Littérature de Jeunesse

Eleanor d’Holly Black

eleanor

Eleanor d’Holly Black, Bayard Jeunesse

Pour résumer:

Zach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôle avec des figurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs et de trésors. Cc monde est dirigé par la Sublime Reine, incarnée par une inquiétante poupée de porcelaine qui trône derrière une vitrine chez Poppy et qui semble tout observer à travers ses paupières doses. Or, un jour, un incident pousse Zach à arrêter le jeu. La nuit suivante, la poupée se réveille et se confie à Poppy : elle a jadis été fabriquée avec les cendres d’une fillette nommée Eleanor, et elle exige d’être enterrée avec les siens, sinon les trois amis ne connaîtront jamais le repos…

Ce que j’en pense:

Je crois que vous serez d’accord avec moi, le résumé est vraiment alléchant! Je le concède, l’intrigue est sympa mais s’avère très vite sans réel plus… Il y a très eu de péripéties et de rebondissements. Le récit est monotone et manque vraiment de punch.

Les personnages sont trois adolescents: Zack, Poppy et Alice. J’ai l’habitude de lire des romans où les personnages sont des adolescents et je trouve que les trois personnages manquent légèrement de maturité. Certes, ils n’ont que 13 ans mais je les ai trouvé un peu bébé et gnagnan. Le triangle d’amis tisse d’étranges relations et je n’ai pas toujours bien compris les tenants et aboutissants de certains dialogues. Les personnages se révèlent à travers de menus détails qui transparaissent dans les dialogues, leurs vies et leurs décisions. Je n’ai pas vraiment eu d’atome crochu avec eux. Poppy est un mini dictateur, Zack un gamin capricieux et Alice est fade.

Quant au style de l’auteure… Je l’ai trouvé simple voire un peu naïf. Pour le coup, même l’écriture ne m’a pas conquise. La narration est parfois confuse et l’auteure a pris la décision de laisser ses personnages se plaindre en permanence.

Bref:

Une véritable déception.

Si je devais le noter:

1-plume

bd·Non classé

La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez

20eb247d011f8314fb0dfc1995b428d2

La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez, Delcourt/ Mirages

Pour résumer:

Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente. Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

Ce que j’en pense:

Le scénario de cette BD est basé sur des faits réels. Charlotte découvre à 27 ans qu’elle est autiste Asperger. Charlotte a toujours des problèmes avec les autres mais elle ne comprend pas vraiment pourquoi jusqu’au jour où le diagnostic tombe. Pour Charlotte, c’est une libération. Toutes ses « bizarreries » trouvent une raison d’être.

Ce récit est profondément émouvant. Le lecteur se trouve en pleine immersion dans la maladie. C’est touchant et plein de sensibilité. Le personnage principal est profondément humain. J’ai été émue par son dénuement face à ses difficultés sociales et encore plus émue lorsqu’elle s’est sentie délivrée par le diagnostic.

L’esthétique est en complète adéquation avec l’histoire. Toute en finesse, le dessin transcrit parfaitement cette sensibilité. Le début de la BD est dans des tons de gris, révélant le malaise du personnage. La fin du livre est colorée. Plus Charlotte s’assume et s’épanouit et plus les pages se remplissent de couleurs.

Bref:

Une belle BD, toute en émotion comme j’aime.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Y a pas que moi qui en parle:

Mes échappées livresques

 

Le site qui a inspiré la BD: Emoi, émoie et moi

bd

L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur de Gauthier et Lefevre

8905f3eb7e04a04f053dbd418f7127b6

L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur de Gauthier et Lefevre, Collection Métamorphose

Pour résumer:

Une histoire savoureuse et pleine d’humour autour des peurs enfantines.

Épiphanie Frayeur est une petite fille qui grandit en même temps – mais moins vite – que sa peur.

Ses cheveux sont constamment dressés sur sa tête. Elle a peur de tout, tout le temps. Cette peur – une énorme masse noire qui prend.

Ce que j’en pense:

Épiphanie cherche à se libérer de sa peur qui la suit comme son ombre. Pour cela, elle va consulter plusieurs spécialistes. Le scénario est plutôt sympa. L’intrigue m’a un peu fait penser à Alice aux pays des merveilles pour le côté légèrement barré.

Épiphanie est un personnage atypique. C’est une petite fille angoissée qui fait un véritable voyage initiatique. Le personnage connaît une vraie évolution psychologique. C’est très intéressant de suivre Épiphanie et de voir comment elle change.

Il y a beaucoup de jeux de mots autour des expressions sur le thème de la peur. Les expressions sont prises au 1er degré. Cette BD est très riche d’un point de vue du langage.

Les illustrations sont très riches et très belles. Les couleurs sont douces et reflètent bien l’univers un eu décalé d’Épiphanie Frayeur.

Bref:

Une belle BD.

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Y a pas que moi qui en parle:

Moka

Un petit bout de Bib