bd·Littérature de Jeunesse

Sacha et Tomcrouz

Un concept fort, des dialogues modernes, un aspect pédagogique ludique, Sacha et Tomcrouz propose des voyages envoûtants à travers l’Histoire et le temps ! Sacha Bazarec vit seul avec sa mère, une antiquaire un peu excentrique. Pour ses dix ans, il rêve d’un rat méga intelligent pour l’aider dans ses recherches scientifiques, mais à la place, il reçoit un chihuahua… C’est un chien et pourtant, il n’obéit à rien ! Il l’appelle Tomcrouz comme l’idole de sa maman. Et même si Sacha le somme de ne pas mettre de boxon, il renverse tout sur son passage au point de se retrouver, un matin, couvert d’une gelée incandescente. Depuis… un phénomène étrange se produit, et tous deux se retrouvent transportés dans des endroits bizarres, à travers le temps…Chaque album comporte une histoire complète, agrémentée de 2 fiches : Une fiche « Prends-en de la graine » où la mère de Sacha propose une leçon d’Histoire sur l’objet, déclencheur du voyage ; Et une fiche « Einstein » où Sacha explique une expérience scientifique réalisable par le lecteur et qui, dans l’histoire, lui permet de sortir d’une situation difficile.

Dans cette série jeunesse, nous découvrons un duo de choc, Sacha (le petit garçon) et Tomcrouz (le chihuahua). Ces deux petits personnages, se voient transporter dans diverses époques. Dans chaque époque, ils vivent une nouvelle aventure palpitante. On ne s’ennuie pas avec les deux acolytes. Trois tomes ont déjà vu le jour. Le premier se passe à la période des Vikings. Le deuxième à la cour du Roi Soleil et le troisième chez les Shaolin.

Chaque aventure est portée par un scénario pleins de rebondissements. Je ne me suis pas ennuyée une seconde et les touches d’humour qu’Anaïs Halard dissémine tout au long des BD rendent cette lecture vraiment agréable. De plus, les personnages principaux sont vraiment attachants. Sacha est un petit garçon qui pourrait paraître comme loufoque mais qui sait se montrer courageux et sensible. Quant à Tomcrouz, ce petit chihuahua s’avère être pleins de surprises.

J’ai également apprécié les fiches que l’on trouve en fin de tome. L’une a un pan plus historique et est proposée par la maman de Sacha, qui est antiquaire. La deuxième a un pan plus scientifique et est proposée par Sacha (il tient de son père).

D’un point de vue esthétique, j’ai complètement accroché à l’univers de Bastien Quignon. J’ai aimé ces traits fins et vaporeux. L’ensemble pourrait paraître « simple » de prime abord mais la complexité des jeux de couleurs révèle véritablement la beauté des planches.

Bref, Sacha et Tomcrouz est une bonne série de BD jeunesse tant drôles qu’instructives. Les scénarios aux multiples rebondissements sont mis en valeur par les superbes planches. Anaïs Halard et Bastien Quignon constitue au duo qui fonctionne. Espérons que leur collaboration durera longtemps et qu’ainsi ils nous livrerons de nouvelles aventures de nos deux héros favoris.

bd·Littérature de Jeunesse

Les fleurs de grand frère

Les fleurs de grand frère de Gaëlle Geniller, Delcourt, 64 pages

« Un jour de printemps, des fleurs se sont mises à pousser sur la tête de grand frère. Au début, elles l’ont effrayé, et il ne savait pas quoi en faire. Nous sommes allés voir Mamie, qui connaît tout sur les fleurs. Mais des comme ça, elle n’en connaissait pas. Grand frère a alors demandé à Papa de les lui couper. Papa lui a dit : ‘ Mais tu ne les as pas encore écoutées ! ‘ Les fleurs ont alors commencé à lui parler… »

J’avais lu de très beaux avis sur cette petite BD jeunesse et j’avoue que je me suis montrée impatiente à l’idée de la découvrir.

Nous découvrons donc l’histoire de Grand Frère qui se voit un beau matin orné de jolies fleurs sur la tête. Alors, au départ, il n’est pas vraiment ravi, d’autant que ce type d’attribut est peu commun. Et pourtant, en se montrant attentif, il va peu à peu écouter ses fleurs qui vont devenir un vrai atout.

Ce scénario en apparence tout simple, livre en réalité un message bien plus complexe. En effet, beaucoup de thème sont abordés, et pas des moindres. La différence, la tolérance, le regard des autres et l’acceptation de soi sont autant de sujets dont traite cette BD. 

En abordant tout cela du point de vue du petit frère, Gaëlle Geniller se met à la hauteur de ses plus jeunes lecteurs. Les mots sont simples, les situations claires, permettant ainsi de toucher de son message de tolérance, le plus de monde possible.

D’un point de vue esthétique, c’est tout simplement beau. Les traits sont d’une finesse inouïe. J’ai aimé la sensibilité qui se dégage des planches. Et puis, il y a ces couleurs, si belles et si enveloppantes, qu’elles créent comme une espèce de bulle entre le lecteur et les personnages.

Les fleurs de grand frère  livre donc un beau message de tolérance et d’acceptation de soi. L’esprit graphique m’a complètement transportée.

