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Notre guerre contre le sexisme ordinaire

de Katia Vecchio, Kev Sherry et Helen Mullane, Les Humanoïdes Associés, 112 pages

Elles se battent pour l’égalité des sexes, mais jusqu’où sont-elles prêtes à aller ?

À seize ans, Sélène est une féministe militante admirée de ses amis. Elle ne craint pas les petits caïds, ni même les professeurs, et n’hésite pas à leur tenir tête. Mais un jour la provocation va trop loin, et Sélène est humiliée publiquement. Désormais, la jeune fille n’a plus qu’une idée en tête : dénoncer les comportements sexistes, à la manière forte s’il le faut.

Dans un premier temps, je tiens à remercier les éditions des Humanoides Associés pour cet envoi.

Avec Notre guerre contre le sexisme ordinaire, les auteurs se penchent sur un véritable problème de société. Il met en scène une bande d’adolescentes qui décident de se rebeller contre le sexisme. La petite bande, est menée par Sélène qui est une jeune fille en grande souffrance. Élevée par ses grands-parents, abandonnée par sa mère, elle tente de s’affirmer tant bien que mal. Ses deux copines la suivent mais, parfois, Sélène va trop loin. La BD s’ouvre d’ailleurs sur l’annonce de la mort de cette dernière a Sophie son amie. Sophie est devenue mannequin et elle est victime des diktats de son travail. Les allers-retours entre son adolescence et sa vie actuelle mettent en lumière de vrais problèmes de société autour du sexisme.
Au-delà de tout cela, Sélène est également victime de brimades de la part de ses camarades sans que rien ne soit fait par ses professeurs. Elle vit une situation révoltante et n’a malheureusement personne pour l’aider.
J’ai trouvé le scénario très prenant, bien écrit, intelligemment construit. Néanmoins, j’ai trouvé que le personnage de Sélène était vraiment extrême. Certes, il pousse à nous interroger sur ce sexisme latent dans notre société. Mais, je trouve que les auteurs sont allés vraiment loin dans la démarche, quitte à choquer. Néanmoins, je ne peux que adhérer à ce message.
D’un point de vue esthétique, j’ai trouvé que les traits et les couleurs se rapprochaient du style du comics. D’ailleurs, il est dit à la fin de la BD que celle-ci était prévu sous forme de petits épisodes. Les traits sont fins mais les expressions des personnages restent un peu trop figées à mon goût et l’ensemble manque de contraste.
Pour conclure, j’ai vraiment apprécié cette lecture, j’ai apprécié le message qu’elle tente de délivrer. Néanmoins, je trouve que certaines choses sont un peu trop poussées à l’extrême. De plus, j’ai moyennement adhéré à l’esthétique.

Cette semaine chez Stephie.

15 commentaires sur “Notre guerre contre le sexisme ordinaire

  1. C’est un sujet épineux, nous avons un groupe au collège très actif mais aussi très fermé qui se sectarise lui même. Du coup tes hésitations me font un peu peur. Il faudra que je le feuillète pour me faire une idée.

    Aimé par 1 personne

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