Roman·Service Presse

Pour quand tu seras grande

Pour quand tu seras grande de Véronique Gallo, Editions Héloïse d’Ormesson

Pour résumer:

Sur le point de rentrer chez elle, Marie sent ce poids qui lui pèse sur la poitrine depuis quelques temps. Derrière la porte, sa mère, régente dépassée, ignore Léna, la petite dernière, qui s’époumone à l’étage tandis que les deux aînés, Jean et Tom, ont transformé le salon en cabane et son père en Davy Crockett résigné. Et son mari qui est encore aux abonnés absents… Marie rêverait de tout envoyer valser, là, d’un coup.
Mais le lendemain, le père de Marie se suicide. Sans un mot. La brutalité de la mort pulvérise la dernière digue. Si elle ne veut pas sombrer et tout perdre, Marie doit plonger aux racines de l’inexplicable.

Ce que j’en pense:

Avec Pour quand tu seras grande, Véronique Gallo nous livre un récit émouvant autour d’une mère de famille, Marie, qui perd peu à peu pied. Dès le début du roman, j’ai perçu le mal être de cette femme qui cherche désespérément à faire bonne figure. Entre son boulot, sa famille, sa maison et ses rêves avortés, Marie essaie de garder la tête hors de l’eau. Sa vie va basculer définitivement à la mort de son père qui va se suicider. Marie sombre alors dans une profonde dépression. Je l’ai vu s’enfoncer peu à peu et couler inexorablement au fond d’elle même.

Pour se reconstruire, il lui faudra un électrochoc violent. Parce que, ce roman, n’est pas seulement le récit du désespoir d’une femme de notre époque, c’est aussi l’histoire d’une renaissance, d’une lente reconstruction.

Avec ce livre, l’auteure s’inscrit dans l’air du temps. Elle montre que certaines femmes sous leur vernis brillant cache de profondes craquelures. Elle montre comment les secrets de famille peuvent être malsains, comment le deuil d’un proche peut être dévastateur. Mais, elle fait le pendant en nous redonnant de l’espoir. Il y a toujours de la lumière au fond de nous.

Le personnage principal est très attachant. La souffrance de Marie m’a profondément émue. Je n’ai pas pu rester insensible à son désarroi. Le style quant à lui est fort agréable. A aucun moment on ne tombe dans le pathos. Véronique Gallo aborde un sujet douloureux avec des mots simples et, avec des mots simples, elle panse les plaies de ses personnages nous redonnant à tous, un peu d’espoir.

5-plumes

Un grand merci aux Editions Héloïse d’Ormesson qui m’ont gâté avec cette lecture.

Héloïse d'ormesson

Ma chronique en vidéo:

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