Littérature de Jeunesse

Les Contes de Beedle le Barde

Les Contes de Beedle le Barde de J.K Rowling, Folio Junior, 128 pages

Le classique qui berce l’enfance des sorciers depuis la nuit des temps.
Aventures, ruse, amour, sorcellerie… ce recueil de cinq contes vous fera tour à tour rire et frissonner: Le Sorcier et la marmite sauteuse, La Fontaine de la Bonne fortune, Le Sorcier au cœur velu, Babbity Lapina et la souche qui gloussait, le Conte des trois frères.
Les droits d’auteur de la vente de ce livre seront versés aux œuvres de charité qui travaillent à aider les enfants et les jeunes à avoir une vie meilleure.

Comme l’année prochaine j’ai l’intention de travailler sur Harry Potter en classe, je me suis plongée dans Les Contes de Beedle le Barde pour m’imprégner totalement de l’univers.

J’ai adoré découvrir les histoires courtes qui ont bercé la jeunesse des petits sorciers. Étant un recueil de plusieurs contes, j’ai trouvé l’ensemble un peu inégal. Certains textes m’ont vraiment plu quand d’autres n’ont pas su éveiller mon intérêt. 

Chaque fin de conte est suivi d’une anecdote du Professeur Dumbledore qui explique l’importance du conte dans la vie et l’éducation des petits sorciers. J’ai apprécié les analyses du célèbre professeur qui éclaire les histoires mais contribue également à nous plonger un peu plus dans l’univers de la sorcellerie.

Dès les premières pages, le lecteur se retrouve dans l’univers spécifique de Harry Potter. L’ambiance qui se dégage de ce recueil est vraiment particulière. La plume de J.K Rowling est toujours aussi reconnaissable et agréable. Les retrouvailles avec l’univers des sorciers fut donc un plaisir.

Littérature de Jeunesse·Service Presse

Soushi la sirène

Soushi la sirène de Hélène Bernier, Kennes Editions, 352 pages

La pierre de Neptune a disparu et le monde marin des sirènes est en péril. Soushi la petite sirène tentera par tous les moyens de retrouver la pierre précieuse. Mais comment s’y prendra-t-elle, si cet objet magique est caché AU BEAU MILIEU de l’île des Ténèbres?

Les éditions Kennes ont eu la gentillesse de m’envoyer ce roman pour jeunes enfants. 

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Ma fille de 8 ans a lu avant moi ce roman et elle l’a tout simplement dévoré. Elle a adoré les personnages et l’ambiance. J’ai même eu du mal à récupérer le livre pour pouvoir le lire.

Finalement, quand j’ai eu le roman entre les mains, je l’ai lu d’une traite. L’histoire est vraiment sympa et nous fait découvrir l’univers des sirènes à travers le personnage de Soushi. Il y a des petits rebondissements qui rythment la lecture et c’est d’autant plus agréable. En tant qu’adulte, j’ai également apprécié le fait que l’on ne tombe pas du tout dans les clichés autour du personnage de la sirène. 

L’écriture est agréable. Le fait que cela soit écrit en gros caractères, aide beaucoup les enfants pour la lecture. Les mots sont simples et bien choisis ce qui aide à une meilleure compréhension. Hélène Bernier a donc réussi à écrire une histoire de qualité pour les plus jeunes lecteurs.

Album Jeunesse·Littérature de Jeunesse·Service Presse

Le jour où je suis devenue plus méchante que le loup

Le jour où je suis devenue plus méchante que le loup de Amélie Javaux et Annick Masson, Mijade

Dans mon école‚ il y a un loup… c’est Agnès. Elle se déplace toujours avec sa meute. Elle se moque de moi. Alors‚ j’ai moi aussi voulu rejoindre la meute‚ avoir de amies… et je suis devenue plus méchante que le loup!
Une petite fille témoigne de ce qu’elle vit à l’école. De la souffrance qu’elle vit au quotidien en ne faisant pas partie de la «meute » d’Agnès. Pour ne plus être exclue‚ elle va à son tour devenir méchante et martyriser un autre enfant‚ dans la cour.
La voilà devenue plus méchante que le loup…

Avant tout, je tenais à remercier les éditions Mijade pour cet envoi.

Ce petit album aux allures mignonnes, cache en fait une histoire qui est malheureusement un peu trop d’actualité à mon goût. On y rencontre une petite fille qui est victime d’harcèlement. En effet, celle-ci doit supporter les méchancetés d’Agnès, la terreur de l’école. Agnès est un peu comme un loup, elle s’en prend sans aucune pitié à toutes les personnes qui se mettent sur son chemin. Et puis, Agnès a aussi son horrible meute qui la suit aveuglément. Face à cette situation, la petite fille décide de devenir plus méchante que ce loup. Mais contrairement à Agnès, elle va vite se rendre compte de l’impact de son comportement.

Le thème décliné dans cet album m’a particulièrement touchée. J’ai trouvé que l’histoire était abordée avec les mots justes. Le texte est adapté aux plus jeunes lecteurs et leur permet avec des mots simples de mettre en avant les problèmes de harcèlement. Il expose également des pistes pour lutter contre ce fléau et montre l’impact que peut avoir ce genre de comportement sur les autres. Tour à tour, nous suivons un harcelé puis un harceleur, ce qui permet d’avoir une vision plutôt complète du thème. J’ai également aimé le fait que l’on mette en avant l’importance de l’empathie dans ce genre de situation mais également le fait que si l’on ne dit rien face à ce genre de comportement, nous sommes complices.

C’est donc un récit très complet et qui aborde le sujet en ce mettant à la hauteur des plus jeunes.

Esthétiquement, j’adore l’ambiance qui se dégage de l’album, avec sa sobriété, ses couleurs pastels et ses traits fins. C’est un vrai bonheur pour les yeux!

Bref, un livre à ne pas louper.