avoue que j’ai complètement adhéré.

Encore un coup de cœur! 

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Mon avis en vidéo:

Littérature de Jeunesse

La cabane enchantée

La cabane enchantée de La Comtesse de Ségur, Casterman

Pour résumer:

On pourra grâce à ce recueil faire la connaissance de Rosalie, qui saura bientôt que la curiosité est un vilain défaut, de Blondine, que le malheur poursuit sans relâche, d’Henri, à qui courage et persévérance ne manquent pas, et enfin d’Ourson, qui se verrait bien en Prince merveilleux… Cinq contes de fées, cinq histoires enchantées.

Ce que j’en pense:

Lorsque j’étais enfant, j’adorais lire La Comtesse Ségur. Alors quand j’ai retrouvé ce livre dans ma PAL, je me suis dit que j’allais pouvoir me pouvoir me replonger dans mon enfance.

La Cabane Enchantée est un recueil de contes typiques du style de La Comtesse de Ségur. Autant dire que mes goûts ont largement changé depuis le temps. Dans ce roman, les contes sont remplis de bons sentiments. Il s’agit de suivre le droit chemin, d’obéir à ses parents, de respecter les règles. Systématiquement, lorsque l’on enfreint les règles, il arrive quelque chose de terrible. Les personnages manquent sérieusement de profondeur et les histoires sont simplettes.

Ce côté manichéen m’a profondément agacée et je suis arrivée avec peine à la fin du roman. Bien sûr le style d’écriture de La Comtesse de Ségur est délicat et très emprunté, mais cela ne suffit pas à combler tout ce qui m’a déplu dans cette lecture.

Bref:

Cette lecture n’a plus le goût de mon enfance…

Si je devais le noter:

2 plumes

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Un peu de tarte aux épinards

Un peu de tarte aux épinards de Casado et Pelaez, Casterman

Pour résumer:

Des tartes aux épinards, une famille nombreuse et une épice somalienne…
 
Marie-Madeleine Madac Miremont habite un petit village de l’Aube. Sa fierté ? Ses huit enfants et ses tartes aux épinards, qu’elle prépare avec amour.
Recevant par erreur un colis contenant d’étranges plantes, Marie-Madeleine décide d’en agrémenter ses tartes. C’est alors que les ennuis commencent…

Ce que j’en pense:

Marie- Madeleine élève seule ses huit enfants et ce n’est pas une mince affaire. Sa seule source de revenue, ses délicieuses tartes aux épinards. Malheureusement, elle n’en vend pas assez pour vivre correctement. Mais le destin va en décider autrement en livrant par erreur une épice somalienne à la jeune femme. Elle va en agrémenter ses tartes qui vont alors développer chez ses clients une certaine addiction.

Le scénario est prenant et se déroule à un bon rythme. Les rebondissements sont multiples et la fin de ce tome ouvre sur un futur tome tout aussi prometteur.

Les personnages sont attachants. Marie- Madeleine incarne une mère célibataire qui se bat bec et ongles pour sa famille. Elle se montre intelligente et courageuse. Elle ne manque pas de cran et a vraiment de la ressource. Quant à toute sa marmaille, elle constitue une tribu hors du commun. Les enfants sont eux aussi attachants. Chacun a sa propre personnalité que l’auteur a pris le temps de présenter et qui permet de cerner les personnages. J’ai apprécié que chacun ait sa propre individualité et joue un rôle même minime dans le scénario.

D’un point de vue esthétique, j’ai trouvé l’ensemble vraiment agréable. Le style est plutôt classique. Les traits sont fins et les vignettes regorgent de détails. J’aime beaucoup l’atmosphère qui se dégage de la BD.

