bd·Mercredi BD

Les Equinoxes

Les Equinoxes de Cyril Pedrosa, Dupuis

Pour résumer:

Tenter de capter, malgré son évanescence, ce sentiment de solitude qui nous saisit face à la complexité du monde. Cet état d’âme qui, s’il nous isole de nos semblables, est peut-être ce qui fait de nous des humains. Outrepassant par la grâce du dessin le principe selon lequel il faut se taire sur ce dont on ne peut pas parler, Cyril Pedrosa suit les méandres de cette émotion, nous livrant un magistral récit en quatre tableaux. Quatre tableaux, pour quatre saisons et autant de personnages en quête de leur destinée, à travers l’espace et à travers le temps.

Ce que j’en pense:

J’ai découvert Pedrosa grâce au sublissime Portugal. Subjuguée par l’esthétique du roman graphique, je me suis très vite laissée tenter par L’âge d’or qui lui aussi m’a beaucoup plu. Lorsque je suis tombée sur Les Équinoxes à ma médiathèque, j’avoue avoir eu un petit moment d’hésitation face à la grosseur du livre mais pour Cyril Pedrosa je suis presque prête à tout.

Dans ce roman graphique, Pedrosa recueille des petits moments de la vie, des anecdotes, des situations. Il se penche sur la vie quotidienne, décortique les sentiments de ses personnages et à la manière d’un sociologue, nous livre des histoires frappantes, remplies de sensibilité et qui forcément nous touchent. Au fil des saisons, les personnages évoluent, leur sentiment aussi. AU centre de toute cette BD, la solitude. Cette dernière emplit totalement l’oeuvre, cette sensation est distillée et disséquée. De façon intelligente, l’auteur nous montre différentes sortes de solitude.

Mais, Cyril Pedrosa n’est pas seulement un très bon scénariste, c’est également un vrai artiste. Ainsi, il mélange deux styles graphiques. L’un se rapproche plus du style de Portugal avec des traits fins et délicats et des couleurs poétiques et l’autre qui se rapproche plus de L’âge d’or avec des traits plus épais et des couleurs vives. La colorisation est d’ailleurs faite de façon extrêmement intelligente. La palette évolue au fil des saisons. Les couleurs froides envahissent l’hiver, les tons orangés et marrons se mêlent à l’automne, le jaune explose en plein été et le printemps nous livre des verts tendres. On en prend plein les mirettes, c’est beau à vous faire tomber par terre. C’est un tableau magnifique!

Bref:

Un vrai gros coup de cœur.

giphy

Si je devais le noter:

5-plumes

Un petit aperçu:

bd_de_la_semaine_big_red

Cette semaine chez

10 commentaires sur “Les Equinoxes

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