Bref:

Une belle découverte.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

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Une sœur

Une sœur de Bastien Vivès, Casterman

Pour résumer:

« – Y a beau avoir plein de monde, j’ai toujours l’impression d’être toute seule.
– Même quand t’es avec nous ?
– Non, avec vous c’est chouette. »

Ce que j’en pense:

Antoine s’ennuie à mourir pour ses vacances en Bretagne. Marre de la plage, marre de dessiner des pokémons pour son frère  Titi. Et puis, elle est venue les rejoindre. Elle, c’est Hélène, 16 ans, jeune fille en fleur qui va faire découvrir à Antoine les prémices de la sexualité.

Tout le scénario tourne donc autour de cette relation qui flirte avec l’interdit. Antoine a 13 ans, il est timide et entre dans la puberté. Hélène quant à elle, est provocante et est sexuellement beaucoup plus mûre. Ensemble, ils vont se découvrir, découvrir leurs corps, le plaisir, l’envie de l’autre. J’avoue, le fait que la majorité des scènes sexuelles mettent en scène des adolescents m’a mise mal à l’aise. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que Bastien Vivès m’avait mise dans cet état. Déjà avec Le Chemisier, il avait éveillé chez moi des sentiments assez contradictoires.

L’esthétique est en noir et blanc. Les traits sont plutôt épais. Les visages sont souvent vides, ce sont les corps qui s’expriment. Les décors sont minimalistes et les contours parfois un peu flous. En revanche, je note la passion de Bastien Vivès pour les fortes poitrines et les décolletés plongeants. Les courbes féminines sont en rondeur alors que les hommes sont beaucoup plus filiformes.

Bref:

Une lecture qui met mal à l’aise.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu:

Mardi-c-est-permis

Le mardi c’est permis chez Stephie!

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En Silence

En Silence d’Audrey Spiry, Casterman

Pour résumer:

Quelque part dans le sud, en été, un petit groupe d’amis – deux couples, deux enfants et un moniteur – part en expédition en pleine nature, pour une grande journée de canyoning. L’isolement, le dépaysement et le frisson du danger vont servir de révélateur. Chacun, au fil de cette longue journée pleine d’imprévus, va se retrouver seul, confronté en silence à ses interrogations les plus intimes. Ainsi Juliette, la narratrice, qui perçoit bientôt cette journée particulière comme une sorte d’épreuve du feu pour le couple qu’elle forme avec Luis. Comment dépasser le sentiment d’immobilisme et d’attente qui imprègne leur relation, et qui lui est devenu presque insupportable ? Cette belle journée d’été n’est-elle pas, finalement, l’épilogue de leur histoire d’amour ?

Ce que j’en pense:

Une belle journée d’été se profile à l’horizon. Juliette et Luis ont donc prévu d’aller faire du canyoning ensemble. C’est une véritable épreuve que va vivre Juliette. Elle va devoir lutter contre ses peurs, ses angoisses et vivre des moments difficiles. Faisant écho à ses propres interrogations sur son couple, chaque obstacle va l’aider à avancer.

Ce roman graphique décrit une journée, une action et se focalise sur un personnage en particulier. Ce qui pourrait paraître ennuyant, s’avère une véritable aventure. Le personnage de Juliette vit une véritable remise en question. On suit le fil de ses pensées. Les dialogues sont rares. Et pourtant, l’ensemble est d’une véritable force. Juliette se plonge dans les méandres de la Terre comme si elle replongeait en elle même pour trouver la solution à son problème. Ce roman graphique est une véritable métaphore de la renaissance. En effet, Juliette sort de cette expérience changée et prête à prendre en main sa vie.

L’esthétique est sublime et très colorée. On ne peut qu’être admiratif face à ces splendides paysages. C’est baigné de lumière. J’émettrai juste un petit bémol en ce qui concerne le traitement des personnages. En effet, la technique utilisée par l’auteure convient parfaitement au décor mais j’avoue que j’ai beaucoup moins apprécié lorsqu’elle est appliquée aux protagonistes. J’ai trouvé que cela donné une vision peu réelle. Bref, quelque chose m’a dérangée.

Bref:

Un récit rempli de force mais dont l’esthétique ne m’a pas totalement convaincue.

Si je devais le noter:

3-plumes

Un petit aperçu: